CF. Bibliographie et supra, 25. N° 605, 25 décembre
2. Cf: développement de la Vossische Zeitung et Bornstein, I, 357.
3. Le « feuilleton » n’en donne que la première et la dernière strophe. Comme il est assez difficile aujourd'hui de se procurer la « Weihnachtsbeilage » où il figure intégralement, Fischer l’a reproduit dans son étude (32). La pièce se trouve aussi dans l'édition du centenaire : Bornstein, £, 125.
j PREMIÈRES POËSIES. 97
Wir sind auf der Erde Und glauben es kaum.
Und guckl aus den Büumen Das freundliche Haus, .
Das einst wir bewohnten, Bescheiden heraus,
So stehen wir stille
. Und schauen es an,
Wie sinnig betrachtend, Die Wiege der Mann.
Und schliesst es geliebte Genossen noch ein,
So huschen wir leise Und heimlich hinein
Und blicken den Schläfern Ins holde Gesicht,
Sie môgen uns fühlen, Doch sehn sie uns nicht.
Und schwindet des Nebels Verschleiernder Rauch, Und streift uns des Morgens Lebendiger Hauch, ù So kehren wir wieder Zur ewigen Rubh, Da fallen die Augen Von selber uns zu!
On pourrait être tenté de comparer cette danse funèbre au Todientanz! de Gœthe, aux nombreuses rondes macabres de Heine ? et à la nächtliche Heerschau de Zedlitz parue la même année ?; mais toutes ces comparaisons tombent devant les rapprochements décisifs qui ont été faits avec der Geistertanz de Matthisson*. Le
‘rythme est le même dans les deux pièces et dans l’une et l’autre se
peuvent aux anapesies substituer des dactyles, en lisant avec « Auftakt ». Les vers :
Nicht brauchend den Himmel, Den Gott uns verhiess.
marquent encore plus résolument que le Zied der Geister le passage des idées chrétiennes au spiritualisme sans Dieu. Pour l’ensemble de la pièce nous acceptons les conclusions de son éditeur et la trouvons supérieure à la précédente tant par la sincérité de l’inspiration que par l'objectivité de la forme *.