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UN AUTRE NOTABLE

(qui est entré depuis quelque temps)

C'est, m'a-t-on dit, un pêcheur de la côte

Qui sur la mer vit le premier

Rames longues et voiles hautes

Le navire du Roi comme un géant ramier

Cingler, dans le vent clair, vers la Patrie.

Toutes les eaux de l'Ouest à l'Est, semblaient fleuries

Tellement le soleil y répandait ses feux.

Ménélas débarqua, laissant à bord, Hélène ;

Et les gens accourus des bourgs et de la plaine

Le reçurent d'abord avec des cris hargneux :

Nul ne pouvait penser qu'il revenait de guerre.

Soudain, quelqu'un s'en vint qui reconnut le roi

En regardant ses yeux, en écoutant sa voix,

Tandis que survenaient sur la grève, les mères

Qui désignaient leurs fils parmi les passagers.

i8 HELENE DE SPARTE

La reine alors parut : ses yeux semblaient songer,

Quand tout à coup, la foule à voix rapide et pleine

Frappa les airs de ce seul cri : Hélène ! Hélène !

Et ce grand bruit qui venait de là-bas

Etait si doux et s'épandait si fort

Que les échos d'Hellas

Et la mer et ses bords

Et l'antre de la nymphe, et le bois du satyre

Longtemps, jusqu'au soir, en retentirent !

Voilà ce que m'a dit quelqu'un venu d'Argos.

SIMONIDE

Nul ne peut plus douter que les vents et les flots N'aient poussé vers nos ports, l'Atride et sa compagne Et voici que leur char passe par nos montagnes Escorté par les uns, mais acclamé par tous Et qu'à le voir passer, chacun tombe à genoux.

EUPHORAS

Les dieux leur sont acquis : ces fêtes le démontrent Et Pollux dépêcha Castor à leur rencontre.

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