Anmerk., 251, 387 et suiv., 446 et suiv
d'abord des groupes, puis des aphorismes isolés qui se suivent le plus capricieusement du monde et sans nul autre souci apparent que d'obtenir les effets les plus opposés de diversité ou de ressemblance.
La première épigramme, d'inspiration éthique, de conception et d’allure tout à fait schillériennes, prétend établir que, si Napoléon avait compris la première leçon de la Némésis lors de l'attentat de Staps, les peuples n'auraient pas eu besoin de reprendre à leur compte la démonstration : <
Dass der germanische Geist immer den sittlichen rächt 1.
Les huit numéros suivants présentent également, sous forme comique ou anecdotique, un enseignement moral : l’homme est voué à la solitude; solitaire il vient au monde, et solitaire il en sort, qu'il se résigne donc à l’antique et commune loi : « nubila si fuerint tempora, solus eris? ».— [1 faut remercier les dieux, si l'objet pour lequel nous avons lutté le matin, à la vie à la mort, ne nous écrase pas le soir”. — Nous pratiquerions volontiers le pardon général des offenses, à ne considérer que nous-mêmes, mais l'intérêt du monde
nous interdit l’indulgence *. — C’est en soi-même, et non un peu
partout, qu'on découvrirait la véritable responsabilité 5. — Femmes d'élite et créatures vulgaires tourmentent également l’homme de leur jalousie, mais celles-là, en se consumant elles-mêmes, cellesci, en allumant en lui le feu dévorantf. — Les temps ont changé en pire, car alors que, pour un Judas, le Christ comptait onze disciples fidèles, il lui faudrait, aujourd'hui, renverser la proportion‘. — Quel contraste entre l'idéal et le réel! entre l'illusion et la possession !
Tausend Libellen umgaukeln den Menschen und schillern und locken, Aber die schôünste ist grau, wenn er sic endlich erhascht.
Que n'est-ce l'inverse? Comme nous jouirions alors du bien de la: plus pauvre apparence, du bonheur le plus modeste‘! Mais con-
1. VI, 443 : Napoleon und Staps; Westermanns Jahkrbuch der Illustrierten deutschen Monatshefte, INT, 13 octobre 1857, p. 1. Anmerk., 387 et Fries, 49, not:
2. VI, 44h; Du bist allein; Westermann, p. 2; Kuh, IF, 488 et supra, 613 et suiv., 621.
8. VI, 4hk : Zur Erinnerung, Westermann, 1; cf. T., 2726 (Hambourg, 12 juillet 1843) et 4069 (Vienne, 10 mars 1847).
4, NI, 444 : die Gränze des Vergebens; Westermann, 2; cf. Bw., I, 210: T., 747, ligne 114 et suiv. (Munich, 25 mai 1837, sur Alberti, le compagnon félon de Hambourg) et encore T., 1794, ligne 57 et suiv., et T., 1863 (Hambourg, 19 novembre et 30 décembre 1839).
5. NI, 44h : das Haar in der Suppe; Westermann, 1: T., 5550 (Vienne, 11 janvier 1857). ;
6. VI, 444 : doppelte Eïifersucht; W'estermann, 2; Hebbel avait rencontré cette distinction dans Schopenhauer; cf. Bw., VI, 13, ligne 19 et suiv. (Vienne, 29 mars 1857). 1
7. NI, 445. Christus und seine Apostel; Westermann, 2; T., 5256 (Vienne après le 20 mars 1854). :
8. VI, 445 : der Mensch und die Güter des Lebens; cf. Bw., WI, 133 (Paris, 7 août 1844, lettre d’Elise), T., 5216 (Vienne, du 14 au 28 décembre 1853) et l’'épigramme zur Erinnerung que nous venons de voir.
solons-nous qu’il n’en soit pas ainsi; l'idéal n’a-t-il pas sa valeur intrinsèque, réelle? L'âge mûr doit-il désavouer la Jeunesse?
