‹ Hélène de SparteChapitre 43 sur 66 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

LE BERGER

(continuant son récit) Castor fuyait par le hallier sonore De détour en détour ; L*eau le tenta ; la fièvre Brûlait ses lèvres ; Il se pencha, il se mit à genoux Sur la terre dure ; Quand tout à coup

Avant même qu'il n'eût puisé l'eau pure, Le couteau se planta dans son dos, largement. Un geste, un seul, avait tranché sa vie errante. Son corps tombé resta sans mouvement Tandis qu'à ses côtés, soudain indifférente. L'étrange Electre regardait.

UN NOTABLE

Les Dieux se sont servis de son audace

Et de son cœur trop prompt à punir un forfait.

LE BERGER

Aucun trouble secret ne contractait sa face

Et son calme semblait à nous tous effrayant.

(Un repos)

Alors deux bûcherons qui rentraient à cette heure

Ont enlevé le corps béant,

Et l'ont couché dans leur demeure ;

Tandis que les bergers emportaient Ménélas.

UN NOTABLE

Le roi ne comptait plus sur une ample carrière ; Mais lui. Castor, que les plaines de l'Eurotas Nourrissaient de vaillance et de force guerrière !

SIMONIDE

Et maintenant que Ménélas n'est plus,

Qu'Oreste a fui et que Pyrrhus charme Hermione.

Qui donc tiendra en son pouvoir Lacédémone ?

(Cris nombreux)

Pollux, Pollux, PoUux ! Assurément, PoUux !

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