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VI, 455 : Kätzchen, Du swwär’st zu beneiden

6. VI, 455 : Hôre den Richter; cf. T., 2177 la déclaration de Hebbel le 29 octobre 1846 à l'achèvement de Judith, puis son examen de conscience du 14 janvier 1842 (T. 2441; supra, 165 et n. 4).

7. VI, 456 : Shakespeares Quellen; Dichterbuch aus Oesterreich, 1862, p. 241; cf. supra, 645 et n. 6; W., XII, 384, ligne 30 et note, et T., 5511 (Vienne, après le 21 novembre 1856); cf. supra, 725 : l’épigramme SAakespeares Testament.

8. VI, 456 : die Nemesis; Dichterbuch, p. 240; ne pas confondre avec l’'aphorisme du même titre de 1845 (VII, 192 et supra, 586).

9. VI, 456 : Jehovah vor der absoluten Kritik;: cf. T., 5711 (Vienne, après le ges avril 1859); W., XII, 214 et supra, 657 et suiv.; cf. encore Genovera, v. 1595 et sulv.

10. VI, 456 : Neander und das neue Testament; Capitel Auferstehung; Dichterbuch, 1862, p. 241; cf. Bw., VII, 266 (Vienne, 25 octobre 1862); W., XII, 325, ligne 9 et suiv., et Kulke, 76-77.

11, VI, 456 : Newton als Greis; cf. T., 6278 (Vienne, après le 27 mars 1862).

Suivent deux distiques polémiques, l’un contre l’arriviste Varnhagen !, l’autre contre les hypothèses de Wolf et de Lachmann au sujet d'Homère et des Nibelungen ?. Toutc une série d’aphorismes, résultats de méditations sur les supériorités respectives des grands esprits, plus cultivés et mieux organisés, et des êtres simples, demeurés plus près de la nature et plus vigoureux, aboutit à cette épigramme :

Nie begreift der Kleine den Grossen, doch mag er sich trôsten, Denn der Grosse begreift eben so wenig ihn selbst.

Aber ein Gœthe vermisst zuweilen die Fäuste des Bauern, Während der Bauer gewiss Gœthes Gehirn nicht begehrt 3.

Nous trouvons encore deux distiques satiriques : l’un contre les prétentions moralisatrices de certaines pièces du théâtre français moderne * et cet autre où, faisant d’une pierre deux coups, Hebbel exprime à la fois sa misanthropie et son amour pour les animaux :

Wundern muss ich mich sehr, dass Hunde die Menschen so lieben, Denn ein erbärmlicher Schuft gegen den Hund ist der Mensch ÿ.

L’épigramme suivante oppose la moue gracieuse qui n’est qu’un mouvement instinctif de pudeur de la jeune fille à l’âge innocent et la déformation que par l’âge la nature impose elle-même à son œuvre de beautéf. Vient ensuite le p. p. c. que Hebbel, lassé et découragé de ses revers viennois, écrit à l'intention de l'Autriche qui, pire que la cigogne, jette hors du nid, non seulement ses petits malades, mais Les bien portants 7. Composée à Dresde à la même date que la précédente, une autre épigramme traduit l'impression du poète sur un tableau représentant la table ronde d’Artus*,. La dernière de la collection narre en six distiques, que la forme seule rend agréables, une anecdote d'amour plus compliquée qu'intéressante *.

À ces soixante-dix « nouvelles épigrammes » il faut en ajouter

1. VI, 456 : Varnhagens Tagebuch; cf. T., 5962 (Vienne, 15 octobre 1862).

2. VI, 457 : Phidias hätte den Zeus geschaffen? cf. T., 5582 et 5730 (Vienne, 7 avril 1857 et 19 octobre 1859); W., X, 342-350, 457 (Aus Wien und Oesterreich, juin 1863) et supra, 658 et n. 3.

3. VI, 457; cf. der Diamant, W., I, 328, ligne 32 et suiv.; et chronologiquement, T., 2225 (Hambourg, 21 janvier 1841 (Vienne, après le 1°* avril 1859) et les étapes intermédiaires, T., 2496; Bw., Il, 317; T., 4470, 5096, 5622.