Ist der gôttliche Lenz mit seinen Farben und Düften Nicht ein Gut für sich selbst, wird er es nur durch den Herbst 1? Suit un groupe d'épigrammes d'inspiration esthétique : la première parodie la façon de Gervinus d'écrire l’histoire de la littérature ?; — la suivante définit les limites de l’art :
Himmel und Erde geh’n dem Dichter zwar nicht-in den Rahmen, Aber wohl das Gesetz, das sie beherrscht und bewegt 5.
Et certes, Hebbel n’est pas de ceux qui pensent que toutes les lois ont été déjà formulées, il est loin d'être systématiquement hostile aux innovations *.
Viennent ensuite des aphorismes philosophiques et d'abord un distique : Philosophus teutonicus rappelant la boutade connue de Voltaire plus encore que la caricature heinéenne du « deutscher Professor » dans die Heimkehr ÿ; — un autre, das Sterben, développe la même idée que celui qui est intitulé der Schlaf au précédent recueil ®; — après les limites de l’art, sont définies les limites de la pensée ?.
Un beau désordre semble ensuite intentionnel. À un hommage au génie de son maitre Gœthe, doublé d’un sarcasme à l'adresse des poétereaux prétentieux, Hebbel fait suivre un distique tout imprégné de mysticisme sur les rapports existant entre l'enfance et la vieillesse”, puis une pointe intitulée 4mor und Hymen' et caractérisant le même contraste que les épigrammes zur Erinnerung et der Mensch und die Güter des Lebens. Puis, une flèche à l'adresse des matérialistes; le visage de la femme peut rendre modestie ces mesureurs du ciel :
1. VI, 445 : Ideal und Leben, Westermann, 2; T., 5720 (Vienne, octobre 1859). — 2. NI, 445 : Literatur-Geschichtsschreiber; Westermann, février 1858, p. 465 :. der Lileratur-Historiker, T., 5381 (Vienne, avant le 12 mai 1855); cf. supra, 567 : Gervinus.
3. VI, 445: Gränce der Kunst, Westermann, p. 1 : der Kreis der Kunst; cf. T., 2385, ligne 12 et suiv. (Hambourg, 27 octobre 1841), 4978 (Vienne, 17 décembre 1851); supra, 569 : Noralis et Scheunert : Pantrag., 45-46.
4. NI, 446 : An die Feinde des Neuen: Westermann, 3; cf. T., 5511 (Vienne, 21 novembre 1856) et W., XII, 384, ligne 30 et suiv.
5. VI, 446 : Westermann, 2; T., 5298 (Vienne, 20 mars 1854). — 6. VI, 446; Westermann, 2; cf. supra, 707 et Patzak, 47. \
7. VI, 446: Gränze des Denkens (nous venons de rencontrer die Gränze des Vergebens et Gränze der Kunst: cf. encore supra, 559 : die Gränze des Menschen). Pour la genèse, cf. Patzak, 46 et la série : T., 652 (Munich, 14 mars 1837); 2374 (Hambourg, 13 juillet 1841), 4524 (Vienne, :4 janvier 1849); Bw., V. 322 (Gmunden, 18 juillet 1856); cf. enfin supra, 710 et n. 3, l’épigramme einem Ursprünglichen.
8 VI, 446 : Gaœthes Genius; Wes!ermann, 1858, p. 465; cf. Bw., VII 281, ligne 5 et suiv. (Vienne, 24 décembre 1854).
9. VI, 447 : das Paradies steht offen; Bw., NI, 58 (Vienne, 9 septembre 1857); Westermann, février 1858, ILL, n° 17, p. 465; cf. T., 5380 et 5646 (Vienne, avant le 12 mai 1855 et 19 février 1859).
10, VI, 390; Westermann, 1858, p. 465; cf. die Nibe!'ungen, v. 1648 et suiv.
