Automne 1813. — 2. Cf. supra
3. Gedichte, Stuttgart 1832. En 1827 avaient déjà paru à Vienne ses Todtenkränze. — 4, Fischer, 34 et 35. La dernière strophe du Geistertanz : Tief bargst du im düstern Gemach unser Weh.
offre même une ressemblance textuelle avec le vers 39 du Zied der Geister : « und sie kehren zurück in kr düstres Gemach ».
5. Cf. Bornstein (Vossische Zeitung, n° 605) : « Welches der beiden Gedichte nun das frühere, das ursprüngliche, diese Frage zu erôürtern erscheint hier nicht angebracht. Die Vorzüge kreuzen sich. Das Geisterlied ist gedanklich überlegen, in seinem romantisierenden Pantheismus merkwiürdig als Zeugnis einer sich herausbildenden selbständigen Naturanschauung. Unser Gedicht ist tiefer im Empfnden, schlichter, gegenständlicher, auch im Ausdruck glück-
L'influence de Hoffmann, immédiate pour le Zied der Geister, indirecte pour la pièce die Toien, n’a certainement pas été étrangère à ce qu'on pourrait appeler la conversion à rebours du jeune Hebbel. De même qu'Uhland lui a appris à ne traduire en poésie que les émotions véritablement éprouvées, Hoffmann lui fait découvrir le monde extérieur, lui enseigne à ne représenter que ce quil a pu!, à pénétrer par la méditation et le rêve Jusque dans les arcanes du monde, à saisir par l'intuition l'harmonie mystérieuse qui jadis existait entre l’homme et la nature et qui, détruite un instant par la réflexion, tend à se rétablir ?.
En lisant la pièce im Garten*, de la même année, nous pouvons constater déjà tout le chemin parcouru. Une circonstance bien précise l’a fait naître :
Was trübte sich dein Auge, Als du im Garten gingst,
Und eine bunte Nelke Aus meiner Hand empfingst ?
Le rythme ‘ régulier et simple, les gracieuses allitérations continuent :
Mir ward vom Menschenleben,
Du Mädchen, sanft und mild,
Die Nelke, weiss und rôthlich,
Ein grau’nerregend Bild.
Ce n’est pas seulement le motif des fleurs, mais le symbolisme des couleurs qui reparaît; la dernière strophe le développe, non sans une pointe de préciosité * :
Weiss ist es wohl im Grunde, Doch färben Angst und Noth Mit Blut aus unserm Herzen So viele Tage roth 6!
Mais Hebbel ne se contente pas comme son nouveau maître, le « Callot allemand? » de prendre plaisir en curieux et en fantasque à l’enchevêtrement bizarre de tous les liens entre la nature et l'homme, il cherche à saisir, par l'intermédiaire magique de la poésie, l'unité du cosmos. La nature va lui devenir une révélation de Dieu. C’est l'évolution que, par rapport au Lied der Geister, commence à marquer une pièce de la même année intitulée Gott%, Nous ne pensons pas,
licher und eben darum für mein Gefühl das künstlerisch hôherstehende. Jedenfalls gehen die Toten auf das Jahr 1832; sie sind die Schüpfung eines kaum Neunzehnjührigen. » Cf. les notes de l'édition du centenaire, Bornstein 1, 357, pour le parallèle établi avec un passage de die einsamen Kinder (ibid. 195) de l’année 1833.
1. Bw., 1, 173 « das ist ein Dichter (GC. W. Contessa), der, mit Hoffmann zu reden, geschaut hat, was er darstellt ». (Munich, 21 février 1837.)
2. Cf. Tibal, 95, 96, 115. — 3. VII, 80; Modeblätter, n° 47. — 4: Bornstein ({, 365) parle de « Heinesche Rhythmik »., — 5, Cf. Tibal, 50 et 51.
6. Le rouge symbolise, au contraire, dans le Zied der Geister (cf. supra, 95 n. 9) la joie et la vie; cf. T., 4245 : « die rothe Flamme... hat die Farbe/ des Lebens, denn roth ist das Blut, und aus dem Blut kommt alles Leben »: cf encore T., 1578 et 2021. Es
7. L'expression est de Neumann (8.) et dans Kuh (095). VIN Modeblälter, n° 38. Entstehung im Sommer (Bornstein, I, 365). ;
comme Neumann!, qu’elle signifie que Hebbel soit peu satisfait de Hoffmann; mais nous ne croyons pas non plus, comme Zincke?, qu’elle soit un gage suffisant de l’orthodoxie chrétienne de Hebbel à cette époque. Des vers comme :
Da les’ ich in des Weltbuchs Blättern Das dunkle Wort von Gottes Macht.
et Ich kann nicht beten, kann nur zittern,
ne nous paraissent qu'indiquer la première étape de l’évolution vers le panthéisme naturiste que nous avons laissé Hebbel lui-même définir® et auquel il aboutira plus tard. Et, de même, le second attribut qui vient s'ajouter à la Puissance, la Bonté‘, ne nous semble pas démontrer autre chose que le « caractère personnel » du Dieu dont il s’agit ici, C’est ce qu'a bien vu Scheunert5 et il a eu raison, à notre sens, de rappeler l’acte de grâce de la pièce Herakles Tod où nous voyons Jupiter remplir le rôle de Dieuf. C’est bien, en effet, un rôle que Dieu joue ici : celui de trait d'union entre l'homme et la nature : dans le Zied der Geister on n’apercevait pas très bien le centre de leurs multiples rapports; dans la présente pièce, Hebbel commence à le rechercher’. Comme à l'époque d'Xerakles Tod, son évangile est avant tout esthétique et rien, dans le passage du journal dont Neumann 2 eu le premier le mérite de rapprocher la pièce, ne contredira notre hypothèse.
L'étude des sources va venir la confirmer. On a établi un rapprochement de détail entre Hebbel et Schiller°. Indiquons-en un autre . et comparons le Gott de Hebbel à la pièce an Gott de Schiller et le vers 19 du premier : «ich kann nicht beten, kann nur zittern », aux vers 19 et 20 du second :
Ich schaudere erstarrt zurück Und fall’ — und bete an.
Mais il y a loin de ces réminiscences à l'influence générale que revendique Zincke pour attribuer à Schiller le monopole du patronage philosophique du jeune Hebbel!°. Il serait également intéres-