‹ HebbelChapitre 365 sur 425 · Cf. op. cit., 85-97 : Romanzen und Verwandites · texte numérisé non relu

Cf. op. cit., 85-97 : Romanzen und Verwandites

comprend cinq romances. D'abord, celle de la jeune fille, de la petite rose et de l’oiselet, romance dont les meilleurs éléments lyriques et rythmiques sont dus à l'influence du Volsklied, mais dont la strophe paraît factice et le système de rimes aussi commode qu'artificiel!, Nous avons déjà loué le rythme alerte et simple, monopodique, de Laura, dont certains motifs ont pu être empruntés à Hôlty, mais dont le ton est encore celui de la chanson populaire?. Les trochées de der Knabe (VII, 105) doivent quelque chose de leur mélodie à Uhland et à Grœthe et rappellent directement Haidenrôslein*. L'alternance des trochées et des ïambes souligne dans Romanze (VII, 106) le caractère du dialogue“.

Fischer range par erreur dans ce premier groupe der Schäfer, de même rythme que der Schäfer d'Uhland et une des poésies les plus musicales qu'ait composées Hebbelÿ. Par une contradiction singulière, après avoir indiqué expressément les ressemblances profondes entre les deux pièces et appelé celle de Hebbel une continuation de celle d’Uhland, le même critique revendique non moins expressément l'autonomie absolue de la romance de Wesselburen ©. En réalité, der Schäfer appartient au second groupe, celui des romances où l'influence d'Uhland est particulièrement sensible 7. Deux d’entre elles : Romanze (VII, 45) et die Schlacht bei Hemmingstedt sont écrites dans le mètre de des Sängers Fluch*, Dans la suite, Hebbel n’emploiera plus qu'une seule fois la strophe des Nibelungen”. Il faut ajouter à ce groupe, où l'élément épique prédomine : der Ring de rythme ïambique-anapestique, comme la ballade d'Uhland de même titre !°; des Künigs Jagd dont le motif rappelle die Jagd von Winchester d'Uhland et la strophe, der Sänger de Gœthe!!; des Kôünigs Tod, évidemment inspirée par die Vätergruft d'Uhland, mais originale par ses quatrains ïiambiques et la monotomie voulue de sa mélopée funèbre ®?. La plus parfaite, au point de vue musical, de cette série de romances est incontestablement Ritter Fortunat, en quatrains trochaïques comme son modèle Rüter Paris d'Uhland et de rythme également monopo-

1. Cf. Romanze, VII, 26 et supra, 54-56. — 2. Cf. VII, 19 et supra, 49. — 3. Cf. supra, 110 et n. 6, — 4, Cf. supra, 124.

5. Cf. VIT, 113 et supra, 243. Cette romance pourrait servir d'illustration au jugement de Kauffmann que nous avons cité plus haut (p: 772, n. 2) sur la supériorité de la monopodie au point de vue de l'expression mélodique.

6. Cf. Fischer, 41 : « Hebbels Schäfer (NII, 113) kônnte noch als Fortsetzung von Uhlands der Schäfer gelten, worauf das gleiche Versmass hindeutet », et 89 : « Diese kurze Romanzenserie ist die erste der Gruppen... und

was besonders wichtig ist, ihre vollendetsten Exemplare wie der Knabe und der Schäfer sind der Form nach Hebbels eigenste Kinder ohne literarische Gevatterschaft »,.

7. Cf. Fischer, 89 : « Nebenher aber läuft längst eine ganze Kette, deren geistiger Valer Uhland ist ».

8. CF VIT, 42, 90 et supra, 79, 116 et n. 1 les rapprochements que nous avons faits chez le maître et le disciple de « vers parallèles ».

9. Dans la ballade der alten Gütter Abendmahl (NII, 132), cf. supra, 262 et Minor, Nhd. Metrik, 44,

10. Cf. VII, 59 et supra, 87.11. Cf.UVIT,-85vet supra, 119. — 12. Cf. NIT; 123, et supra; 1121* :

hé:

+ bat

dique. La différençe essentielle est dans la disposition des rimes,

‘déplaçant la catalexe et transformant le caractère de la mélodie.

Un troisième groupe est, en ce qui concerne les motifs ?, sous la dépendance de Bürger en première ligne, de Gœthe, de Heine et du Volkslied en seconde ligne. Mais, au point de vue du rythme et de la mélodie, il faudrait renverser ces proportions. Voici un quatrain de Ær und ich :

Da lag auf schneeigem Bette Ein Rôschen, zart und fein, Die Sonne war ihm gesunken, Drum schlief arm Rüselein.

Ne dirait-on pas une bluette du Wunderhorn? et voici un autre

quatrain :

Was wankst du noch im Dunkeln, Du Bleicher, ich wanke mit dir!

Siehst du die Lichter funkeln ?

Da duftet ein Bliümchen mir.

Qui ne songerait à Heine? Nous avons déjà indiqué entre lui et le jeune Hebbel, à propos de cette romance, d’autres rapprochements de détail. Dans Rosa, romance de 104 vers, l’impression de longueur est atténuée par la disposition assez ingénieuse. La romance proprement dite développe un rythme mouvementé. accompagnant un dialogue pathétique, dans un décor approprié. D'autre part, des vers de caractère franchement épique ouvrent le poème et interrompent la romance, d’abord quatrain par quatrain, les ïiambes purs de la narration faisant pendant aux anapestes de l'élément lyrique, puis le cadre s’élargissant peu à peu “ et aux six derniers ÿyrique, p x TES :

quatrains, par lesquels la romance achève de se dérouler, correspondent les trente-deux vers ïambiques du dénouement. Tandis que, dans ia romance proprement dite, le symbolisme ne tient qu'une place discrète et s’efface délibérément devant l’action dramatique 5, il reprend tous ses droits dans la seconde partie. La rime, elle aussi, concourt à marquer le contraste f. Nous avons ainsi suffisamment insisté 'sur ce qu'il y a de louable dans cet essai de jeunesse pour être en droit de discerner également ses graves imperfections *. Der Zauberer est plus intéressant par sa concision dramatique, mais pour la mélodie et le rythme, le Volkslied et

1. Cf. VII, 88 et supra, 121. Chez UÜhland les vers impuirs sont à flexion sonore et ne riment pas; les vers pairs, par contre, ont des rimes sourdes: chez Hebbel, les vers impairs sont également non rimés, mais la dernière syllabe est indifféremment masculine ou féminine; les vers pairs ont des rimes sonores. - Ë

2. Cf. Fischer, 91 : « Stets ist das Objekt der Romanze eine grausige Begebenheit. die aber dem Dichter Gelegenheit gibt, ganz eigenartige Gefühlsverbindungen im Leser wachzurufen ».

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