‹ Hécube: tragédie en trois actesChapitre 16 sur 23 · SCENE 1 HECUBE, LE CHŒUR, AMPHISE, survenant · texte numérisé non relu

SCENE 1 HECUBE, LE CHŒUR, AMPHISE, survenant

Amphise

Reine, ne doute plus de mon espoir pieux:

Cette brusque rafale est un souffle des dieux.

Qu'as-tu vu? que dit-on?

Amphise

J'ai vil toute l'arniée.

Comme au cîel se disperse une 'prompte fumée, Revenir de nos murs vers la plage. Les chefs Du glaive désignaient les tentes et les nefs

Et les soldats, courant et brandissant leurs piques, Réjouissaient les airs de clameurs frénétiques. Ce spectacle à mes yeux a paru convaincant:

Achille est satisfait; les Grecs lèvent le camp.

Je n'y contredis pas : mais le cruel Achille N'a-t-il point son tombeau sous les murs de la ville? Si c'est là que les Grecs avaient conduit leurs pas, Tous ces cris de ma fille annonçaient le trépas.

Amphise

Pyrrhus au camp des Grecs ne retournait qu'à peine: Eussent-ils sans ce prince immolé Polyxène?

Non, certe! on l'attendait pour cet hymen fatal C'était ^£tu fils d'Achille à donner le signal. Mais lui, les détournant d'un inutile crime.

Leur dit que le tombeau renonce à sa victime,

Que Thaleine des dieux passe et frémit dans Tair Et les rapides Grecs ont couru vers la mer.

Puisse Pyrrhus bientôt confirmer tes paroles: L'espoir est un oiseau charmant mais il s'envole!

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