‹ HebbelChapitre 85 sur 425 · CÉ. supra, 87 et · texte numérisé non relu

CÉ. supra, 87 et

8. Scheunert, D. j. H., 17 et 18. Erhebende Wirkung der Freiheit; 28, der Tod als ein Geschenk Gottes; 42 et 43 : Definition der Schuld. Verwandtschaft mit dem Begriff der Sünde.

9. VII, 125, Modeblätler, 1835, n° 13. Scheunert estime très possible que

cette pièce ait été inspirée par Elise Lensing (Cf. Scheunert, D. 7. /1.. 123 et n. 5). Nous anticipons cette pièce de Hambourg pour l’étudier dans le cadre d'inspiration absolument analogue que représentent certaines pièces des derniers mois du séjour à Wesselburen.

Bis in einer heil' gen Stunde Die verwandte Seele naht, Die, indem sie unverweilt Sich und uns auf ewig heilt, Ausersehen ist, zu sagen,

Dass man längst geblutet hat!

Voilà donc encore repris ce problème de l'amour, dont la pièce Melancholie einer Stunde! vient de nous offrir le plus récent spécimen. Scheunert? jalonne très judicieusement par deux aphorismes du journal? les deux hypothèses différentes par lesquelles Hebbel s'efforce d'expliquer la nostalgie de l'âme humaine : en 1835, c'est encore la conception eudémoniste d'une sorte d'anticipation de félicité divine dans les rencontres terrestres de l'amitié et de l'amour *; en 1846, ce sera la genèse purement monadale des rapports de l'individu et du cosmos. La poésie die Seele est à situer tout entière dans le premier de ces systèmes.

C'est exactement la même conception qui se retrouve dans les strophes auf eine Violine*, composées à la même époque et où Hebbel symbolise toujours l’état nostalgique de l’âme par une blessure que seule l’âme sœur pourrait comprendre. En voici une strophe, qui dénote chez le jeune paysan de Wesselburen une conception de la musique 5 assez délicate pour faire songer le lecteur français aux admirables vers de l’Agonie de Sully-Prudhomme :

Doch, wenn ich’s recht bedenke, Wenn ich ins Labyrinth

Der Tône mich tief versenke Die dir entklungen sind —

Da ruf ich aus mit Thränen :

Bleib ewig unbewusst !

Solch Weh’ und solch ein Sehnen Trägt keine lebendige Brust !

Une autre poésie, à peu près de même date, das Abendmahl des Herrn', témoigne encore de ce renouveau de mysticisme. Dans la pièce Gott$, nous avons vu Dieu servir de trait d'union entre l’homme et la nature et montré qu'il était indifférent à Hebbel de faire jouer ce rôle au Dieu chrétien ou à une divinité païenne; c'est ici le Dieu chrétien qu'il met au centre de sa pièce symbolique. Il est facile de se rendre compte de la parenté d'inspiration avec la précédente et aussi avec le Stammbuchblatt à Emilie Voss :

Ja dies Mahl — es geht auf Tod und Leben, Nie empfängt’s, wer hier nicht Heil gewann;

Nicht, weil Gott dem Sünder es nicht geben — Nein, weil er’s nicht fassen kann.

Il est bien évident que Hebbel cherche à montrer la conciliation de

1. Cf. supra, 132. — 2. Scheunert, D. 7. H., 124, — 3. T., 90 (1% août 1835) et Pre (3 octobre 1846). — 4. Cf. supra, 55. — 5. VII, 120, Bote, 1 janvier 1835.

6. Cf. supra, 10%, la poésie Musik; et T., 25 (Hambourg, 20 avril 1835; .

ou les idées ultérieures de Hebbel sur la musique, cf. Scheunert, Pantrag., 238 et suiv. UE

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