‹ Hector Berlioz et la société de son tempsChapitre 25 sur 28 · Chapitre I. — Au pays de Beruoz · texte numérisé non relu

Chapitre I. — Au pays de Beruoz

Page 2, ligne 26. « 11 eut ainsi, dès son enfance, le spectacle des Alpes sous les iyeux. » Ce sont les propres termes en lesquels Berlioz s'exprime dans l'autobiographie qu'il rédigea à l'occasion de son premier voyage en Bus&ie, et dont le manuscrit autographe est conservé à la Bibliothèque Impériale de Saint-Pétersbourg. Voy. Octave Fouque, Les Révolutionnaires de la musique, p. 192.

Page 6, lignes 3 et suiv. Gaz, mus., H mars 1849.

Page 7, ligne 2. Voir le texte do l'acte de naissance et de baptême de Louis Berlioz dans la Rev. mus. du 15 août 1903 (publié par M. A. Lascoux).

Page 7, ligne 17. L'acte do naissance d'IIoctor Berlioz qualifie le père « officier de santé ».

Page 7, ligne 22. « Avant que l'hydrothérapie... » Sur ce sujet, voir La Côte Saint-André, par l'abbé Gi.ekc Jacquier, cité par Hipp., p. 84.

• Page 7, lignes 28 et suiv. Voici le passage entier de Trousseau : « L'acupuncture était entièrement inconnue des médecins grecs, latins et arabes; elle ne fut introduite en Europe que vers la fin du XVII» siècle par Then Rhyne et Kaempfor. Cette méthode était de temps immémorial pratiquée en Chine et au Japon... Elle fut indiquée par Then Bhyne et Kaempfer plutôt comme une chose curieuse que comme un remède très utile et resta ensevelie dans le plus profond oubli jusqu'au moment où Berlioz de Lyon tenta de la ressusciter {Mémoires sur les maladies chroniques, etc. Paris. 1816, p. 298). Il faut avouer que les faits rapportés par ce médecin, que son style et que les singularités dont son livre fourmille, étaient peu propres à encourager les praticiens à tenter l'acupuncture. Cependant, W. Hairae, de Tours, l'essaya dans un cas de hoquet convulsif, et Bretonneau, qui avait été appelé en consultation par ce médecin, tenta immédiatement une série d'expériences sur l'acupuncture, et fixa la place étroite que ce moyen devait occuper clans la thérapeutique. » Traité de thérapeutique et matière médicale par Troisseau et Pidoux, 3« édition, 1847, t. 1, pp. 856-57.

Page 8, lignes 22 et suiv. Voir sur l'ensemble de ce paragraphe, les indications des Mémoires, ii, iv, x, lviii : Corresp. inéd., p. 105; Hipp., 177.

Page 10, lignes 27 et suiv. Voir les trois lettres de Berlioz à son

325 HECTOR BEHLIOZ

nèiv ainsi quf saU'ltiva LpsueuiMlans rAppon.lice ilc la t^o/re*/), inéil 2« éditiuii. i>p. 358 et suiv. La ilate de I8f 8 inscrite par hypothèse sur la lettre p. 360, la plus importante, est erronée (la CorresD inéd. fourmille d'inexactitudes de ce genre); plusieurs détails dutevte inditiuenl que cette date est 1830 (composition et projet d'exécution de la Symphonie fantastique, espoir d obtenir undes deux prix tle l'Institut, etc.). L'on voit par cette lettit> que le docteur Berlioz s'intéressait aux travaux de son lils au point qu il son- «eait à faire le vovaf^e de Paris pour venir entendre son œuvre, et c'est celui-ci qui, n'étant pas sur que l'audition aurait heu. nosa pas l'engagt'r à venir : prudence justifiée. puis(iue l'audition, pi-ojetée pour \o 30 mai 1830. ne put pas être donnée, ainsi quilest dit au vingt-sixième chapitre des Mém. Cf. Lel. int. 70.

Page 11, lignes 7 et suiv. Mém., lvui.

Pa^e il lignes 20 ot suiv. Les objets décrits ici sont conservés par une nié(;e du compositeur; M- Chapot, qui a bien voulu me permettre de les examiner.

Page 12, lignes 28 et suiv. Cf. Hipp., 88 et suiv. 176 et suiv., et Métn,

Page 13, lignes 20-21. Carres, inéd. App. 359. Page 14. ligne 3. Id., id. App. 367..

Page 15, lignes 27 et suiv.

Pa-^'c 14, lignes 27 et suiv. Voir le texte intégral do l'acte do naissance d'Hortor Berlioz dans la Rev. mus. du 15 août 1903 (publié par M. Lascoux).