Und die Linie, so, nicht anders, gezogen im Antlitz, Trägt, [hr erkennt es, das Haus, trägt gar den Staat und die Welt 1.
Un distique proclame que la décade est particulièrement défavorable à l'épanouissement des individus : il faut aujourd'hui plus de force pour ne pas tomber au rang de fripon et de gueux qu'il n’en aurait fallu, en des temps meilleurs, pour devenir un héros ou un saint?. L’épigramme suivante oppose la perruque de Ludwig aux lauriers de César ?. Suit alors ce distique pessimiste :
Grün ist die Farbe der Hoffnung, denn grün ist die Farbe des Lenzes, Welcher verspricht für den Herbst, was der Betrüger nicht hält#.
L'épigramme an den Tragiker résume en ces termes toute la dramaturgie de Hebbel :
Packe den Menschen, Tragôde, in jener erhabenen Stunde, = Wo ïhn die Erde entlässt, weil er den Sternen verfällt, Wo das Gesetz, das ihn selbst erhält, nach gewaltisem Kampfe, Endlich dem hôheren weicht, welches die Welten regiert, Aber ergreife den Punct, wo beide noch streiten und hadern, Dass er dem Schmetterling gleicht, wie er der Puppe entschwebt 5.
À ce conseil esthétique succède une constatation psychologique : l’homme pardonne plus aisément les offenses qu'il a reçues que celles qu'il a infligées à d’autres, pareil en cela à l’ivrogne qui, au lieu de se châtier lui-même, maudit l'hôtelier et le vin; ,
Aber der hässliche Zug ist edel im Keim und bestätigt, Dass der Verworfenste selbst knirschend die Flecken erträgt 6.
Hebbel intercale à cet endroit huit épigrammes inspirées par la lecture du journal intime et des œuvres de Byron et qui complètent de façon fort curieuse la collection de ses aphorismes sur le génial romantique anglais’.
1. VI, 447 : an die Exacten, Westermann, 1858, p. 466; cf. T., 5690, 5952 (Vienne, avril 1859 et mai ou juin 1861); cf. encore Bw., VII, 140, ligne 25 et suiv. et W., XII, 312 et suiv. Kries (48, n. 1) a rapproché die alten Naturdichter und die Neuen (supra, 710 et n. 1) et indiqué comme sources communes l’épigramme schillérienne Menschliches Wissen et les deux Votivta'eln : Astronomische Schriften et an die Astronomen.
2, VI, 447 : Das Decennium; cf. T., 209 (Heidelberg, 1° juin 1836); Bw., IL. 234 (Munich, 19 octobre 1837) et supra, 181 et n, 9. © 8. VI, 447 : Lorbeer und Perücke; Westermann, 1858, p. 466; cf. T., 4319 et Bw., VI, 231 (Vienne, 27 octobre 1847 et 11 janvier 1859); cf. encore Bw., VIII, 63, note et Patzak, 43. Fries (dernière page, Berichligungen) rapproche le distique : auf dem Capitol (supra, 551 et n. 8).
4. NI, 448 ; die l'arbe der Hoffnung; Westermann, 1858, p. 466; cf. T., 4200 (Vienne, 16 juin 1847). Nibelungen, v. 3215 et suiv. et Patzak, 43. ;
5. VI, 448; Westermann, 1858, p. 466; Dichterbuch aus Oesterreich, 1862, p- 240; pour la genèse, cf, Zinkernagel, 79-80; Scheunert, Pantrag., 32-33 et D. j. H., 170, 276 et surtout chronologiquement : T., 126 (Hambourg, 24 octobre 1835 au premier janvier 1836), 6107 (Vienne, 9 mars 1863) et les étapes intermédiaires : T., 2034, 2721: W., XI, 13, 40, 45-46: T., 3739, 3833, 3943.
