LIT
Deux chansons seulement s'ajoutent aux anciennes. La première, ein nächtliches Echo, avait paru dès 1834 dans les neue Pariser Modeblätter, sous la signature de Leopold Ramdor, pseudonyme
. de Leopold Alberti. Mais Hebbel revendique expressément la
paternité de la pièce. Elle ne figure cependant pas au recueil de 1842, tandis qu’elle présente la plus frappante analogie avec celle que publia Alberti en 1845 dans les literarische und kritische Blätter de Wienbarg. Il faut done y voir primitivement un produit de la collaboration des deux jeunes amis : Hebbel remania fortement cette chanson et la publia en 1854 dans l'Oestreichisches Frühlingsalbum, puis, en 1857, dans son édition d'ensemble“. Illa cite par erreur au nombre des poésies qu'Uhland avait préférées: Môrike alla jusqu’à la blâmer formellement. Mais Hebbel conserva jusqu'au bout son goût tout romantique pour les effets musicaux et les combinaisons phonétiques ÿ. Nous avons rencontré déjà ces conversalions symboliques par échos entre l'homme et la nature :
O Traum !
Ruft der Knabe aus in süssem Schmerz, O Traum !
Hallt’s zurück, als hätt die Nacht ein Herzt.
L'autre chanson. das erste Zechoelas, a pu être comparée aux ») le] 0?
1. VI, 378 : Parabel dont le titre était au recueil de 1848 (p. 207) : Prolog zu diesen Gedichten et VI, 380 : die poetische Licenz; cf. supra, 572.
2. VI, 383 : Sprüche, 1 et 2; cf. supra, 249 et notes 5 et 6.
3. Cf. supra, 665, n. 1 et Werner, £inleitung, xxXXIV-xxXxv : « er durfle sie also mit vollem Recht « stark vermehrt » nennen. Nous n’indiquerons, pour les pièces de ce recueil, que la page de l'édition critique qui reproduit exactement la Gesamtausgabe de 1857. La pagination de cette dernière est, du reste, indiquée pour chaque pièce aux Anmerkungen du volume VII.
4. Cf. VI, 150; Werner, Anmerkungen, 260-261 et Bornstein 1, 260 et 372.
5. Cf. Bw., VI, 2 et Bamberg, I, 140 (Bw., I, 250, note) et II, 380 : « Stücke, wie nächtliches Echo, Yerdanken ihren Platz vielleicht zufälligen Umständen, einer Erinnerung u. dgl., und ich weiss aus eigener Erfahrung, wie parteiisch das macht »: cf. supra, 505 et n. 5 et Müller, 39 : « Gelegentlich artet diese Freude in blosse Spielerei mit Klangwirkungen aus. Bezeichnend ist dafür das. Gedicht : ein nächtliches Echo. Es ist zwar ein Jugendgedicht, aber Hebbel muss es doch dauernd gern gehabt haben, denn noch spät dichtet er zwei Strophen hinzu und verbessert die alten. Nicht in allen Strophen kommt ein Echo vor. Erst die spätere Umarbeitung schafft darin Regelmässigkeit. Die geraden Strophen enthalten nun ein Echo, die ungeraden nicht »; cf. encore, Fischer, 116 : « Eine Reimspielerei, in der die Wiederkehr desselben Klanges mit dem Echo der Natur zusammengebracht wird, wobei dann der Inhalt des Gedichtes die Wesenlosigkeit des Echos symbolisch ausdeutet..… Aehnliche Versuche finden sich bei den Romantikern, so bei A. W. von Schlegel, »
6. Cf. Scheunert, D. j. 11., 82-83 et notes et supra, 243 et 335 : der Schäfer et das Kind am Brunnen.
vesellige Lieder de Gœthe et clôt dignement le groupe des Lieder dans le recueil d'ensemble !. Le rythme soutient à merveille l'allure dramatique donnée à ce sujet tout simple d’un enfant sur lequel on veut observer l'effet d'une première ivresse. Quelles confidences innocentes vont lui échapper? un récent vol de cerises? un premier baiser?
Wir schenken wieder voil!
Nun winkt er mir!
Was ich wohl soll ?
Nur zu! Ich horche dir! — Er schlich sich heimlich her, Denn, als er bat,
Verbot die Mutter ihm das Zechen schwer.
Das ist die That!
En tête des ballades de cette époque, Hebbel place ein düthmarsischer Bauer, qu'Uhland et Môrike s'empressèrent de distinguer dans leurs éloges et qui a pris place au rang des chefs-d'œuvre, tant par la sobriété expressive de la description dramatique que par l’extrême virtuosité qui se révèle dans les moindres détails de la forme?, Voici l'introduction, déroulant en quelques accords les plus vastes perspectives :
Der warme Sommer scheidet Mit seinem letzten Stral; Der Sohn des Südens schneidet Das Korn zum zweiten Mal; Man bäckt's am Donaustrande, Man mahlt’s am Rhein und Main, Und führt's am fernsten Rande Des Reichs zum Dreschen ein 3.
et, dès la deuxième strophe, c’est le pays natal du poète qui est évoqué, la petite province de l'Eider, grande par son histoire : Hier liegt nun, rings umflossen Vom Elb- und Eiderfluss, Ein Freiland, wohl verschlossen, Dem Kaiser zum Verdruss, Der’s längst dem Kronenträger Von Dänemark verlieh’n, Doch wie den Leu dem Jäger :
Fang ihn, so hast du ihn#!
Nulle part, même pas dans son long poème die Schlacht bei Hemmingstedt, Hebbel n’éleva à sa patrie de plus fier monument qu’en incarnant toutes les qualités de l'âme dithmarse, autoritaire, tenace. indomptable, dans le « vieux paysan qui veut rentrer sa dernière charretée de gerbes avant l'orage et châtie rudement la mauvaise volonté de ses valets5 ». Contre les éléments, qui semblent à la
1. VI, 155; Vienne, 13 décembre 1856; cf. supra, 678 et n. 2, Le titre était primitivement, zum erster Mal vorm Wein (Anmerkungen, 262).
2, VI, 160 et suiv.; Vienne, 9 mars 1853: cf. Bamberg, I, 140 et IT, 378 : « In-
sonderheit fällt hier die grosse Virtuosität der Form recht in die Augen. » (Môrike). — 3. Cf. Kuh, Il, 412.
Li. Of. W., V, 73, ligne 10 et suiv. : Die Dithmarschen et NII, 233 : auf mein Vaterland Dithmarschen.