‹ Hécube: tragédie en trois actesChapitre 5 sur 23 · HECUBE, AMPHISE, LE CHŒUR · texte numérisé non relu

HECUBE, AMPHISE, LE CHŒUR

Fidèle et chère Âmphise, ô toi que j'ai vu naître, Malgré que ta maîtresse ait maintenant des maîtres» Voudrais-tu me servir encor?

Amphise

Je t'appartiens.

L*exil va resserrer notre vie et mes liens; Les peines de ton cœur à mon cœur sont communes Et je respecte en toi ma reine et l'infortune.

Qui parle noblement, noblement doit agir.

Amphise Ordonne, et volontiers je consens à mourir.

Ce n'est pas ta jeunesse, enfant, qu'Achille envie:

C'est ma fille, et tu peux lui conserver, la vie.

Le roi Polymestor dans ce camp est venu ;

Il fut souvent mon hôte : il est de toi connu.

Avant qu'il s'en retourne, il faut que tu le voies:

Nomme-lui Polyxène et la reine de Troie;

Nous mourrons, s'il ne vient un instant me parler.

Embrasse ses genoux, enfant; laisse couler

Tes pleurs, crie et supplie, et jure, mais qu'il vienne

Ou je n'ai plus de fille et tu n'as plus de reine.

Amphise

Maîtresse, je saurai f obtenir son secours:

Mon cœur est tout gonflé d*espérance.

Va, cours.

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