Page 10, ligiuîs 5 «'t suiv. Cf. Hipp., 152, et les Mémoires. Page 16, lignes 29 et suiv. Let. Berl. Wittg. 95-97. Comparez à ces impr<^ssi«Kis virgiliennes celles du chapitre xxxvii des Méiu. [Voyaf/e eu Italie}.

Page 17, lignes 25 et suiv. Lettre inétlite (publiée par nous dans le Temps du 13 août 1903, collection Gh. Malherbe) ; Corr. inéil, p. 63.

Page 18. lignes 6 et suiv. Les documents relatifs à l'activité di^ la musi(iue de la Garde nationale à la Cote Saint-André, de 1805 jL 1822 ont été rassemblés par M. Jean Celle, directeur de l'Ecolf primaire supérieure de la ville, secrétaire archiviste et l'un des l»lus actifs promoteurs de l'oeuvre du Musée Berlioz. Ce musée, installé dans une salle de la maison Berlioz,, a été inauguiv !•' 2;i août 1903.

Page 20. ligne 12. La seule indicalion que nous possédioas aui* Jo répertoire de la musique de la Garde nationale est fournie p«c une pièce de 1817, établissant qu'un marchand de musique fte Lyon fournit liuit morceaux de musique, ai^rangés pour les instruments de la bande militaire^ au prix de 12 livres l'un.

Page 25, musique. Ce thème est exposé deux fois dans l'introduetion de la Symphonie fantastique. Son développement est plus complet à la reprise. Il est en ut mineur : nous l'avons transposé d*une quarte au grave alin d'en mettre la tessiture mieux en rapport avec le diapason de la voix humaine.

Page 26,.lignes26 et suiv. Con\ inéd,, 100.

Page 27, lignes 14 et suiv. Mém., xt.

Page 33, lignes 25 et suiv. Sur les souvenirs de Berlioz à Meylan, l'auteur de ce livre se permet de renvoyer le lecteur à la préface de son livre de Chansons populaires recueillies dans les Alpes françaises (Savoie et Dauphiné), pp. xii à xvi do la préface, où il est question du même sujet à un point de vue particulier.

Page 34, lignes 22 et suiv. Voir un article de la Chronique médicale du !•' mars 1903 sur la Carrière médicale de Berlioz,

Page 35, lignes U et suiv. Il est facile de suivre l'ordre des faits exposés en se reportant à la Corr. itiéd., aux Let. int., ainsi tiu^aux Mém. qui, à la vérité, manquent de précision quant aux #lates.

Page 37, lignes 1 et suiv. Au sujet de la scène idyllique de la promenade de Berlioz avec sa sœur Adèle, racontée dans les Mém.t Postface, cf. le récit fait, en des termes presque identiques, dans les lettres à la princesse Wittgenstein, 149-150, et

Page 37, lignes 20 et suiv. Cf. Hipp., 96-7. 11 est difficile d'admettre toutes les observations que cet auteur présente au sujet de Prospcr Berlioz. Quant aux mentions faites par le compositeur dans ses écrits, s'il est vrai que, dans les Mém. y il n'a pas dit un mot de ce frère qui a tenu si peu de place dans sa vie, il ne l'est pas qu'il n'en ait jamais parlé dans ses lettres : outre qu'il le nomme, ainsi que le signale M. Hippeau lui-même dans un dernier paragraphe (non un post-scriptuni) d'une lettre écrite à son père (non à sa sœur), on 1828 [Corr. inéd., p. 366), on peut on lire une autre mention dans une lettre de Berlioz à son lîls (1861, Corr. inéd.. 285), où il dit ceci : « ... mon père, ma mère, mes sœurs, mon

328 HKCTOR BEULIOZ

frère... ï»sl-co que je no les aimais pas ? » Voir encore la 8» lettre iï Thomas Gounet, du 25 août 1832 : « Je mène mon petit frère à la chasse au filet. »

Page 38, lignes 4 et suiv. Corr. inécL, 323.

Page 40, lignes 2^-27, Corr. inéd., 339.

• Page 42. lignes 2K-28. Erxest Reyer, Noies de musique, 268.

Page 42. lignes 10 cl suiv. Voir la notice biographique par Daniel Brhnahd en t»He tle la Corresp. inéd., 59-60, et surtout le compte rendu public dans la Revue el Gazelle musicale du 23 août 1868, signé Mathieu de Monter (témoin oculaire), dont nous extrayons les lignes suivantes : « Hector Berlioz avait accepté la présidence d'iionneur. Son apparilion au banquet a provoqué une émotion indicible et des applaudissements enthousiastes. Une couronne d'or a été posée par le maire de Grenoble sur la tète du maître, qui à Theurc présente n'a plus d'envieuK et appartient déjà, quoique vivant encore, à riminortalité. Cet épisode véritablement imposant de la fête, et auquel un violent orag.î subitement déchaîné et s'engouffrant parmi les fleurs et les lumières de la salle du banquet ajoutait un caractère en quelque sorte fantastique, revient de droit à l'histoire artistique contemporaine. »

Chapitke II. — Berlioz et la vie romantique Page 46, lignes 24 et suiv. Mém., m.

