‹ HebbelChapitre 63 sur 425 · VII, 9, w · texte numérisé non relu

VII, 9, w

2, VII, 71; Modeblätter, 1832. N° 95, cf. Bornstein, I, 361 : « Entstanden : noch Ende Mai, wohl mit Bezug auf die neue Polemik im Boten. »

3. Cf. supra, 69 et 87. — 4. « Für Dich » en rime atone au 3° vers.

5. Cf. le 11° vers : « Drum sûe ich Zähne des Drachen ». On peut en rapprocher l’assonance expressive de l’ode ar die Packhnechte, NII, 62: cf. supra, 72 : « knallt, packt und fallt für euer Vaterland » (dernier vers).

6. VIT, 65, Bote, 22 mars 1832. Datée du 14 mars ; cf. Neumann, 6, n. 2 et Winterfeld, 466 et suiv.

Hebbel ait trouvé chez Heine le modèle rythmique des deux pièces précédentes !.

Mais, s’il montre de l'indulgence à toutes les convictions modérées et raisonnables, Hebbel continue à attaquer vigoureusement les hypocrites et les pédants en mal d'inspiration rimée. Voici un échantillon de cette reprise des polémiques locales. Un certain P. C. Dethlefsen, magister à Brüsum, qu'il avait déjà pris à partie en 1831?, avait publié dans le Bote*, à l'occasion du sermon du pasteur Dieckmann de Ording, une pièce qui lui valut le distique suivant de Hebbel :

Einem gefallenen Dichter +.

Bist du auch off schon gefallen, s0 fielst du »iemals doch tiefer, Allervortrefflichster, als durch dein leiztes Gedicht.

Dieckmann répliqua par un autre distique : einem verjagten Lästerer®. Hebbel, mettant alors ses deux adversaires dans le même sac, composa la fable zwei Lästerern zur letzten Antwort, Il les compare à des ânes s’efforçant d'éclabousser un ours, lequel, dédaigneux de telles armes, se retire, très digne, dans son bois et laisse les deux compères dans leur marécage braire victoire à l'unisson. Là-dessus, Dieckmann menacça le poète des foudres judiciaires”.

Le 6 septembre de la même année parurent, dans le Bote, zwei Gedichte von einem Muügliede der edlen Schuhputzerzunft des Dichtergottes$, qu'on n'a attribués à Hebbel que récemment. C’est d’abord un sonnet an eine Dame” :

In einem Bilde soll ich dir erklären, Verehrteste, welch Ding die Liebe sei 10?

Das füllt mir schwer, — allein es bleibt dabei, Ich will und muss die Bitte dir gewähren.

L'auteur se rend si bien compte lui-même de la platitude de ce début que, non content de l’aveu : «das fäilt mir schwer », il consacre tout le second quatrain et le premier tercet à le développer :

Doch weisst du: nirgend gibt’s mehr taube Achren, Als eben auf dem Feld der Dichterei;

1. Cf. Müller, 3. L'hypothèse de Müller se trouve confirmée par les travaux récents de Bornstein, qui a découvert dans la polémique confessionnelle engagée dans le J{zehoer Wochenblatt et le Bote la genèse exacte de la pièce de Hebbel (cf. Bornstein, Ï, 358).

2. W., IX, 11-13. — 3. Numéro du 24 mai 1832. — #4. VII, 70; Bote, n° 22, 31 mai 1832; cf. Bornstein, I, 360. — 5. Bote, 14 juin 1832; Anmerkungen, 410.

6. VII, 70; Bote, 21 juin 1832; signé « der Verfasser des in der 22° Reise des Boten enthaltenen Distichons ». :

7. Bote, 5 juillet 1832; Anmerkungen, 411, et Bornstein, I, 361.

8. Cf. Bornstein, I, 145 et 362. Les deux pièces furent envoyées au Bote le 19 août 1832 avec une lettre récemment retrouvée et publiée pour la première fois par Bornstein, le 12 juillet 1911 au numéro 321 des Münchener Neuesten Nachrichlen, puis reprise dans son édition, f, 305 et 381; cf. 1bëd., 363 : « Den Ausdruck « Schuster » für schlechte Poeten, « Schuhwichs » für schlechte Leistungen liebte Hebbel. » Lise .

9. Bornstein suppose (1, 363) que la « Dame » est ici Wiebken Elvers, cf. supra, 23. 10. Bornstein, I, 363 : « die behandelte Frage wird oft genug bei den Bôrsen erürtert worden sein »; cf. supra, 77, n. 2,

Drum wird auch mein Gedicht — ich sag’ es frei — Nichts weiter, als — die Poesie enthehren;

Du musst einmal geduldig dich bequemen, Gereimter Prosa Disteln hinzunehmen; Das Gras Apollos mäht nicht jedermann.

et ce sonnet se termine, comme la précédente épigramme, par une pointe détachée, dans le manuscrit et dans le Boite, en caractères latins:

Jetzt merke auf — ich spreche ohne Scherzen :

Die Liebe ist : ein Hühneraug’ am Herzen, Das ach! der Wundarzt Tod nur schneiden kann!

L'éditeur le rattache à l'influence de Heïne?, mais la trivialité en est assez grande pour rendre ici vaine la recherche de la paternité.

La deuxième pièce est intitulée Musik® et est dans là manière sentencieuse de Schiller :

Nicht jeder Stein bat einen Funken, Nicht jeder Tag hat eine Lust;

In Unmut oder Schmerz versunken Ist nur zu oft die Menschenbrust.

Das Leben gleicht dem Meeresgrunde,

Der selten eine Perle zollt, Doch oft mit dem Orkan im Bunde Die Wogen der Zerstürung rollt.

On remarque l'accumulation des métaphores spécifiques du jeune Hebbel*. La deuxième strophe ajoute un leiimotiv qui nous est déjà familier :

Doch wie auf eisige Geflde Der holde Lenz herniederschwebt, Senkt die Musik sich freundlich milde Aufs Herz, wenn es im Sturm erbebt; Und der Erinnrung Blumen keimen Mit Macht hervor aus ihrer Gruft, Wir ruhen unter Himmelsbäumen Der Hoffnung, atmen Himmelsluft ÿ.

La dernière strophe, enfin, apporte non seulement les symboles favoris de Hebbel, mais une comparaison qu’il reprendra dans son Journal et dans une autre de ses poésies :

Und mischt sich auch ein Tropfe Webmut In dieses Meer voll Gôütterlust 6,

Und beugt sich auch in frommer Demut Die sonst so stolz gehobne Brust :

Auch jede Blume muss sich neigen, Wenn abendlicher Tau sie tränkt,

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