‹ Hector Berlioz, sa vie et ses œuvres;Chapitre 7 sur 85 · XVI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XVI AVANT-PROPOS

Puisse à présent ce trai>ail, autour duquel se réunirent tant de bonnes volontés, ne pas tromper l'attente bienveillante des admirateurs du maître qui vont y trouver un Berlio{ aussi soigneusement étudié, aussi sincèrement jugé, que le fut déjà Wagner, par un partisan d'ancienne date et qui, dans la mesure de ses forces, contribua, dès qu'il tint une plume, à la défense, à la réhabilitation du génie méconnu, que ce génie eût nom Schumann, Berlio{ ou Wagner. Puisse aussi ce volume ■ — et ce n'est pas là mince ambition ■ — ■ trouver im accueil favorable auprès des simples amateurs, de ceux qui, sans avoir, à proprement parler, de préjugé contre Berlio{, ne laissent pas de rester encore en défiance quand ils écoutent certaines de ses œuvres ; puisse un ouvrage où l'on n'a cherché qu'à faire prévaloir la vérité, qu'à laisser parler l'histoire et les faits, leur mieux faire apprécier un caractère asse{ rébarbatif au premier abord, et les rallier décidément, par adtniration pour l'artiste et sympathie pour l'homme, au grand compositeur de qui l'on a pu dire si justement : « // a lutté toute sa vie ; il a été un confesseur et un martyr de sa foi musicale. Dieu lui avait donné ce feu sacré qui fait l'enthousiasme, et il s'était donné, lui, cette volonté opiniâtre et cette patience agissante qui sont le signe et le caractère du génie. »

« ... En ce temps-là le mauvais génie de Berlioz dit à Berlioz : « Tu me copieras cinq mille vers de l'Enéide, « pour apprendre à faire un libretto !» — Et voilà comment il nous a donné un pensum pour un opéra. >> (Marcelin, Vie parisienne, 21 novembre i863.)

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