6. VI, 448; T., 5473 (Gmunden, 4 juillet 1856). — 7. Cf. supra, 653-654 et notes et VI, 448-450 : Byron (der Dichter — Kain und Himmel und Erde — Childe Harold — Lara — Christian und Conrad — Parisina — Lucifer — Don
Juan); Westermann, 1858, p. 466; pour la genèse, cf. Patzak, 20; Fries, 33 et n. 4 et T., 2349 (Hambourg, 22 juin 1841), 5390 (Gmunden, 21 août 1855) et les étapes intermédiaires : T., 3487 et 1664.
Un distique ingénieux !, soulignant par lopposition de deux métaphores bien choisies un paradoxe qui n’est qu'une vérité de la vie courante, sépare ce petit chapitre de critique littéraire d'une véritable dissertation épigrammatique : auf das Nibelungenlied. En dépit, ou plutôt en raison même de la simplicité toute primitive de ses procédés, la vieille épopée parait à Hebbel la plus immortelledes chansons germaniques et même si les hordes des barbares se déversaient à nouveau sur l'Occident, même au cas où, conduits par l’ombre d’Attila, les Mongols saccageraient sans pitié les glorieux monuments de la civilisation, ils ne feraient aucun cas d’un Faust, d'un Zasso dont ils ne comprendraient point la haute culture et la délicatesse raffinée :
Aber die Helden Burgunds versteht er, den grimmigen Hagen Und das rächende Weib, wenn auch das liebende nicht,
Und so schlagen die Recken, die uns’re ältesten Schlachten Durchgefochten, dereinst auch noch die jüngste für uns ?.
Le poète dédie ensuite un hommage personnel à Christine, qu'il montre diligente et ingénieuse à transformer sans cesse la physionomie de son intérieur. Suit l’épigramme David und Goliath, composée dans le pare de Weimar, le 23 juin 1858, d’après le tableau de Turchi que Hebbel avait admiré dans la Galerie de Dresde‘, puis, un gracieux distique sur le bonheur. La polémique reprend avec la longue épigramme Æinsprache aus München dirigée contre Geibel. Nous savons que Hebbel avait attaqué déjà sa vogue comme poète lyrique et que maintenant il se décide à ne pas l’épargner plus longtemps comme concurrent sur le terrain du drame et auteur d’une Brunhild fade et doucereuse. L'intention de Hebbel était toutefois moins, déclare-t-il lui-même, de nuire à un rival qu'il se refusait à prendre au sérieux, que de protester publiquement contre la clique de Munich, puissante par sa concentration même, ses attaches officielles et la souveraine réclame que lui faisait son organe polémique l’Allgemeine Zeitung.
L. VI, 450 : Währt ein Gewitter zu lange; cf. Patzak., 41 et T., 3601 (Vienne,
NT AO ASE Unterhaltungen am häuslichen Herd, 1858, p. 381 et suiv. Orion, 1863, I, 6, p. 462 et suiv. avec la remarque : siehe Unterhaltunsen am häuslichen Herd, 1859; cf, N. Hebbeldok., 120, la lettre du 22 février 1858 où Hebbel explique à Kuh que tant par ses tendances négatives que par ses tendances positives l’épigramme ne saurait être agréable aux poètes de l’école de Munich et fait part à son disciple de ses projets polémiques contre l’hégémonie critique de l’Allgemeine Zeitung et « la pépinière de poètes du roi Max ». Pour la genèse de l’épigramme; cf. T., 5405 (Vienne, 2 novembre 1855); Bw., VII, 304 (Vienne, 23 février 1863); W., X, 342 et suiv. (Vienne, juin 1863); supra, 658, et n. 3) et les étapes intermédiaires; Bw., VI, 109, 111, 193,
