HECUBE, AMPHISE, LE CHŒUR
Fidèle et chère Âmphise, ô toi que j'ai vu naître, Malgré que ta maîtresse ait maintenant des maîtres» Voudrais-tu me servir encor?
Amphise
Je t'appartiens.
L*exil va resserrer notre vie et mes liens; Les peines de ton cœur à mon cœur sont communes Et je respecte en toi ma reine et l'infortune.
Qui parle noblement, noblement doit agir.
Amphise Ordonne, et volontiers je consens à mourir.
Ce n'est pas ta jeunesse, enfant, qu'Achille envie:
C'est ma fille, et tu peux lui conserver, la vie.
Le roi Polymestor dans ce camp est venu ;
Il fut souvent mon hôte : il est de toi connu.
Avant qu'il s'en retourne, il faut que tu le voies:
Nomme-lui Polyxène et la reine de Troie;
Nous mourrons, s'il ne vient un instant me parler.
Embrasse ses genoux, enfant; laisse couler
Tes pleurs, crie et supplie, et jure, mais qu'il vienne
Ou je n'ai plus de fille et tu n'as plus de reine.
Amphise
Maîtresse, je saurai f obtenir son secours:
Mon cœur est tout gonflé d*espérance.
Va, cours.