Cf. Patzak, 89 et supra, 636-637 et notes
Knaben werden’s belächeln, was Alexander besiegelt, Als er am Ganges rief : weh’ mir, es lebt kein Homer {!
Et voici le beau distique par lequel Hebbel continue la tradition gœthéenne, demandant au poète de répondre aux critiques par des œuvres : :
Künstler, nie mit Worten, mit Thaten begegne dem Feinde! Schleudert er Steine nach dir, mache du Statuen draus ?.
Le pentamètre n’est que la transposition dans le domaine esthétique du principe d'éthique formulé dans la sentence rimée de Hambourg : Gott schickt ein Unglück...?. Le poète n'a, d’ailleurs, pas de temps à perdre : il lui faut saisir au vol, à chacun de ses passages, l’inconstante et capricieuse inspiration ‘. Du recueil de 1848 sont alors intercalés an einen Schriftsteller et Monolog eines Modell- Jägers, où Hebbel exerce à son tour les droits du critique. Quatre nouvelles épigrammes viennent s’y ajouter. Le grand et bienveillant esprit de Lessing, capable de suivre du regard à la fois la course ascendante du soleil et les progrès du plus humble brin d'herbe, est opposé à ses médiocres successeurs :
… Und sind die Dichter der Deutschen Ausgeartet, so sind’s die, die sie richten, noch mehr ÿ.
Quant à Schiller, l’idée, déjà surprenante, de le rattacher au « grand empereur des Français » entraîne Hebbel à cet anachronisme, plus singulier encore :
Hätie Napoleon nicht die Erde erschüttert, so wären Carlos, Fiesco und Tell in der Geburt schon erstickt 6.
Le poète s’en prend ensuite à l’absolutisme de ceux qui exigent que tous les drames soient écrits en vers : la Clürchen de Gœæthe lui paraît avoir réfuté longtemps à l’avance ce verdict sévère ; pourquoi ne pas fixer également le patron s’adaptant à toutes les phases
1. VI, 351-352; Wanderer, 7 mars 1851; Schads Musenalmanack, 1853, p. s8,; cf. T., 1370 (Munich, 28 novembre 1838) et T., 3662, ligne 35 et suiv., W., XI, 76, ligne 7 et suiv. (Vienne, 4 septembre 1846); pour les étapes intermédiaires; cf. T., 2079, 3076 et Patzak, Al; cf. encore supra, 707 et n. 2, l’épigramme : die Unsterblichen.
2. VI, 352 : Richischnur, Wanderer, 16 mars 1851, Schads Musenalmanach. 1853, p. 53; cf. T., 1926 (Hambourg, 4 mars 1840) et 4151 (Vienne, 19 avril 1847); Lyrik und Lyriker, 351 et suiv.; Patzak, 43; Fries (45) rappelle judicieusement le mot d'ordre gœthéen : « Bilde Künstler, rede nicht »; on pourrait aussi rapprocher la belle lettre de Frau Aja à son fils en avril 1804 : « Schiller und Du macht mir eine unaussprechliche Freude, dass Ihr auf allen den Schnickschnack von Rezensentengewäsche, Frau Basen-Geträsche nicht ein Wort antwortet; da müchten die Herren sich dem « sei bei » ergeben. Das ist prächtig von Euch..….. Fahrt in diesem guten Verhalten immer fort. Eure Werke bleiben vor die Ewigkeit, und diese armseligen Wische zerreissen einem in der Hand. Punktum, »
3. C£. supra, — 343. 4. VI, 352 : an den Dichter, cf. T., 1, ligne 8 et suiy. (Hambourg, 25 mars 1835), 669, 1322 (Munich, 3 avril 1837 et 22 novembre 1838).
5. VI, 353 : Lessing und seine Nachfolger; cf. T., 5059 (Vienne, du 1° janvier au 18 février 1853) et dès 1852 : W., XIL, p. 9, ligne 11 et suiv. et p. 10, ligne 11 et suiv.; cf. encore Palzak, 106 et Fries, 36.