3. VI, 451 : an meine Frau: cf. supra, 184; pour une suppression, cf. Anmerk., 393.
k. VI, 451; cf. Bw., VI, 154, 186-187 et Anmerk., 393. e
9. VI, 452 : Halte das Glück, wie den Vogel; cf. Gyges und sein Ring, v. 1419 et suiv. :
6. VI, 452; le 11 février 1858 Hebbel avait envoyé cette épigramme à Gutzkow pour ses Unferhaltungen en même temps que auf einen vielsedruckten Lyrikus (supra, 652 et n. 1; 713 et n. 2), mais il l'avait retirée deux jours après el s'était contenté de publier le 15 mai dans l’Ilustrierte Zeitung une critique
Nous savons combien Hebbel estime l « art naïf » et que souvent il s'en fait le champion dans son esthétique, mais nous avons vu également qu'il n’est guère tendre pour les théories et les œuvres où il croit discerner seulement l'affectation, la caricature du naïf. C’est au snobisme de ces dilettantes que s’adresse le spirituel distique das Idol der Urspränglichen*'.-Huit autres distiques se succèdent, les trois premiers visant à discréditer les succès faciles, passagers et fortuits, les marchandages et les engoûments de la mode?; les deux suivants évaluent l'extension géométrique d’une pensée, la valeur esthétique d’une ligne ?; le sixième est un nouvel hommage au génie du peintre de la Madone Sixtine. Exactement à partir de cet endroit, les aphorismes cessent d’être numérotés dans le manuscrit5 et la majorité d’entre eux resteront Sans titres, ainsi les deux derniers des distiques que nous étudions, le septième assez insignifiant, le huitième à l'adresse des esprits négatifs, au nombre desquels Hebbel comptait Schopenhauer?.
Suit une fantaisie sociologique assez curieuse, opposant à l’eudémonisme idyllique et bucolique la conception héroïque et pantragisté de la vie :
Wähle nun, willst du Heroen und Künstler, oder nur Hirten? Beides ist môglich, mein Freund, aber nicht Beides zugleich $.
Un distique peu galant fustige Betty Paoli, chargée de la chronique théâtrale du Zloyd°®. Un autre affirme encore les tendances positives, gœthéennes, de l'esprit de Hebbel!°, Et de même, une Jolie épigramme nous rappelant, après d’autres, la passion du poète
de la Brunhild de Geibel (W., XII, 164-167, 377), cf. encore l’épigramme que nous venons de voir, auf das Nibelungenlied et sa note. Pour la genèse, cf. Bw., VI, 95 (Vienne, 13 décembre 1857), VII, 395 (Vienne, 25 septembre 1863) et les étapes intermédiaires Bw., VI, 109, 111, 222. Pour la métaphore du vers 4 cf. le vers 1125 de l’Agamemnon d'Eschyle ämeye täc Bouc rov tadpov; (cf. Fries, 55, n. 3).
1. VI, 453; Dichterbuch aus Oesterreich, 1862, p. 239; cf. Genoveva, v. 563 et suiv. et W., XII, 304, ligne 31 et suiv. (Wiener Zeitung du 2 mai 1861) à propos du Shakespeare de Bodenstedt; cf. encore Kubh, If, 477, W., XII, 244 et supra, 613-646, 650 et 711 l’épigramme einem Ursprünglichen.
2. VI, 453 : Marktbrief; Dichterbuch aus Oesterreich, p. 239; T., 5674 (Vienne, après le 1% avril 1859). — Der Erfolg; Dichterbuch, 239. — Ophelia in der Literatur; Dichterbuch, 239; T., 5502 (Vienne, après le 21 novembre 1856).
3. VI, 453 : Frage, Dichterbuch, 240; T., 2398 (Hambourg, 10 décembre 1841); — der Ehkemann (titre original : der Liebende spricht); Dichterbuch, 240; cf. supra, 761 la fin de l’épigramme an die Exacten.