&, NI, 457 : Wisst ihr, woran die Moral; hiver 1858-1859. Anmerk., 399; cf. W., X, 240, ligne 32 (Wiener Brief, 15 août 1861).

5. NI, 457; T., 5833 (Gmunden, août 1860); cf. Kuh, Il, 490 et supra, 621 et notes. Fries (30) rappelle la célèbre boutade gœthéenne (Epigramme, Venedig, n° 74).

6. lv, 457 : Lieblich ists (entre Prague et Lobositz, 10 octobre 1861); cf. Bw., VII, 71 et Anmerk., 399. :

7. NI, 457 : Unser Gevatter, der Storch, Dresde, 31 août 1862; cf. Bw., VII, 250 et Anmerk., 399.

8. VI, 457 : Dresde, 31 août 1862; cf. Anmerk., 400 où se trouvent des ébau- -ches d’épigrammes non achevées, et qu'inspira à Hebbel la visite de la Galerie ‘de Dresden; cf. Bw., VIL, 250. | ?

9. Cf. VI, 458 : Eine Biene versucht; cf. letzte Brieftasche, T. IV, p. xv et suiv., notes 36 et 37 et Anmerk., 400 (Vienne, après le 13 novembre 1863).

une dizaine groupées au volume complémentaire de l'édition critique !. ;

Trois d’entre elles ajoutent leurs touches légères au portrait que nous nous faisons de Hebbel homme et artiste. Elles nous le mon- -trent, d’une part, impressionnable, pris tout entier par le charme de la musique au point de ne pas pouvoir s’y abandonner longtemps sans souffrance, d'autre part, réfléchi, pesant le pour et le contre, les inconvénients et les avantages de chaque chose, positif, dédaigneux des querelles vulgaires qui font la joie des badauds, épris des grandes et simples unions par où l’individualisme s'épanouit en humanisme, éternelles et s'imposant au respect de tous ?. Deux autres épigrammes définissent son patriotisme de Dithmarse fier de sa race, mais réfractaire aux tendances particularistes et tout acquis au programme des partisans de l'unité allemande”. Les cinq dernières pièces sont polémiques et visent des personnages en vogue : un portraitiste célèbre, un critique hostile, Adolf Stahr, Betty Paoli qui avait attaqué Genoveva, Halm à propos de l'échec de son Adept, le public enfin, dépourvu du sens de l’organicisme et sollicité par un art peu soucieux de résultats synthétiques ‘.

Nous avons terminé l'analyse des épigrammes de Hebbel de 1848 à 1863 et sommes maintenant à même de conclure sur un ensemble qui tient une si large place dans son œuvre lyrique. L'auteur ne nous fournit lui-même, pendant cette dernière période, que peu d'indications tant sur la conception qu'il se faisait de ce genre littéraire que sur la valeur des échantillons qu'il en a donnés. Tout au plus indique-t-il incidemment la direction positive qu’il convient de toujours imprimer en fin de compte à l'épigramme, sur la nécessité de « caractériser » en « caricaturant ». Ici encore, l’organi-

1. La page x11 de la table des matières du volume VII de l'édition critique indique par erreur, non rectifiée au volume XII (p, 392 et suiv.), le début de vers : Cajus fühlt sich. Il s’agit en réalité, non point d’un aphorisme aus den neuen Epigrammen, NU, 234, mais du début du second distique de Majestas homints (VI, 340 et supra, 706).

2. VIT, 232 : Beim Anhôren einer Musik; Lloyd, 1851, p. 189; Schads Musenalmanach, 1853, p. 66; cf. T., 25 (Hambourg, 20 avril 1835; supra, 3€6 et n. 3); VI, 234 : Erwiederung; Wanderer, 7 mars 1851; Schads Musenalmanach, 1853, p. 63; cf. T., 4330 (Vienne, après le 11 décembre et W., X, 94, ligne 10 et suiv.; — VI, 234: Ein Ausspruch S. E.. s. (Sigmund Engländer); cf. Patzak, LT et Anmerk., 447.