06. VI, 353 : Sehiller und Napoleon, ef. T., 4851 (Vienne, avant le 2 mai 1851) ; Patzak, 109 et Fries, 43.
Er
-de la lune !? Suit la flèche décochée à Geiïbel, le poète lyrique en vogue :
Wunderlich ist es, gewiss! Auch wird’s die Geschichte verzeichnen, Dass man so oft dich gedruckt, aber bescheide dich doch!
Kalk bleibt Kalk, er wird nicht darum von dem Gesunden Mitgerechnet zum Meh]l, weil ihn der Kranke verschlingt 2.
Môrike blàma formellement cette attaque; celui qu'elle visait y répondit plus tard de la façon la plus noble, en adressant à l’auteur des Nibelungen une lettre de félicitations pleine de modération et de dignité *. Les six épigrammes suivantes : Shakespeare, Ariost, Platen, der alte Gleim, Virtuosen-Portraits, Allegorie und Symbol ont été examinées déjà avec le recueil de 1848, dont elles font partie. Puis la série satirique reprend : la littérature nationale allemande, abritant tant de non-valeurs, à côté d'auteurs considérables, est aux yeux de Hebbel le plus drôle des albums, où chacun peut s'inscrire à sa guise‘; les époques littéraires lui paraissent se distinguer précisément par le tri plus ou moins judicieux qu’elles opèrent 5, et, après avoir fustigé comme il convient le Narr in Folio, le poète déplore que son peuple ne puisse que perdre un à un tous ses enfants de talent et ne sache estimer à sa valeur aucun de ceux qui sont encore vivants', Encore trois épigrammes que nous connaissons déjà et où se donne libre cours l’agonalisme de Hebbel, puis ce distique sur sa façon de comprendre et de faire la guerre :
Wir bekriegen einander, wir suchen einander zu tôdten, Aber, wer sagt denn vom Feind, dass er den Tod auch verdient 7?
Le poète ne doit pas s'attendre à un sort commode et pour peu qu'il ait de vilains penchants, l’amertume des déboires de toutes sortes le fera se développer dans le mauvais sens *, Si l’on jette un
1. VI, 353 : auf einen Absolutisten des Verses im Drama; cf. T., 4276 (Vienne, 18 septembre 1847), discutant l'opinion émise par Gœthe dans sa lettre à Schiller du 25 novembre 1797; cf. Patzak, 106.
2, VI, 353-354 : auf einen vielgedruckten Lyricus; cf. supra, 652 et n. 1; 657; 670-671; T., 1742 (Hambourg, 28 octobre 1839) et 5491 (Vienne, 10 novembre 1856; cf. encore Bw., V, 98, 213, 351, VI, 89, 96; VIII, 65; W., XII, 69, ligne 28 et suiv.; 296, ligne 7 et suiv.; Lyrik und Lyriker, 160-161, 179, Patzak, 106-107.
3. Cf. Môürike (Bamberg, II, 380) : « Ein ungerechter Ausfall that mir leid. Aus den Versen allein würde ich auf die gemeinte Person nicht haben schliessen kônnen ».
L. VI, 355 : die deutsche Literatur; Wanderer, 7 mars 1851; Sckads Musenalmanach, 1853, p. 70; cf. T., 1597 (Hambourg, 13 mai 1839).
5. VI, 355 : Literaltur-Epochen; Schads Musenalmanach, 1853, p. 70; cf. T., 1597 (Hambourg, 13 mai 1839). ,
6. VI, 356 : nach der Lectüre eines deutschen Dichter-Necrologs; Phôüntr, 1853, n° 8; cf, T., 3021 (Paris, 31 janvier 1844) et 3883 (Vienne, 5 janvier 1847; Patzak, 27). L
7. NI, 357 : KAriegsrecht; Phônixr, 1853, n° 8; cf. T., 2954 (Paris, 20 décembre 1843) et 4462 (Vienne, 14 novembre 1848); Hebbel déclare à Kuh dans la lettre du 13 décembre 1857, que l’épigramme se rapporte à Geibel et aux Munichois (Bw, VI, 95); ef. encore Bw., IV, 129; VII, 65 et Patzak, 26 et 108.