4. NI, 454 : Einmal wieder vor Raphaels Madonna, Dichterbuch, 240; cf. supra, 695 et n. 1 : auf die sirtinische Madonna; cf. Patzak, 54; Werner, Anmerk., 396 et 400; Bornstein, II, 365; Bw., VI, 148 (Weimar, 22 juin 1858); T., 5917 (Vienne, 3 mai 1861); Bw., VII (1° septembre 1862), sur la galerie de Dresde cf. encore W., XII, 197.
5. Cf. Anmerk., 396. — 6. NI, 454 : Reizt dich der goldene Apfel. — 7. NI, 454 : alle verneinenden Geister; cf. Anmerk., 396 et supra, 632-633 et notes, 707 et n. 2. :
8. VI, 454 : Soll sich die Menschheit. — 9, NI, 454 : auf eine rezensterende Dichterin; cf. Bw., V, 289 (Vienne, 24 décembre 1855) et Anmerk., 396.
10. VI, 454 : Tugend nennt ihr's….: cf. T., 1772 (Hambourg, octobre 1839) : « Ich sehe in dem Hôchsten und Edelsten des Individuums nie ein Uebermass
pour les fleurs'. Et de même, le distique Unterschied der Lebensalter, nous remémorant mainte déclaration conservatrice de son âge mür?. Une épigramme célèbre le destin, dieu des voyageurs, et paraphrase avec bonheur l’adage stoïque : « non data, sed commendata * ». Puis cet aphorisme, exprimant la conviction fondamentale de Hebbel qu’au lieu d’opposer l'idéal et le réel,-il vaut mieux se pénétrer de ce sentiment qu il n’y a, au fond, d'autre réalité que la Loi :
Mit Ophelien kannst Du nicht tanzen und auch nicht soupieren,
Aber Du schreitest auch nie hinter der Leiche einher*.
Le poète s’attendrit sur le contraste entre les débuts et la fin de carrière de la ballerine 5, puis s’évertue à démontrer que l'individu (et il faut aussi bien comprendre l'artiste que l’homme), désorienté au milieu de la multiplicité des critiques, perplexe devant la diversité de leurs sentences, est forcé de s’en rapporter, en fin de compte, à son propre jugement 5.
On voit que Hebbel ne semble plus guère se soucier de la succession de ses épigrammes. La suivante raille l'exégète Bodenstedt, préoccupé d'établir les sources de Shakespeare’. Un distique renvoie dos à dos l’intransigeance républicaine et le despotisme. Un autre s’en prend à l’immutabilité d'un Campe, à l'absolutisme de critiques tels qu'Adelung et Julian Schmidt”, un autre raille l'illogisme et l’incohérence d’un théologien pseudo-rationaliste !. Par contre, l'exemple de Newton, se plongeant à la fin de sa vie dans l’étude de l’apocalypse, indique que le calcul ne saurait prétendre jamais rendre compte de tout !!.
von Tugend, nur ein Uebermass von Vermôgen. Was ist Tugend? Ein schôüner Name für das einfachste Ding : Gesundhetit.
1. VI, 455 : Veilchen ging ich zu suchen; cf. Fries, 44 et n. 3, et supra, 724 et n. 2,3 et 6, les épigrammes die Veilchen, im Grossen mie im Kleinen, im Frühling. ‘
2. VI, 455 : Dichterbuch aus Oesterreich, 1862, p. 240; cf. T., 5687 (Vienne, 1% avril 1859); Bw., VII, 363 (Orth., 27 juin 1863) et supra, 620 et notes. *
3. VI, 455 : auf der Reise empfang’ ich; cf. T., 4537 (Vienne, 10 février 1849);
k. VI, 455; cf. Bw., V, 355 (Vienne, 18 décembre 1856), supra, 671 et n. 2; cf. encore supra, 658 et n. 2, et l’épigramme que nous venons de rencontrer : Ophelia in der Literatur. 1 ÿ a ici une coupure dans le manuscrit : une épigramme paraît avoir été supprimée (cf. Anmerk., 397).