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CHAPITRE XII

Afxos LE LOUP, 179 MOLOGH, UOAOX MARS, LIAN2 COMBAT.

La planète qui porte le nom de Mars était appelée par les Grecs l’étoile de feu (3): “Aons Mars, areo brûler. Mars paraît être le soleil avec des influences tantôt salutaires, tantôt funestes : "Agne Mars le bélier brise, renverse; le bélier était une machine de guerre dont les anciens se servaient pour abattre les murs des villes assiégées (2oak1 bélier, machine de guerre); on donne encore le nom de mouton à une masse de bois ou de fer dont on se sert pour enfoncer les pilotis. Mavors, qui dévore les hommes, était un surnom du dieu Mars, personnification de on la guerre ou de «= le lion carnivore. Virgile et Horace donnent aux loups l’épithète de martiaux. Le Soleil, le Temps, prend la forme du chien enragé ou du loup affamé qui parcourt le désért en cherchant sa proie : Xxos loup ravisseur, xuxé dévorer, déchirer, mettre en pièces (4) : PP?, D mordre, lécher, laper. « Benjamin, dit Jacob à ses derniers moments, est un loup qui déchire ; le matin il dévore la proie, et le soir il partage le butin. » (Genèse, xLix, 27.) Le démon est ordinairement comparé au loup, au lion, et en Orient comme en Occident on répète cette prière : « Délivrenous du loup,» que l’on trouve aussi dans le Rig-Véda. « Délivre mon âme du loup dévorant, » disent les chrétiens abyssins. De semblables supplications sont répétées par l'Église catholique dans les hymnes chantées à l’office du soir.

Dans l'expédition qu'il entreprit pour conquérir l’univers, Osiris ou le Soleil était accompagné de ses deux fils, Anubis sous la forme du chien, et Macédon sous celle du loup : le chien accompagne Osiris lorsqu'il amène la clarté, le jour, et le loup lorsqu'il amène l'obscurité ; de là le proverbe : entre chien et loup (5). Mars était représenté par une lance, et le loup était. consacré à Mars, dont le gluive dévore onû

(1) La fourmi est nommée en grec pipuos, püpuné, et de là sont formés les mots uoumxix fourmilière, multitude,

foule, uvoundév, fourmilière, uuounxia démangeaisons, uuppmtito avoir des démangeaisons, etc., etc. ; en cymrique, elle

est appelée myr, myrionen, en cornique murrian, en armoricain merionen, En PCTSAN j »°, 8R)

C’est sans doute l'instinct attribué à la fourmi de ramasser les.grains de blé qui l’a fait placer sur des monuments relatifs à Cérès : sur l’un on voit ces insectes à ses pieds, sur un autre, ils sont attelés à son char. (Sainte-Croix, Mystères du paganisme, 1. Il, p. 234.)

(2) F. Portal, Les symboles des Égyptiens comparés à ceux des Hébreux, p. 60, 61.

(3) Guigniaut, Religions de l'antiquité, 1. IX, u° partie, p. 650.

(4) CE loup, GENE saisir ; pers. SSS, rus, volk, slav, vülkü, Adxoc lupus, de vlupus, Mulpus-

(5) Lorsque le soleil redescend, l'obscurité, la nuit ou Latone est transformée en louve : Auxuiva la louve ou Aôyn

. ° e e , FRS 4 l'obscurité, la nuit, accouche du loup : X6xoç le soleil du matin, Axe la lumière du matin, celle de laube, d’où Aeuxés

nn les chairs dans le combat (4). œufs la mie est un monstre fabuleux qui dévore les enfants. Ces allégories figurent le Temps cruel, Saturne dont ‘n5 la dent ne peut se rassasier. La dent mâchelière broie comme la meule du moulin, et le temps consomme, détruit les monuments les plus solides comme yon le ver vorace, de y1b, yyù avaler, lécher: p, po est une onomotapée du gosier qui dévore. Mars gouverne le fiel, siége de la bile, de la colère ; il est querelleur, et 239, n3%, p® signifie railler, balbutier, parler un langage barbare, parler avec témérité. Il a la voix forte, puissante, et quand il est blessé dans la mélée, il pousse un cri tel que celui de dix mille guerriers qui crieraient à la fois. Phobos et Deimos (l'Épouvante et la Crainte), ses fils, attellent ses coursiers et marchent devant son char avec Éris (la Discorde) «MA planète de Mars, TT terrible.

