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Cf. supra, 433 et n. 5, 614 et T

.2. W., XI, 379-387, 470, cf. en particulier ce passage, p. 381 : « Die Dichter zeichneien erst mit einigen scharfen Strichen das sumsende oder stechende Insekt; dann stellten sie der Carricatur die Normal-Erscheinung gegenüber und sprachen das Gesetz aus »; sur la poésie épigrammatique et aphoristique, cf. encore W., XII, 134 et supra, 649 et 650.

3. Cf. supra, 651 et n. 5. — 4. Cf. supra, 641. — 5. Cf. supra, 197 et n. 9. — 6. Cf. supra, 202 et n. 2, 299 et n. 2, k44 et n. 10.

qui part de la sensibilité (die gemüiliche) et qu'indique Gœthe*. En cela on a eu tout à fait raison, sauf qu'on a trop vite oublié que les deux directions ont dans l'imagination poétique leur origine commune et grâce à laquelle la première ligne, considérée isolément, ne va pas se perdre dans l’abstraction et Ja seconde, S abimer dans la prose la plus terre à terre. » Et après avoir ainsi schématiquement démontré tour à tour la distinction essentielle et l’unité fondamentale de la poésie sentimentale et de la poésie naïve, toutes deux légitimes en tant que satisfaisant l’une et l'autre à l’esthétique organiciste?, Hehbel s'efforce d'illustrer cette dialectique par des exemples montrant la mort des deux branches séparées du tronc nourricier : de l’antithèse Schiller-Gœthe il rapproche l’antithèse Jacob Wagner et Gleim°. Tout revient donc à appliquer le criterium organiciste que Hebbel formule en 1853 exactement comme il l'avait formulé dès le début, en fidèle disciple de Gœthe : la vraie différence entre la poésie et la prose, il faut la chercher ailleurs que dans la rime; c'est celle qu'apporte l’ « acte créateur de l'imagination, individualisant l’idée générale et conférant, au contraire, de la généralité au sentiment subjectif* ». Le critique ajoute que, si l’on mesure les poètes à cette aune, il n’y a pas à redouter que le Parnasse soit encombré, même dans dix siècles, puis, dédaigneux de la tourbe des auteurs de pacotille, disposés à mépriser cette définition — ou à s’en réclamer — il l’applique tout d’abord aux maîtres : « chez Gœthe, il est évident au premier coup d'œil que toutes ses poésies ouvrent des perspectives aux réfractions infinies, et ne serrent de si près la « circonstance », comme il le préconisait hautement et non sans raison, que parce qu'il lui faut fixer le plus solidement possible le centre de stabilité. Mais chez Schiller aussi il ne faut point méconnaître qu'il ne se contente nullement, comme par exemple Lucrèce, d'étendre et d’encadrer d’or l’objet philosophique, que certainement il poursuit toujours, mais qu'il nous représente dans toutes leurs phases ses efforts pour l’atteindre et par conséquent sa situation par rapport à lui. Ainsi le premier géné-

1. Cf. supra en particulier les pages : 205-207, 213, 216-218, 428-430, 443-hhk, — 2, Cf. supra, 377 et n. 1, 379, 381 et n. 8, 383 et n. 1. '

3. P. 70 : « denn freilich, wenn jeder Gedanke ein Gedicht oder auch nur der Keiïm zu einem Gedicht wäre, so hätte Johann Jakob Wagner, der Würzburger Philosoph, Recht gehabt, als er seine Dichterschule schrieb und in ihr den Beweis lieferte, dass man jeder Zeit aus einem scharfen Kopf cin klassischer Dichter werden künne. Und wenn jedes Juchhe und jedes Oweh, das im Wechsel der Gefühle aus dem so oder so bewegten Herzen aufsteigt, nur seine Wahrheit darzuthun und etwa noch seine Entstehungsgeschichte hinzuzufügen brauchte, um für poetisch zu gelten, so wäre Vater Gleim mit grossem Unrecht ausgestrichen worden, so dürften die Vogl und Genossen nie ausgestrichen werden, so müssten die Nürnberger Meistersänger alle wieder auferstehen, so gäbe es aber auch keinen Unterschied zwischen Poesie und Prosa, als den Reim. »

