Cf. supra, 57. — 6. VIT, 101, Modeblütter, 1833, n
7. Cf. der Lehrling der Griceken (Môller, 6), Hebbel, suivant plus tard l'exemple de Gœthe, n'employa plus les mètres imités de l'antique. Cf. T., 5361, 18 décembre 1854. « Es ist bis jetzt wenigstens immer misslungen, von Klopstock und Voss an bis auf Platen herab; nichts von Allem, was versucht wurde, lebt im Volk » cf. Bornstein, I, 370 : « Hiermit nimmt Hebbeil Abschied von den antiken Metren; er verwirft sie später principiell mit Ausnahme des Distichons, für das er sich auf Schiller und Gœthe beruft ».
8. L'éditeur critique n'eut plus à faire de retouches, comme il l’essaya pour les deux précédentes odes; cf. supra, 42, n. 4 et 43 n. 5.
9. Au sujet de cette genèse, cf. Scheunert, D. j. H.,211. Quant à la métaphore, ce n’est pas la première fois que Hebbhel arrive à une ingénieuse combinaison d'éléments botaniques et d'éléments cosmiques; ef. die drei grossen Tage (VII 64, v. 13 à 15). : ME T VS
Wenn einst in den Schlund der Nacht, der gräulich sich erweitert, Ein Blümlein in den Abgrund fällt..…
10. Nous retrouverons plus tard fréquemment ce motif de la pluie de fleurs.
Aber ich dachte und rief es laut :
Erde, wie bist du so schôn! Wabhrlich du kônntest mich Reizen, dass ich zu sterben geh’;
Schläft es sich auf dir so süss, Erde, wie sollte nicht Süss auch in dir der Schlummer sein!
L'autre ode, intitulée der Kirchhof?, est en strophes alcaïques, mais 1ci encore se rencontrent des incorrections*., On peut cependant se contenter, étant données les difficultés de l’imitation en allemand des mètres antiques, de lire le poème sans scander par trop schématiquement ; on sera alors surpris de la plasticité musicale de ces strophes et surtout de la troisième :
, Das dumpfe Beinhaus mit dem Gegitterwerk, Dem runden, und dem grauen verschlossnen Thor —
Es schien den Sensenmann, den grüssten Mäüher, der nimmer ermüdet, zu bergen.
Rythme, allitérations, vocalismé, tout est, dans ces vers, en harmonie parfaite avec le sujet. Hebbel y reprend le problème de la mort que nous avons maintes fois déjà rencontré“, et les métaphores macabres ne sont pas non plus nouvelles pour nous° mais, outre qu'elles ne sauraient être nulle part mieux à leur place, elles sont ici remarquablement expressives :
Die kahlen Bäume stierten mich seltsam an, Wie aufgestand’ne Todte, die nur den Sarg, Nicht Ruh’, erhielten; in den Zweigen : Hüpfte der grausige Vogel des Todes.
Après avoir développé avec une véritable maëstria un motif diamétralement opposé à celui de la pièce eën Mittag, l'épouvante du tombeau après l’attirance du dernier sommeil, la chute est tout à fait dans la manière de Heïine et rappelle le dénouement de Ær und
Ich :
Da hôrt ich’s rasseln, horch’! und das graue Thor Sprang knarrend offen, aber ich stürzte fort —
« O Gott! ich kann ja jetzt nicht slerben! »
Als ich mich umsah, da — war es der Küster!
De l’année 1834 nous avons déjà’ mentionné et analysé la pièce
zur Vermählung Mohrs et réservé les romances qui ont été admises
par Hebbel dans ses recueils. Le bilan du reste comprend d’abord trois distiques parus dans le Bote sous l'anonymat. Le premier, der Taucher$, reprend une métaphore familière à Hebbel :
1. Cf, aux v. 8 et 16, Scheunert, D. 7, 4., 81: « Traum und Schlaf als Spender von Ruhe und eines Vorgefühls der Seligkeit ». >
2, VII, 100, Modeblätter, 1833, n° 36. An Leopold. Il s’agit certainement ici de Leopold Alberti que nous connaissons déjà; cf. supra, 28.
