Voilà bien der schwar:e Riller de Uhland
2. Cf. Uhland : des Sängers f'luch : « Was Menschenbrust durchbebt..….. was Menschenherz erhebt ». Gœthe : der Fischer « mit Menschenwitz und Menschenlist ». — 3. Cf. supra, 92; cf. Scheunert, D. 7. H., 291.
4. Uhland n’emploie que les ïfambes et les trochées purs et nous allons voir Hebbel adopter complètement sa manière dans les romances suivantes.
5. Cf. supra, 28, n. 5; ne pas oublier l'invitation formelle d'Amalia Schoppe à Hebbel le 18 août 1832 et dans sa lettre du 14 février 1833 elle met à sa Le position sa Sagenbibliothek. Le poète avait donc lancé son appel antérieurement à l'invitation. Cependant il convient de remarquer que la Sagenbibliothek avait paru dès le début de 1832 (cf. Bornstein, [, 304, 311 et 362). à
il ne serait pas inadmissible de donner pour cadre à une de ses - précédentes romänces ! un paysage du Nord. Pour der T'anz la provenance ne fait aucun doute et voici la note qui l'accompagnait dans le Bote : « L'auteur se permet à cette occasion de prier très respecteusement les habitants du pays de l’Eider, si riche en légendes, de vouloir bien lui communiquer quelques-uns de ces trésors si précieux pour l'histoire locale et la poésie, et il se sentirait tenu à la plus vive reconnaissance au cas où il serait gracieusement répondu à sa demande? ». Hebbel songe donc dès ce moment à collectionner et à utiliser les légendes de son pays natal. C'est d’abord que sa passion du concret et son besoin de plus en plus impérieux: de concision lui imposent une abondance de matériaux considérable qui seule lui permettra de préciser les situations, d'individualiser les caractères et de rendre la couleur locale; c’est aussi qu'il rêvait de faire pour le pays dihtmarse ce que Uhland avait fait pour la Souabe; le rapprochement est de Hebbel lui-même’.
Il ne réalisa ces projets que par une seule et très longue romance : die Schlacht bei Hemmingstedt"; qui lui concilia tout à fait l'appui d'Amalia Schoppe et où, dans la strophe des Nibelungen, il raconte les exploits légendaires de 300 Dithmarses qui sous la conduite de Wulf Isembrant® et de la mystérieuse Pucelle d'Oldenwôürden furent victorieux des 5 000 Danois et Holsies renforcés de la fameuse garde noire que commandait le hobereau Schlenz. Fischer a comparé ‘ avec raison die Schlacht bei Hemming- stedt au Graf Eberhard der Rauschebart de Uhland et la strophe des Nibelungen ne constitue que l’une des ressemblances extérieures : lé sujet des deux pièces est l'apologie des prouesses nalionales; Hebbel comme Uhland, plus encore que Uhland, s'efforce de nous communiquer son émotion patriotique; non seulement il entre lui-même en scène comme témoin, mais il s'adresse directement au lecteur et par des exclamations et des questions finit par l’entrainer dans son dialogue enflammé! Les vers paral-
.… 1. Romanzse, NII, 42; cf. supra, 78. — 2, Anmerkungen, #11,
3. Bw., I, 99 (30 septembre 1836). « Gustav Schwab sprach manches mit mir über Dithmarschen und forderte mich auf, Dithmarsche Geschichte zu bearbeiten, wie er und Uhland schwäbische gearbeitet haben... Dir ist bekannt, dass dies ohnechin zu meinen liebsten Plänen für die Zukunft gehôrt.…. etc. cf. W., X, 391. Teleoraphenau/fsatz (1839) : « Wer wie Uhland aus dem roten Vitzliputzi der Sage einen von Schônheit leuchtenden Gott machen kann, den werden wir bewundern ».
4, Vaterländische Romanze, NII, 90. Modeblatler, 1837, n° 12 et 13; puis Bote
- du 19 et du 26 décembre 1833. Nous savons aujourd’hui grâce aux publications de Bornstein, que ce groupe de romances fut composé pendant l'été de l’année précédente (Bornstein, [, 461, 362 et 364), et grâce à la découverte de R. M. Werner (cf. supra, 33, n. 2) que la romance die Schlacht bei Iemminestedt ne saurait être le « publicistischer Aufsatz » que Hebbel mentionne dans son Memorial comme un de ses premiers faits d'armes, cf. Bw., Il. 42, ligne 23 et R. M. Werner, monographie, 36.
5. Cf. la lettre d'Amalia Schoppe à Hebbel de juillet 1834, supra, 33, n. 1 et la lettre du 25 mai 1840. Bw., Il, 42 et note.