INTRODUCTION XLVII
Et tranquilles sous ses yeux.
Les esclaves de l'esclave Regardent la mer qui lave L'urne vide des aïeux *.
Voyez-vous sui' les monts ces feux patriotiques
Sagiter aux sommets de leurs croupes antiques ?
Et Colone, et l'Hymète, et le Pœcile altier
Que l'olivier brûlant éclaire tout entier ?
Comme aux fils de Léda, la flamme est sur leur tête ;
Les Grecs les ont parés pour quelque grande fête :
C'est celle de la Grèce et de la liberté -...
Tel est, dans ses grandes lignes, le plan à'Hélèna. On voit tout ce que Vigny doit aux maîtres qu'il a imités. La disposition extérieure et, si l'on peut dire, la coupe de son œuvre accuse encore la ressemblance avec l'auteur du Corsaire et du Giaoïir. Depuis la vogue des poèmes de Byron, la composition décousvie et fragmentaire est à la mode. Lamartine, dans la Mort de Socrate, se glorifiera de l'avoir employée -K ^lais avant lui Vigny en a trouvé le secret. Héléna est écrite en couplets indépendants les uns des autres, dont la longueur varie suivant le gré et le