3. À l’avant-dernier pied du quatrième vers de la strophe alcaïque il n’est pas permis de remplacer le trochée par un dactyle; la seule licence est, au dernier pied, facultativement le trochée ou le spondée. ;
4. Elegie (VII, 22, supra, 42), der Quell (VII, 16, supra, 53), die Toten (supra, 97), dèr Knabe (VIT, 116, supra, 109).
5. Cf. Gott (VII, 77, supra, 99, n. 9), die Kindesmürderin (VII, 68, supra, 112 et v. 28 : « das war meinem Glücke der Leichenstein »). Ç .
6. Cf. supra, 67. 7. Cf. supra, 38. — 8. VII, 240; Bote, 16 janvier 1834; cf. la ballade du même titre chez Schiller.
Sprich, warum steigst Du hinab, in nachtumschatteten Abgrund ? Perlen suche ich mir, sie birgt die Tiefe alleïin 1.
Voici le second, signé de Hebbel, au moins par le contenu qu'il exprime :
Gedanlie ?. .
Wandle geradeste Wege! sie sind die kürzesten immer, Pfade der Wahrheit und Kraft führen Dich sicher zum Ziel.
L'autre, enfin, reprend le distique de 1830 : Æins sei ewig et exprime comme lui les avantages de la concentration :
Nicht ins Weite und nicht in das Einzelne splittre die Thatkraft. Sammle Dein geistiges Licht für einen grossen Gedanken. Et la métaphore qui suit est aussi opportune que grandiose :
Nur, weil die Stralen, erhellend den Weltraum, einet die Sonne, Ist sie Sonne, und thront herrschend und segnend im All.
Hebbel se souvient encore au déclin de sa vie de la pièce Vogelleben, que l'éditeur critique range à la fin de l’année 1834, sans être bien certain de la date’. Les deux strophes que le journal nous en conserve ne sont pas mal venues :
Du blicktest in Geduld, Gehüllt in dein Gefñeder,
Vom kahlen Zweig hernieder, Vom Sturm noch eingelullt.
Und ruhig trankst du auch, Im Sterben noch zufrieden, Den dir ein Gott beschieden, Den letztèen kühlen Hauch!
Schéunert leur a consacré de longs développements? et établi le commentaire philosophique qui constitue bien évidemment l’arrièrefond de ce gracieux tableautin. Il en rapproche plusieurs aphorismes$ du journal traitant des rapports de l’art avec l'univers et de son influence apaisante. Mais ce qu'il dit de la forme nous paraît plus intéressant encore et c’est avec raison qu'il signale la parfaite adaptation du rythme et de la rime à l'inspiration, et des moindres détails de la technique aux divers motifs, à chaque expression, à chacun de ces mots gros de signification mystique. Il convient de ne pas négliger non plus de noter les allitérations et les assonances qui, non seulement lient un vocable à l’autre, mais relient les deux strophes entre elles, si bien qu’on se demande ce que le reste du poème, que l’auteur nous dit n'être qu’un fragment, aurait bien
1. C£. supra, 85 sq. — 2. VII, 240; Bote, 27 février 1834. — 3, NII, 241: Bote, 2 octobre 1834 : gross sei in Einem.— 4. Cf. supra, 62. sr
5. VII, 120; cf. T., 1908 (9 février 1840) et 6137 (9 mai 1863) : « diese Verse gehen mir den ganzen Tag im Kopf herum, sie stammen aus einem alten schon in Wesselburen entstandenen und verbrannien Gedicht, worin ich das Leben eines Vogels schilderte. Wie das längst Vergessene so plôtzlich wieder auftaucht! » cf. Armerkungen, 414 et Bornstein, 1, 375. 0