UNE VRAIE BOUTEILLE A I. ENCRE LE GANDIN GRAND-PRETRE
que cette panition, dit-on. Mais l'air du ballet et le choeur du Sommeil n'en sont pas moins des chefs-d'œuvre que tout le monde jouera dans six mois.
(Marcelin, Vie Parisienne, 21 novembre iS63.)
Des mouches,
une barbe en cheveux
el un paletot en or.
lyriques, écrit-il le i3 décembre à Alexis Lwoff, sont à la musique sicut amori lupanar. Et les imbéciles et les idiots qui y pullulent, et les pompiers et les lampistes, et les sous-moucheurs de chandelles, et les habilleuses qui donnent des conseils aux auteurs et qui influencent le directeur ! » Mais tout aussitôt, et comme s'il avait regret de ces violences de plume : « Ce que je vous écris au sujet des théâtres en général est tout à fait confidentiel, ajoutait-il ; d'autant plus que je n'ai
trouvé au Théâtre-Lyrique, depuis le directeur jusqu'au dernier musicien de l'orchestre, que dévouement et bon vouloir. Et cependant... Et néanmoins... J'en suis encore malade ». Hélas, oui, il était atteint et plus gravement qu'il ne le pensait, car le moral était brisé, et le désaccord qui éclate entre cet aveu de reconnaissance et ses récriminations antérieures montre assez dans quel trouble d'esprit l'avait jeté ce suprême échec.
Pour finir, on chansonna les Troyeiis. L'ouvrage était enterré, la cantatrice en voyage et l'auteur au lit lorsqu'il se joua sur un petit théâtre une revue oi^i Berlioz recevait les étrivières de la main de MM. Blum et Flan, nés malins. Le Diable accourait, tout essoufflé, et pestait contre le Théâtre-Lyrique où, disait-il, on avait voulu « le porter en terre ». — « Ah! oui, avec le grand four des Troyens ! répliquait le compère. En voilà un opéra oii j'ai pris du plaisir, moi, par exemple ! » Et vite il chantait sur l'air de Colin Tampon :
Je constate que cet o-
Pe'ra peu lyrique N'avait vraiment rien de co- Mique. (ter.)
L'Tliéâtre avait-il la nécessité pour guide De nous ratn'ner à l'Enéide? {ter.)
Bref! le public qui conserve Igoût des bell's choses A dit : Mon cher, tu m'Etnber- Lio-;es ! (ter.)
L'esprit, comme on en peut juger, ne perd jamais ses droits.