‹ HebbelChapitre 35 sur 425 · W., VIII, 389, ligne · texte numérisé non relu

W., VIII, 389, ligne

2. Fischer (21) développe gravement cette thèse : « äusserer Einfluss geht ja oft im letzten Grunde auf innere Dispositionen zurück ».

3. Nous n'irons pas jusqu’à indiquer, comme Fischer (21) « das Gedankliche, das nun einmal das Primiüre bei ihm darstellt » et croyons, à ce propos, devoir relever chez ce critique une grave contradiction : quelques pages plus loin (30) il indiquera à propos de la « Gedankenlyrik » de Matthisson : « Bei Hebbel entspringen /a immer die Vorstellungen aus Gefühlen », cf, supra, 54, note 4.

u. Cf. Fischer, coid. : « Schiller, der das Gedankliche ohne weiteres zu Wort kommen lässt und nur durch Bilder illustriert ».

5. Fischer, tbid. — 6. Bw., I, 21, lettre de Wesselburen à Th. Schacht, le 10 septembre 1833. — 7. Bw., VI, 35, le 6 mai 1857 et T., 5765, 13 noyembre 1859,

8. Nous n’admettons pas une classification aussi schématique que celle de Fischer (21) : « Man kann eine dreifache Beziehüung Hebbels zu Schiller unterscheiden, eine inhaltliche, eine sprachlich-metrische und eine Beziehung in der Auswahl der Bilder. Wir finden diese drei Richtungen gleich bei der ersten uns erhaltenen Jugendlyrik Hebbels vor (soit!); dann lüsst zuerst die inhaltliche Uebereinstimmung, etwa mit: an einer Verkannten (VII, 40) nach. Es geschicht dies Anfangs 1831, wo Uhland Heines schon früher einselzenden Éinfluss unterstützt und damit Hebbel inhaltlich auf eine andere Bahn geführt wird. » — Ceci est évidemment vrai grosso modo, mais n’empêchera pas

HEBBEL. te)

lue‘. Nous venons d'en employer une qui pourra sembler bien peu compromettante en disant que Hebbel était « dans sa jeunesse plus loin de la nature que dans la suite », mais cela nous paraît aussi juste que d'indiquer qu'il s’est senti attiré vers Schiller parce qu'éloigné de la nature et de remarquer, presque en même temps,

w'il est pourtant indispensable de tenir compte aussi de l'influence d'Uhland et du Volkslied et des prédispositions hebbéliennes auxquelles elle répondait?. Rien de plus édifiant à ce sujet qu'un rapprochement entre deux citations de Hebbel lui-même. Il vient de nous dire qu'aucun écrivain n'exerça sur lui dans sa jeunesse plus d'influence que Schiller. Cela ne l'empêchera pas de faire ensuite exactement la même déclaration à propos d'Uhland*. Mais cette contradiction se résout bien vite à examiner attentivement les dates de chaque pièce : on peut admettre dès les premières poésies de Hebbel deux courants parallèles et de sens inverse : l’un plus subjectif, le portant à la spéculation abstraite et à l'introspection, l’autre le portant au contraire à sortir de lui-même et à regarder les choses telles qu’elles sont; le premier, expliquant l'inspiration et la forme des pièces que nous venons de passer en revue, le second rendant compte de ce fait que, dans certaines de ces mêmes pièces, on trouve des échos du Volkslied et un véritable sentiment de la nature. Mais, jusqu'au début de l’année 1831, ce dernier courant ne remonte que très rarement à la surface, tandis que, sous l'influence prédominante de Schilier, l’autre s'étale au contraire sous nos yeux en larges et lourdes nappes, puis, à partir de cetteépoque, il va, au contraire, sous une non moins puissante influence, être refoulé de plus en plus et permettre au courant adverse de remonter et de marquer en quelque sorte la direction. La première déclaration de Hebbel était parfaitement exacte, rapportée aux années qui précédèrent ce tournant, sa déclaration ultérieure ne l'était pas moins, si l’on envisage la période qui va suivre.

Zincke de rattacher à Schiller foules les pièces philosophiques de Hebbel : à savoir, 4 poésies de Wesselburen : Zied der Geister (1832), Gott (1832), der Mensch (1833), Proteus (1834), toutes donc ultérieures à celles que cite Fischer — et ensuite nombre de poésies de Hambourg et de Heidelberg. Sans nous ranger par là à lavis de Zincke, nous pouvons donc constater ici déjà le « grammatici certant ». Mais poursuivons la citation de Fischer : « auf eine andere Bahn geführt wird, auf der ihn später noch Bürger bestärkt ». Nous avons donc eine früher, Uhland in der Mitte et spüter Bürger, tout cela pour établir l'étape 1831. Et nous avons constaté l’influence de Büreer avant 1831. Ces développements manquent de netteté. É

1. Nous admettrons parfaitement l'expression : « Phantasieren und grübeln » de Fischer (21) et noterons qu’elle se rapporte en totalité à l'imagination; nous

avons discuté, par contre, son opinion sur « das Gedankliche » et à ce sujet:

venons de l’opposer à lui-même. Il est, à nos yeux, essentiel de bien savoir si l'élément premier (das Primäre) est, chez Hebbel, la pensée, ou le sentiment. De l’aveu de Hebbhel, c'est le sentiment. Nous avons donné raison à Fischer quand il affirme la même chose et l'avons contredit lorsqu'il nous a paru affirmer ensuite le contraire.

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