‹ HebbelChapitre 73 sur 425 · Cf. supra, 20. 7..Op. cit., 39 et · texte numérisé non relu

Cf. supra, 20. 7..Op. cit., 39 et

lèles que l’on rencontre si fréquents dans Uhland : se retrouvent chez Hebbel :

Das Schwert hätt sie gefressen, doch das war übermatt; Die Flut hätt sie verschlungen, doch die war übersatt.

Le même critique a aussi parfaitement établi la différence essentielle entre la romance de Hebbel et son modèle « celle de Uhland, dit-il, est aristocratique, celle de Hebbel, démocratique ». Aux yeux de Uhland, les héros étaient les rois et les ducs, aux yeux de Hebbel, c'étaient les paysans :

Wer war der tapfre Bauer ? — Sein Nam’ wird nicht genannt,

Im Himmel giebt es Einen, dem er gewiss bekannt.

et voici le vers final, celui qui certainement à ses yeux couronnait le poème :

Die Dithmarschen wären Bauern ? Sie môügen Herren sein!

On pourrait être tenté de suspecter ce libéralisme après certaines déclarations de Hebbel. Ne lisions-nous pas dans son Ringreiterfeste:

Unruhe machen sitzt in der Art

Der Herren mit Bart und ohne Bart.

Unter Hundert will kaum einer das Gute,

Neun und neunzig trotzen mit frechem Muthe;

Es muss die Menschheit einen Reiter haben,

Bald muss sie im Schritt geh’n, bald galloppieren, bald traben.

Und wer diess noch nicht kann versteh’n

Darf nur auf ein übermüthig Ross zu seh’n.

Et que l’on ne prétende pas que, dans cet allemand de mauvais

aloi, l’adolescent ne faisait que gauchement mettre en vers des idées empruntées et encore imparfaitement assimilées. Nous avons indiqué déjà à plusieurs reprises que Hebbel est de prime abord et demeurera toute sa vie conservateur. Et nous avons indiqué aussi comment se faisait pour lui la conciliation d’antinomies qui ne sont aucunement irréductibles : son sincère amour de la liberté et sa convicüon profonde que l'ordre et l’autorité sont indispensables. C’est que la liberté dont rêve cet adolescent précoce et sensé est la liberté vraie, celle qui s'oppose à l'anarchie et se confond avec la loi. Et puis, cultivant de bonne heure les classiques, n’était-il pas à bonne école‘? à ’ 1. Ich kenne wohl den Eber, er hat so grimmen Zorn, Ich kenne wohl die Rose, sie führt so scharfen Dorn. (Der Ueberfall im Wildbad.) Drein schiesst man glüh’nde Pfeile; wie raschelt’s da im Stroh! Drein wirft man feur’ge Kränze; wie flackert’s lichterloh, (Die drei Künige zu Heimsen.) Wie haben da die Gerber so meisterlich gegerbt, Wie haben da die Färber so purpurrot gefärbt. (Die Schlacht bei Reutlingen), etc., ete.

2. VIT, 8. — 3. Cf. supra, 3, 18, 18, — 4. Cf. supra, 36 et 37.

| ee Ê

nm

Page 1