70 nb — joue, mâchoire ; as) barbe.

71 ÿ9 gosier, gueule; AG bouche.

pop, y absorber, dévorer.

“ EN e atT avide, insatiable, NS ali-

ment, nourriture.

NnRMb, nn nb chald. mâchoire.

Ga N, KA lécher, laper.

0ÿb rac. syr. (en chald, np par apposition), manger, prendre de

lanourriture; &$aS mâchoire, Lasas menton, mâchoire:

AGOU, AAXUH morceau de pain,bouchée; AAUA2T LE x) goulu; Abu porreau, légume,

po (AD manger, dévorer.

ci nourrir, at nourriture.

Le

pyon goulu, Join ver.

o7Lo chald. consumer, absorber, oyto sauterelle, 89.

onb broyer, manger; pain, nourri-

039 chald. goûter, manger.

ture; LS chair, pain; Axulalamie,

voÿ) nYDb chald. limax, limace:

monstre qui dévore; voracité. ob chien 5 LS) lécher, manger. onb combattre, bn LIA AZ,

UAAD combat. FFE tomber, <

mourir (le soleil).

72 4n? Sansa, aa AN lécher, sucer

229, Myvos, friand, Aelyw AGXE, AXE lingo, AIL lefen, Angl.

to lick, Th, EUIT goûter.

& pa, ppô Gs, PP? lécher, brouter

00 rac. inus. Ju) sucer , 700 suc. (GS manger, lécher.

14 goût, saveur, Éd racemus, provenc. ragin raisin; langue, organe du goût.

en léchant; vieux lang. lico, ha, no Qt QA'L langue; tu?

TT lécher, sucer. y“) K

pr sauterelle, ver.

calomnier, accuser.

blanc. Chaque jour le soleil assassine, dévore la louve sa mère, parce que chaque jour le soleil levant dissipe l'obscurité de la nuit : Aëxos loup, soleil; Auxdw dévorer, de même que 3Nï loup, 3ñ7, 2ñ% briller comme de l'or; hat immoler, sacrifier 188. Le soleil est le loup ravisseur, le sanglier qui tous les jours immole quelque victime, comme Moloch ou Lycaon. À

* (1) Mars est la divinité qui souffle le feu des combats, qui se plaît au carnage, et dont les fureurs dépeuplent la terre. Une de ses principales épithètes était celle d'Enyalios, le belliqueux. D’autres surnoms de Mars le présentent comme renversant les murailles des villes, moissonnant leurs défenseurs, se souillant de meurtres et changeant de parti pour mieux assouvir sa soif-du sang ; en un mot, l’Arès homérique, le Mars populaire des Hellènes, est la personnification de la guerre sous tous ses aspects. Guigniaut, Religions de l'antiquité, tome II, n° partie, p. 645.

Mars ouvre au printemps la carrière de l’année et celle des combats, de la lutte nécessaire au développement du monde: son pouvoir mâle et fort est celui d’un dieu générateur et vaillant, et le glaive ou la lance ont évidemment trait à la terre dont le sein s’entr'ouvre aux influences célestes, De l'alliance de Mars avec Aphrodite, avec le principe de toute union, résultent la vie sans cesse renouvelée de la nature et l’éternelle harmonie du monde. Guigniaut, ibid., p. 642, 643.

Eat" Rae

pp rac. inus., Ar, Ll, Lt adhérer, s’attacher, d’où np jile sangsue.

TNT, ST sangsue,

0ÿ9 chald. et syr. manger, Dj} manger avidement, dévorer 109) voracité : a “(OA dent mo-

” laire ; pnh ) mordre , mynon dents mâchelières, g0A Tdi" joue, mâchoire, w10) ADR pétrir.

on dévorer; Won sauterelle, Cd no ôter l'écorce, nettoyer ; chenille, ver. nbo fleur de farine.

73 359, 17), pù parler téméraire- Te) rire, se moquer, kw6d, AwGEU, ment, parler un langage barbare, Xw6n; TU parler.

parole, discours.

a ÿ ? balbuti ) mé- SE bodiner 90, 30», 159 albu er, 1ÿ5 parler témé is rire, être gai.

Le rairement, 1ÿ0 dérision; TT bé bal dérision, jeu. : / * ENT EURE eee parler, crier, Aéyw lego loquor;

AAXI importun dans ses demandes, AL. fachen, Ang, laugh.

Ts menacer, se moquer.

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