8. VI, 357 : Guter Rath; cf. W., X, 415, ligne 33 et suiv., l’épigramme Dichterloos (supra, 563) et N. Hebbeldok., 97, 105 : les lettres à Kub du 15 juillet 1854 et du 22 novembre 1856,
coup d'œil en arrière, qu'enseigne, après la grêle des Xenien, la.
révolte générale dans les bas-fonds de Weimar? Uniquement, que la clique qui traitait Schiller et Gœthe de gâte-sauces était encore plus piteuse que ne l'avaient peinte les deux amis !. Hebbel continue cette exécution en masse par un compliment aigre-doux, et que nous connaissons déjà, aux dilettantes, puis il s’en prend aux critiques qui, ne pouvant créer des poésies, prennent leur revanche de démiurges en créant des poètes de toutes pièces *. Si l’auteur a pu, en écrivant ce distique, songer à Gutzkow, il avoue avoir dédié le suivant à Rôtscher, le critique d'art qu'il estimait entre tous, mais que son esprit philosophique entraïnait parfois à confondre, dans ses analyses, l’abstraction morte et la poésie vivante :
Fangt ihm den Adler, er wird ihn zerlegen wie Keiner, doch leider Sicht er den hôlzernen oft für den lebendigen an #.
Passant alors de la critique d'art en général à la critique théâtrale, le poète consacre à la comédie les deux épigrammes que nous connaissons et remet à sa place Julian Schmidt qui, en 1850, avait attaqué ses drames. Hebbel avait déjà riposté, dans son Ab/fertigung eines ästhetischen Kunnegiessers, en parodiant dans une critique d'Othello la manière du rédacteur des Grenzboien; il tente ici une caricature du même genre, sous le titre de moderne Analyse des Agamemnon :
Klytämnestra erfand die Telegraphen, und Atreus Ass die Beefsteaks zuerst : diess ist die Skizze des Buchs #,
On a judicieusement fait remarquer que la charge est un peu grossière et rappelle les épigrammes de Kleist à propos de sa Penthesilea Ÿ. Hebbel enchâsse ensuite entre dem Teufel sein Recht im Drama, qui s'adjoint naturellement au groupe précédent, et deux autres numéros du recueil de 1848, la remarque que; dans l’art comme dans la nature, le même individu ne peut posséder à la fois le don de la couleur et le don musical : au rossignol le chant harmonicux, au flamant le plumage bigarréf. Aux distiques mélancoliques die Süuation des Dichters et Dichterloos s'ajoute cette sarcastique consolation :
1. VI, 357 : Historischer Rückblick; Wanderer, 16 mars 1851: Schads Musenalmanach, 1853, p. 45; cf. Patzak, 109 et W., XI, 379-387, Schiller und Gœthe im Xentenkampf; en particulier, p, 383, ligne 21 et suiv. (supra, 664 et n. 2). Pour les métaphores cf. encore supra, 104 : zwei Lästerern zur letzten Antwort. ‘
2. VI, 357 : Der Kritiker als Demiurg; Wanderer, 7 mars 1851, Schads Musenalmanach, 1853, p. 58; cf. Patzak, 43; T., 1865, ligne 47 et suiv. (Hambourg, 31 décembre 1839). Ce que Hebbel dit de Gutzkow et T., 4294 (Vienne, 26 septembre 1847).
3, VI, 357 : ein philosophischer Analytiker der Kunst, cf. T., 3934 (Vienne, 26 janvier 1847), Bw., IV, 144; Kulke, 13; Kuh, IL, 322-323; Patzak, 106 et les tables du journal et de la correspondance au nom de Rôtscher.
