SCÈNE VIII
HÉLÈNE, JEAN, MADAME DE.RI VE, habiuée
pour sortir; puis BLANCHE, PAUL et RENÉ.
MADAME DE RIVE, toiijours j oyeus^e et affairée.
Vous savez que je pars? Il est trop tard, n'importe! Le ministre ouvrira plus tôt demain sa porte. Il semble qu'à Paris je suis plus près de lui I . Mon cher fils! si j'allais l'amener? Aujourd'hui, En attendant, c'en est un autre que j'amène.
René entre derrière Paul et Blanche.
On fait ce que l'on peut... René! Regarde Hélène : Le voilà l'exilé! le moribond, tu sais...
Tu ne l'avais pas vu depuis deux ans passés... N'est-ce pas qu'il a l'air plus sérieux, plus mâle?
BLANCHE, à Paul qui de plus en plus devient attentif à la scène qui va suivre.
Oh! mon Dieu, voyez donc comme ma sœur est pâle.
MADAME DE RIVE, regardant altemattrement Hélène et René qui rettenl Ton devant Tantre les yeux baissé*. — Et Joyensement à tous deux.
Eli bien ! qu'onUils tous deux? mais embrassez- vous donc!
HELENE , avec an geste d'effroi, en se recalant rers son mari.
Non!
JEAN, sons le regard de Paul, saisissant sa main et l'arrêtant.
C'est juste I Embrassez votre cousin.
René marche rers Hélène. EUe rCQoit son baiser i moitié défaillante.
RENÉ , bas.
Pardon.
Hélène s'affaisse sar elle-même.
BLANCHE, courant à eUe.
Hélène I Hélène!
Madame de Rite s'approche aussi d'Hélène avec inquiétude. JEAN, couTrant cette scène et légèrement à Paul.
Enfin, cher comte, en votre idée.
L'heure du mariage est-elle décidée?
Tout réfléchi, quel jour fixez-vous?
PAUL, qui atout vu, après un silence, le saluant.
J'écrirai.
U sort.
JEAN, le regardant sortir et avec angoisse.
Il part...
Il Ta yers René, et d'une roix basse et vibrante.
Oh! maintenant, monsieur, je vous tuerai.