3. VIT, 233 : Auf mein Vaterland Dithmarschen; cf. supra, 682 et n. 4 : v. 9 à 16 de la ballade : ein dithmarsischer Bauer, et Bw., V, 39: — NII, 234 An metre Landsleute, die Schleswis-Holsteiner; ef. T., 3812; Bw., IL, 353 et IV, 241; Vienne, 26 novembre 1846 et 31 août 1850. ;

. NII, 233 : auf einen berühmten Portraitmaler:; — Adolf Stahr; — Betty Paoli und Genoveva (cf. supra, 764, l’épigramme auf eine resensierende Dichterin); — Räthsel; Patzak (26) indique une fausse piste en remontant aux aphorismes T., 2597 et 4222; cf, Anmerkungen, 447 et T., 4722 (Vienne, après le 6 septembre 1850); — VII, 234 : Halms Adept, Wanderer, 26 mars 1851.

.cisme gœthéen lui paraît avoir dit le dernier mot!. Quant à sa

propre manière, il reconnaît volontiers qu'elle manque de grâce, de souplesse et de moelleux ?. En revanche, il convient de ne pas lui contester les qualités de ses défauts et d'admirer, dans sa production épigrammatique comme dans ses drames, comme dans son lyrisme proprement dit, la puissante personnalité qui s'affirme toujours entière et qu’il faut prendre telle quelle, tant les bizarreries et les lacunes mêmes y sont étroitement liées à la grandeur et à l'originalité. C’est ce dont se rend compte de plus en plus nettement la génération actuelle et voici en quels termes, à l’occasion du centenaire du poète, un de ses meilleurs connaisseurs rend hommage à l’'épigrammatiste : « À partir de l’apogée de sa vie, un torrent ininterrompu d’épigrammes l'accompagne. Dans cette forme d’art, qui n’est tout entière que l’adroite mise en valeur d’un contraste significatif, il règne plus aisément et plus souverainement que dans tout autre domaine. Il est, sans conteste, le plus original des poètes épigrammatistes de l'Allemagne. Car c’est sous forme d'épigramme qu'il concevait la vie tout entière : grotesque quand le chétif individu dresse son néant contre le grand Tout; tragique, quand la personnalité d'élite a la folle présomption de s'élever jusqu’à l'esprit de l'univers; lyrique, quand le plus petit éclat de verre suffit à faire miroiter soudain à nos yeux toute la

- splendeur de la lumière; satirique, quand un insensé voudrait faire

admirer comme son propre mérite le reflet sublime qui l’éclaire, lui aussi, L’épigramme est par excellence la forme où se meut l'esprit de Hebbel et dont il vit. »

1. W., X, 288 (Vienne, avril 1862) : « Der Künstler soll durch’s Carikieren characterisieren, nicht aber bloss Gesichter verzerren und Gestalten verrenken; er soll das Thier, worauf fast jede menschliche Physiognomie zurückzufübren ist, hervortreten lassen und zum Spiegel der geistigen erheben, nicht aber einen sinnlosen Hôllenbreughel zusammenknäueln oder ein Hexenmenuet vorüberjagen ».

2. Cf. lettre du 1°’ août 1863 à Kolbenheyer : « Sie haben eine seltene Gabe, wie mir auch Ihre Epigramme schon bewiesen (cf. Bw., VII, 334) die mir gänzlich fehlt; sie ist der des Raphael zu vergleichen, dem die Ecken und Winkel der Stanzen im Vatican, die manchen anderen braven Maler. in Verzweiflung gesetzt haben würden, zu den lieblichsten Motiven und den anmuthigsten Arabesken verhalfen » (Bw., VIT, 373). Cf. supra, 5 et n. 2.

3. Julius Bab : Die Bedeutung Friedrich Hebbels (Soztalistische Monatshefte, 1913, n° 5, p. 290), cf. Patzak, 71 et supra, 584, et n. 1.

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