L. VI, 358; cf. T., 5088 (Vienne, 15-18 mars 1853) : Grenzboten, IN, 1850, p- 721-733 et W., XI, 387-409, 472 (1851); cf. encore Patzak, 108 et R. M. Werner, Anmerkungen, 349.el supra, 657-658, — 5, Fries, 55.
6. VI, 358 : Ton und l'arbe; Wanderer, 16 mars 1851; Schads Musenalmanach, 1853, p. 53 et suiv. Cf. T., 5398 (Vienne, 2 novembre 1855)
Deutsche Autoren, man Jässt euch freilich lebendig verbungern, Aber trôüstet euch nur, denn man begräbt euch in Speck !,
La polémique reprend ensuite dans l'épigramme Æunst und Afierkunst, écrite à l'occasion d'une tournée de Rachel. Le jeu de : constrastes violents de la célèbre tragédienne y est comparé au bain russe : il rivalise avec la nature en supprimant les saisons intermédiaires, de façon qu'à l'été brûlant succède sans transition un glacial hiver. Seuls des malades peuvent se soumettre à cette thérapeutique, les gens bien portants s’en tiennent à l’art véritable, ménageant les progressions et les nuances, l’art organiciste. Nous nous rappelons que Hebbel le trouvait magnifiquement réalisé par sa femme, « l’artiste allemande? ». Les auteurs français contemporains et leurs admirateurs allemands ne sont pas mieux traités
Eure Romane und Dramen sind Nichts, als leere Charaden, Kennt man das Wort, das sie lôs’t, wirft man sie auch an die Wand 3.
Les mauvaises tragédies ont, du reste, leur intérêt, comme les bonnes, si l'on se place au point de vue ésotérique : le héros est l’auteur et le Destin, le succès de la pièce :
Mannhaîft kämpft er mit diesem, und lange hofft er zu siegen, Endlich erliegt er; wer hält Furcht und Mitleid zurück #?
Cette série se termine par un distique célébrant « le mystère de la forme * » et une réfutation, que Schiller pourrait bien avoir inspirée, du réalisme de ceux qui croient, en reproduisant un rhume de cerveau, être de plus exacts imitateurs de la nature que le poète s’en tenant à la description des larmes®.
Nous retrouvons, on le voit, dans ces épigrammes sur l'art, une sorte de compendium des réflexions de l’autodidacte et de ses jugements littéraires tels que nous les avons analysés en détail en
1. VI, 359 : Trost für deutsche Autoren; cf. T., 5089 (Vienne, 15-18 mars 1853); cf. outre les deux épigrammes précédentes du recueil de 1848, la pièce de Wesselburen : Dichterloos (supra, 86).
2. VI, 859 : Schads Musenalmanach, 1853, p. 69; cf, d'une part T., 2939; Bw., II, 358 (Paris, 12 et 17 décembre 1843), d'autre part, sur la tournée commencée par Rachel à Vienne le 18 septembre 1850, Grillparzer-Jahrbuch, XI, p. 265 et suiv.; Séudien zur vgl. Literaturgeschichte, 1, 463; T., 4852, ligne 18 et suiv. (Penzing, 2 mai 1851), et supra, 693-694 et n. 6 : An die deutsche Künstlerin; cf. encore Bw., V, 50 et Patzak, 108; Müller (8) rapproche, pour l'expression rechten, les deux premiers vers de l’épigramme de Hebbel d’un distique gœthéen (W,., 2, 134, 1).
3. VI, 359 : auf die modernen Franzosen und ihre deutschen Genossen; cf. T., 5509 (Vienne, 21 novembre. 1856) et Patzak, 108.
4, NI, 859 : zur Beherzigung; Thalia für 1849, p. 344; Wanderer, 7 mars 1851; Schads Musenalmanach, 1853, p. 63; ct. T., 3124 (Paris, 16 mai 1844) el encore T., 1789, supra, 440 et n. 8, et Bastier, 66.
