XX. XXX. || XXX. XX. X 4 14 4 4 1 XX. XXX. || XXX. XX
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On remarquera qu'à l’avant-dernier pied du 4° vers, Hebbel substitue un dactyle au trochée obligatoire.
Fischer conclut, avec indulgence, qu'en tant que poèmes allemands, ces odes sont belles et expressives. Il n'est pas nécessaire de les scander, il suffit d'avoir le sentiment du rythme pour les lire correctement, même sans aucune connaissance de métrique antique !.
Notre poète avait, répétons-le, le goût et le sens de la musique. En métrique germanique, en particulier, cela est primordial et bien des difficultés en sont aplanies?. La phrase du jeune Hebbel est portée par une sorte de rythme intérieur, habituellement antithétique, tragique, comme on l'a fait ressortir à propos d'une de ses effusions les plus douces, les plus tendres, die Jungfrau3, Et avec le rythme, indissolublement et organiquement mêlé à lui, Hebbel a été un des plus fervents, après Gœthe et Schiller, à mettre en valeur un autre élément essentiel de la musique du vers : la mélodie*. « La nature, dit Gœthe par la bouche de son Wilhelm Meister, m'a sans doute refusé une voix heureuse, mais intérieurement il me semble entendre souvent un génie mystérieux me murmurer quelque mélodie rythmée, de telle sorte que dans mes promenades je vais toujours en mesure et crois percevoir en même temps des accords légers accompagnant en sourdine quelque chant qui m'impose, d'une facon ou de l’autre, son agréable présence’, » Schiller, de son côté, écrit : « Les éléments musicaux d'une poésie sont bien plus souvent présents à mon âme, lorsque je m'assieds pour composer, que la claire notion du contenu qui se dégage à peine en moi de la confusion ». Hebbel, à son tour, prend plaisir à noter et à rechercher certains effets musicaux’. Il parle de la mélodie d'un poème, pèse l’une après l’autre et compare l'une à l’autre les voyelles ÿ et compose tel de ses lieds sur un air connu”. Non seulement il rapproche dans ses théories la critique littéraire du lyrisme et la musicographie !?, Non seulement telle ou telle de
TSOpecus 103 — 2. Cf. dans les Langues modernes, août-septembre 1913, p. #34, la judicieuse mise au point de la controverse de Paul Verrier : Questions de métrique anglaise (Paris, Didier) cet A. Biard : Le vers anglais et la scansion traditionnelle (Paris, Didier).
3. Cf. VI, 199 et Müller, 36 : « In seinem Streben nach Knappheit des Ausdrucks stellt Hebbel auch wohl Adjektive, die einen Gegensatz ausdrücken, unvermittelt zusammen, z. B. « demütig, sicher, stolz und mild », et 37 : In dem Gedicht spricht die erste Strophe vom Mädchen, die zweite vom Dichter, die dritte von beiden ».
h. Cf. Saran : Melodik und Rythmik der Zueignung Gœthes, p. 3 : « Dass im Verse nicht bloss der Rythmus, sondern auch das Musikalische eine grosse Rolle spiele, war früher nicht unbekannt. Die Dichter, z. B. Gœthe, Schiller und Hebbel reden davon als einem wesentlichen Bestandteil des Ganzen » et Sievers, Sprachmelodisches, 19-20.
5. Werke (Weimarer Ausgabe), XXV, 66. — 6. Leltre à Kôürner du 25 mai 1792. — 7, Cf. Müller. 39 : « Man darf nämlich nicht übersehen, dass neben der Neigung zu epigrammatischer Küvze in Hebbel auch Freude an musikalischen Effekten wohnt ».
8. Le meilleur exemple qu’on en puisse donner nous sera fourni plus loin par das Opfer des Krühlings, VI, 217; cf. supra, 505 et suiv. et Bw., IT, 219.
9. À Wesselburen, le Zted, NII, 34 sur la mélodie mein Schif streicht durch die Wellen. à