Page 47. lignes 1-3. Corr. inéd., p. 67 (lettre à Ferdinand llillor).

Page 47, lignes 11 el suiv. Mém., xl.

Page 48, ligne 30. « J'ai l'amour de l'amour ». Cor7\ ine'd., 203 (lettre à d'Orligue, 17 janvier 1H54).

Page 53, lignes 9 et suiv. Si des lecteurs objectaient qu'ils connaissent déjà ces documents, que nous leur présentons comme originaux, nous nous permettrions de répondre qu'en effet nous les avons déjà publiés une pi*emière fois, dans un article intitulé Ophelia en 1827, paru dans le Méneslrel en 1886, et que MM. Edmond Hippeau et Ad. Jullien les ont reproduits en partie dans leurs livres postérieurs, citant d'ailleurs obligeamment leur source.

Page 58, lignes 25 et suiv. Mém., xviii.

Digitrzed by CjOOQ IC

Page 61, lignes 4 et suiv. D'Ortigue Le Balcon de TOjo^ra, 1883, p. 30(i.

Page 61. lignes 12-15. Cette phrase, que nous citons d'après le récit de d'Ortigue, se retrouve toute semblable (à quelques mots près) dans une lettre à Humbert Ferrand du 6 février 1830. Lef. int., 64.

Page 61, lignes 16 et suiv. Mém., xxiv.

Page 62, lignes 2 et suiv. Let. int.

Page 63, lignes 20-21. Afém., Postface.

Page 63, lignes 23 et suiv. Corresp. inécL, 67. Mém., xviii. Sur V Élégie en prose, cf. Lei. int., 63, 71-72.

Page 63, lignes 32 et suiv. Let. int., 64.

Page 64, lignes 9 et suiv. Let. int., 65. — D'Ortigue, le Balcon de l'Opéra, 3Ô7.

Page 64, lignes 16-18. C'est évidemment à cette recherche que se rapporte l'indication suivante de la Notice sur Berlioz de M. Daniel Bernard {Corresp. inéd., p. 26) : (< Liszt et Chopin le suivirent, toute une nuit, à travers la plaine Saint-Ouen. » Cette phrase a été fort reproduite. 11 est certain qu'elle est d'un bel efïet. Liszt et Chopin courant à, travers champs, par la nuit, cherchant la trace du jeune maître désespéré, — tels Horatio et Marcellus sur l'esplanade en quête du prince Hamlct, — cela est un tableau de mœurs romantiques dont je ne méconnais pas le caractère. Il n'a manqué qu'Eugène Delacroix pour le peindre. Le malheur est qu'en l'hiver de 1829-1830, époque où se place la scène, Chopin était à Varsovie...

Page 65, lignes 16 et suiv. Let. int., 51, 53 : Coi'i'. inéd., 3« édit.. 365. 8ur la date de cette lettre, voir ci- dessus note de la page 10, lignes 27 et suiv.

Page 65, lignes 22 et suiv. Corr. inéd., 67.

Page 65, lignes 26 et suiv. Sur tout cet épisode, voy. Mém., xxviii et xxxiv, et cf. Hipp., chap. xi, xii, xiii. Voir aussi les deux volumes de lettres, suffisamment désignés dans le texte pour qu'il soit inutile d'entrer ici dans les détails.

Page 68, lignes 12 et suiv. Voir, outre les Afém., Corr. inéd.,

Page 68, lignes 28-30. Cette tentative de suicide est révélée par

330 HECTOH BERLIOZ

la l»»ttnî que Uerlioz tVrivit ù Horace Vernetau lendemain do cet alU'ntat, 18 avril 1831, du village do Diano Mariana : « Un instant de voiiipo, la plus inconcevable faiblesse a brisé ma volonté; je m»' suis abandonné" au désespoir d'un enfant; mais enfin j'en ai r-tr- quilt»' pour boii-e Teau salée, otro harponné comme un saumon, diMneuror un (luart d'heure étendu mort au soleil et avoir dos vomissements violents pendant une heure. Je ne sais qui m'a retiré; an ma cru tombé par accident des remparts de la ville. » L'auteur (U* la notice qui ouvre la Correspondance inédite^ reproduisant un fragment de cotte lettre, a substitué : « On m'a vu ioiuber par accident » au.v mots authentiques : « On m'a cru tombé. » La nuance est plus qu'appréciable. Cette fâcheuse altération d'un texte important a été relevée par M. Adolphe Jullien ilans un ch's derniers chapitres de son livre, Hector Berlioz, p. 3:.0.

