‹ HélénaChapitre 21 sur 80 · INTRODUCTION XXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIII

de leurs enfants en empêchèrent quelques-unes de trouver

la mort, objet de leurs vœux *. » — Un vers du même

chant fait allusion à l'abandon de la ville de Parga par

ses habitants :

Compagnon mutilé de la mort de Riga, Et pirate sans fers, fugitif de Parga,

Le marin, rude enfant de l'île, Loin de ses bords chéris flotte sans l'oublier -...

On sait comment l'héroïque petit peuple, vendu par les Anglais à i^li-Pacha, préféra l'exil à la domination du despote de Tébélen, et quitta en masse sa patrie, après avoir exhumé et brûlé les os de ses morts. L'événement, qui eut un grand retentissement en Europe, se produisit le 10 mai 1819. — Enfin, dans le m'' chant, Vigii}^ a mis en scène une famille de juifs, réfugiés, après la prise d'Athènes par les Grecs, parmi les ruines de l'Acropole, dans une mosquée suspendue au coin du Parthénon :

C'est là qu'une famille, encor d'effroi troublée, En cercles ténébreux s'était toute assemblée ; Autour d'un candélabre aux autels dérobé Ils comptaient l'amas d'or entre leurs mains tombé,

1. T. V, Paris, 1821, p. 185. Cet épisode devint tout à fait populaire en 1824. quand il eut été raconté à nouveau par 1 infatigable Pouqueville dans son Histoire de la régénération de la Grèce (Paris, 1824, t. I, pp. 230 et 235, où les deux versions sont présentées côte à côte, comme deux épisodes différents), et après lui par Fauriel, dans ]cs commentaires de ses Chants populaires de la Grèce moderne (T. I, Paris, 1824, p. 277). C'est après l'avoir lu dans ce dernier ouvrage que J.-J. Ampère le narra à M"ic I^écamier dans une lettre enthousiaste (Correspondance et Souvenirs, Paris, 1875, t. I, p. 315, lettre du 23 décembre 1824), et que Lamartine le fit passer dans le Dernier chant du pèlerinage d'Harold, 1825.

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