‹ Hélène de SparteChapitre 8 sur 66 · ACTE I 2 s · texte numérisé non relu

ACTE I 2 s

Qui m'entoure, la nuit, de ses flammes brandies. Si Ménélas, vers elle, un jour n'était allé Certes, jamais, nul orage n'aurait brûlé De sa foudre, mon cœur tranquille et solitaire. J'écouterais encore et mon père et ma mère Me parler doucement, près du foyer, le soir. Le sol ne serait point couvert de leur sang noir, Clytemnestre jamais, n'aurait connu Egiste, La vision d'horreur qui dans mes yeux persiste Ne me poursuivrait point avec des gestes fous Et je ne craindrais pas d'aller vers n'importe où. Hagarde et torturée, et démente et funeste. Comme erre au loin et crie et se déchire Oreste.

POLLUX

Oh ! que le calme, enfant, est loin de votre esprit Et comme un conseil sage et vous trouble et vous nuit.

ELECTRE

Et qu'importe un conseil quand l'aifolant vertige...

POLLUX

(voyant entrer le messager)

Hélène et Ménélas vous sont amis, vous dis-je : Vous leur direz et vos terreurs et vos secrets Revoyez-les d'abord et vous fuirez après.

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