5. VI, 360 : die l'orm; Wanderer, 7 mars 1851; Schads Musenalmanach, 1853, p. 63; cf. T., 2890, ligne 96 et suiv. (Paris, 24 novembre 1843) et 4419 (Vienne, 12 juillet 1848; Patzak, 94; Fries (49) cite par erreur sous ce titre le deuxième distique de l’épigramme suivante. Te
6. VI, 360 : an die Realisten; cf. T., 5541 (Vienne, 1°’ janvier 1857); Patzak, 108: Tibal, 597-598; Fries (27) rapproche l’épigramme que Schiller adresse au grand réaliste Gœthe : die Uebereinstimmung (Votivtafeln); R. M. Werner indique (Anmerk., 351) que Hebbel nomme ici Boz (Dickens) à la place de Auerbach qu’il vise en réalité (cf. supra, 649 et n. 6, 658 et n. 2).
MAO HEBBEL (1848-1863).
étudiant son esthétique. Hebbel lui-même insiste dès ses débuts sur le caractère foncièrement éclectique de ses études et tant la sûreté de son goût que la portée générale de la plupart de ses sentences les ont fait préférer, non sans doute à celles de Gœthe et de Schiller, mais du moins à celles de Platen ?.
Des quatorze répigrammes de la division suivante : Aisioire, neuf ne figuraient pas au recueil de 1848. La série s'ouvre par Jetziger Standpunct der Geschichte que nous connaissons déjà et se continue par cinq distiques ultérieurement composés. La situation politique est exposée sous le jour le plus pessimiste :
Oben brennt es im Dach, und unten rauchen die Minen, Aber mitten im Haus schlägt man sich um den Besitz 2.
Les hommes d'Etat, armés pour combattre l’orage, doiventrenoncer à s'en prendre à l'électricité, inséparable de l’atmosphère*. La question d'Orient est effleurée, le poète s’étonrant du contraste entre notre époque et celle des croisades et du paradoxe que constitue le Saint-Sépulcre en territoire turc, alors que toutes les puissances chrétiennes s'accordent à garantir l'intégrité de l'empire ottoman“, Autre antithèse, entre le vain désir de Frédéric le Grand de trouver l’art de ne point s'endormir et la réussite des souverains qui paraissent avoir découvert celui de ne pas se réveiller. En politique, Hebbel préconise la méthode préventive, l’expérience ayant démontré qu'il est plus facile d'empêcher un marécage de se produire que les reptiles d’éclore dans son sein f. Suivent, empruntés au recueil de 1848, l’épigramme Verschiedener Casus et le distique Zu erwägen, À ce dernier se rattache der Jüngste Tag und die Welt, développant l’idée d'évolution progressive, chère à Hebbel comme à Gœthe : bien que la doctrine de Moïse enseigne que la création a eu des moments de relâche et que ‘le jugement dernier en aura aussi, le monde aveuglé ne sait guère refréner sa fébrilité et préfère se représenter le jour où fondront les étoiles comme un feu d'artifice éteint dans la neige 7. L’organicisme du
1. Cf. Bw., I, 200 (Munich, 11 mai 1837), Patzak, 103; R. M. Werner, Zriedrich Hebbels Kunstlehre (Nation, Wochenschrift für politische Volkswirtschaft und Literatur, 15, Jahrgang, n° 47), Andreas Aliskiewicz, Hebbels ästhetische Ansichien, Brody, 1900. Gymnasial-Programm.
2. VI, 360 : Poditische Situation; cf. T., 3800, 5051 (Vienne, 15 novembre 1846 et début 1853, Patzak, 102).
3. VI, 860 : den Staatsmännern; cf. T., 3691 (Vienne, 21 septembre 1846) et Patzak, 102. — 4. VI, 360 : Unsere Zeit und die Kreuzzüge; cf. T., 5399 (Vienne, 2 novembre 1855) et Patzak, 102,
5. VI, 361 : lriedrich der Grosse; Europa, hrg. von Kühne, 23 août 1849; Wanderer, 7 mars 1851; Schads Musenalmanach, 1853, p. 61.