L.°P.71; cf. supra, 212-215, 217. — 5. W., XII, 71; cf. XII, 184 (Literaturbriefe, I, 1858) où Hebbel émet à propos des poésies de Leitner l'opinion qu'on ne rivalise pas avec Gœthe dans la poésie de circonstance : « derartige

Votivtafeln dürfen nur Schiller und Gœthe aufstellen, und der letzte hat es nicht einmal getan ».

ralise-son individualité, tandis que l’autre individualise ce qu'il y a en lui de général jusqu’à ce que, partis de points diamétralement opposés, ils se rencontrent à mi-chemin et réunissent en une étroite étreinte les deux moitiés de l'humanité!. » La caractéristique du lyrisme de Gœthe ne diffère aucunement de celle que nous avons depuis si longtemps et si souvent rencontrée?, mais, par contre, celle du lyrisme de Schiller est sensiblement plus indulgente que par le passé, même récent.’ Notons toutefois la réserve expresse qu'il ne s’agit ici, pour Schiller comme pour Gœthe, que des meilleures pièces“, et bien qu’il naïisse de purs cristaux de poésie aussi bien dans le domaine de la réflexion que de l’art naïf, Hebbel ne cite pas Schiller parmi les poètes favoris des dieux qui en réussissent de temps à autre. C’est que, sous peine de se contredire, il ne pouvait révoquer en doute la série des jugements antérieurs où il avait pris précisément les meilleures pièces de Schiller pour démontrer, en les rapprochant de celles de Gœthe, l'infranchissable abime qui sépare du génie le talent, même le plus grandf. Le procédé qu'il emploie pour l'évaluation des pierres précieuses n’a pas varié : le chef-d'œuvre se révèle par son caractère inductifet spontané7. Toutefois Hebbel, tenant avant tout, comme nous venons de le dire, à sa synthèse novantique, se rallie complètement aux théories de Schiller et de Schlegel sur la supériorité des modernes dans le genre « sentimental », compensant la supériorité des anciens et de Gœthe dans le genre « naïff ».

En 1858 encore, il reprend cette antithèse du « Gemüt » et de la « réflexion » et, finalement, montre, dans l’article intitulé Zyrische Poesie, qu'il arrive à Gœthe de temps à autre de s'écarter du genre naïf pur, à Schiller au contraire de s’en rapprocher. Mais Hebbel

1. W., XIF, 71-72; cf. XII, 88 (1857) où Hebbel reprend la même métaphore en rapprochant la correspondance de Genz et de Müller de la correspondance de Gœthe et de Schiller; cf. encore l’article d’Oskar Walzel, Deutsche Rundschau, März 1913, Heft 6, p. 440-441 et l'ouvrage d’Oskar Walzel : Leben, Erleben und Dichten, Leipzig, 1912, p. 8 et suiv.

2. Cf. supra, 80 et suiv., 81-82, 107, 172, 201-217, 261, etc. Cf. encore supra, 653 et n. 4. -

3. Cf. supra, 461-462, 463-466. — 4. P. 72 : « Es versteht sich von selbst, dass nur von den besten Stücken dieser Männer die Rede sein kann ».

5. Cf. supra, 652 et W., XII, 80-81 et 136. À côté des motifs modèles du genre naïf (l’£rlkônig de Gœthe, le Glück von Edenhall d'Uhland, la Meerlilie de Heine (cf. W., X, 419), la chute de la feuille de tilleul des Nibelungen) Hebbel cite seulement, pour la poésie de réflexion, les fables d'Esope et certains drames. à

6. Cf. T,, 4353; W., XI, 72, ligne 5 et suiv., et supra, 429-430, 462 et n. T, L6/ et notes. ; Ë en ;

7. Cf. supra, 380-381 et notes et W., XII, 80 : « Mit Definitionen wird wenig ausgerichtet, wo die Grenzen oft auf kaum unterscheidbare Weïse durcheinanderlaufen wie hier, aber es gibt ein-empirisches Kriterium, welches niemals trügt. Man braucht sich, wenn man im einzelnen Falie wissen will, ob man es mit einem Kristall oder mit einer Reflexionsspitze zu tun habe, nur einfach zu fragen, ob eine Leiter zu dem Product hinaufführt oder nicht, d. h. ob es die blosse hühere Potenz einer längst vorhandenen Gedankenreïhe ist, oder ob es an die Minerva mahnt, die plôtzlich aus Jupiters Haupt entsprang. »

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