Pa^'o 09, lij;nos 19 et suiv. Hipp., p. 227. Cf. l'article d'Alfred Krnst dans la Grande Encyclopédie.

Paf^'o 70. li^'nos 14 et suiv. Voir particulièrement Me'm., xl.

I»aî?e70. ligne 47. Ui. BerL Wiftg., 436.

Pago 71. lij^'nes 7 et suiv. Voir au sujet des rapports de Berlioz »'t Meiiilolssohn, lo 3'' chapitre ci-après : Berlioz et les rnusiciem de ,son temps.

Wi'r^c 71, lignes 20 ot suiv. Corresp. inéd., 99. Sur l'opinion favorabl«A dos daines Vornet à l'égard de Berlioz, cf. Eknest LeoorvÉ. Soij-finfe an^ de souvenirs.

Page 74, lignes 47-20. Lef. à (iou., 28 novembre 4834.

Pago 72, lignes 1 ol suiv. Lef. à Gou.^ 44 juin 1831.

Page 72. ligne :J3 ot pago 73. Voy. Let, int., 28, 30, 34. 64. 68. 70, 73. — Mêtii.. xxvi. — Corresp. inéd., App., 360 (lettre de Berlioz à son i)èi'o. datée par errour, dans le livre, de 1828 ; cf. cidi'ssus, note i\o la i)ago 10).

Page 73, lignes 45-20. « Je viens de sanctionner ma résolution pai- un ouvj-age dont voici le sujet qui sera exposé dans un programme », T'crit Berlioz le 16 avril 4830. Ce programme est, à ipiclques mots près, celui que nous connaissons par la partition (le la Symphonie fantastique : dans la dernière partie cependant. à l'endroit où la mélodie reprt'sentant la femme aimée reparaît « ayant perdu son caractère de noblesse et de timidité » Berlioz introduit ces mots : « Elle n'est plus qu'une courtisane digne do ligiirer dans une telle orgie. » Au reste, moins d'un mois après, lo

NOTES, IlEFEUENCES ET DOCUMENTS 331

13 mai, il écrivait encore : « Ce n'est pas dans un esprit de vengeance que j'ai écrit le Songe d'une nuit de Sabbat. Je ne veux pas me venger. » Let. int., 65 ot 70. Le même recueil donne en plusieurs autres endroits des preuves que, même aprèsia rupture^ la pensée d'Henriette est toujours présente à l'esprit do bcrlioz, fût-ce pour la haïr. « Cette mallieureuse fille Smithson... » (23 août 1830). « Je pense à la malheureuse Ophelia : rjlace^ froid, terre humide, Polonius mort: Hamlet vivant..,» (octobie 1830} Ut. int., 78, 81, etc.

Page 74, Ijgnes 16 et suiv. « Il reprit le chant delà romance... » Mémoires^ iv.

Page 74, ligne 31, à page 79. Mêm., xliv. — D'Ortic.ue, le Bcdcon de VOpéra, p. 318. — 1Ip:nhi Heine, Zoc. cit. — Théophile Gautier, Histoire du romantismey 153 et 167.

Page 76, lignes 23-26. Il existe à notre connaissance, cinq rédactions différentes du programme de la Symplionie fantastique, savoir :

1» Le projet communiqué dans une lettre à Humbert Ferrand du 16 avril 1830 ;

2» Une copie autographe appartenant à la Bibliothèque du Conservatoire ;

3» La feuille imprimée pour être distribuée au concert du 5 décembre 1830, dont la même Bibliothèque possède trois exemplaires en deux éditions différentes (l'une ajoutant au texte une longue note explicative des intentions de l'auteur) ;

4« Le document analogue distribué au concert du 9 décembre 1832 (reproduit dans la Rev. et Gaz. vius. du 19 décembre 1869] ;

5® Le texte imprimé «lans la partition.

Nous réservant de ('onfronter ces quatre textes en détail, nous nous bornons ici à signaler les différences essentielles. Le premier est le seul qui contienne laplirase : « Elle n'est plus qu'une i!Ourtisane, etc. » Les quatre premiers ne font intervenir l'empoisonnement par l'opium qu'à partir de la quatrième partie, do sorte que la Marclie au Supplice ot lo Songe d'une nuit de S^Mat seuls sont présentés comme l'effet de l'hallucination, . tandis que. dans la rédaction délinitive, cotte hallucination commence dès l'introduction de l'œuvre.

Page 77, lignes 18-20. Corresp. inéd.. 108 (lettre à d'Ortigue). — Cf. Let. à Gou., n» 10.

Page 77, lignes 20-24. Une lettre de Berlioz à son hls, du 14 février 1861, dit : « Quand j'ai épousé ta mère, je ne possédais que 300 francs, que mon ami Gounet m'avait pivtés, et le reste de uia

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