6. VI, 361 : £in Erfahrungssatz; Wanderer, 16 mars 1851; Schads Musenalmanach, 1853, p. 51; cf. T., 3240 (Paris, 14 septembre 1844); 4716 (Vienne, 6 septembre 1850); cf, encore T., 4937, ligne 53 et suiv.
7, NI, 361 : der jüngste Tag und die Well; Sehads Musenalmanach, 1853,
an
poète se révèle encore dans l’épigramme suivante, où il compare certaines formations politiques modernes à un monstre qui emprunterait au lion ses griffes, à l’aigle ses ailes puissantes et sa tête au taureau ; l'assemblage est-il viable?
Nein, das wächs’t nicht zusammen, das kann nur zusammen verwesen 1,
I est clair que c’est l'Autriche qui est visée ici, avec son amalgame de races et de nationalités hétérogènes?. C'est enfin le libéralisme de Hebbel que traduisent nur weiter, que nous connaissons déjà, Tiberius’ Antwort et die Fretheit der Presse. Jésus est crucifié, mais sa doctrine lui survit; la faute, réplique Tibère, en est à Pilate : il aurait dû crucifier, en même temps que le maître, ses douze apôtres *. Quant aux attentats à la liberté de la presse, on pourrait peutêtre les tolérer, s’il ne s'agissait que de prérogatives particulières à tel ou tel peuple, mais la pensée est un bien universel et peut avoir de féconds effets dans le Sud, alors que ses applications seraient encore nuisibles au Nord, son pays d’origine .
Ici encore, le poète, sans négliger en quoi que ce soit les circonstances, les dates et le milieu, cherche à s'élever au-dessus des contingences, mesquines ou graves, qui lui servent de point de départ et à aboutir aux causes et aux lois d'ordre général qu'il a à cœur de découvrir ou de rappeler ”.
Huit épigrammes d'inspiration éthique viennent enrichir la collection. Voici par quelle recette « infaillible » le poète nous prépare à recevoir la bonne parole :
Stelle dich, wie du auch willst, nicht wirst du die Feinde vermeiden, Aber, wie Thetis den Sohn, kannst du dich fein für den Streit : Mache so ganz dich zum Träger des Guten, des Wahren und Schônen, Dass man die Gôtter verletzt, wenn man dich selber bekämpft 6.
p. 70; cf. T., 4848 (Viénne, mars ou avril 1851); 4856 (Penzing, 2 mai 1851), W., X, 185, ligne 22 et suiv., lettre de Berlin du 9 juillet 1851; Gyges und sein Ring, v. 1826 et Patzak, 101.
1. VI, 361-362 : Moderne Slaatsbildungen; Patzak, 102; cf. T,, 5324 (Marienbad, 1* août 1854) et N. Hebbeldok., 116 (Vienne, 23 janvier 1858) : « Mir kommen solche Leute wie Arme, Beine und Kôpfe vor, die zufällig zusammengelaufen sind, weil sie herrenlos waren; und die der Tod erst wieder auseinander reissen muss, bevor sie von einem Geist bewohnt werden künnen ».
2, Cf. supra, 601 et n. 4.
3. VI, 362; Europa, 1849, Il, p. 488; Wanderer, 7 mars 1851; Schads Musenalmanach, 1853, p. 57; Patzak, 35.
4. NI, 362; Europa, 1849, Il, p. 488 : Pressfreiheit; Wandérer, 7 mars 1851; Schads Musenalmanach, 1853, p, 56; cf. T., 4740 (Vienne, 2 novembre 1850); W., X, 134, ligne 12 et suiv. (Vienne, 18 octobre 1848); Patzak, 47, 103.