HÉLÈNE, BLANCHE
HELENE, écrit actirement. Au moment où la porte s^oarre, elle cache ses papiers, puis se retourne, aperçoit Blanche et se remettant à écrire.
Ah ! c'est toi, mon enfant. Viens, viens !
BLANCHE, descendant en scène.
Enfin, Hélène, Vous permettez qu'on entre?
HÉLÈNE, toujours écrirant.
Oui.,.
BLANCHE
Ce n'est pas sans peine.
Votre faiblesse hier m'avait fait une peur... Mais encore aujourd'hui, mon Dieu, cette pâleur. Ces mains froides, ces yeux brillants... ma sœur chérie, De ce mal éternel quand serez-vous guérie ?
Obi bientôt, va, bientôt.
BLANCHE
Enfin quel est son nom A ce mal? Quel est-il? On peut le dire?
HELENE, s'arrétant.
Non!
Tu n*y comprendrais rien quand je pourrais le dire... Mais, tu vois, j'écrivais, laisse-moi donc écrire.
BLANCHE
Oui, si vous me laissez parler, en écrivant...
Ce que je fais, d'ailleurs, c'est pour toi, mon enfant, Pour ton bonheur, celui de tous, oui, ma mignonne.
BLANCHE, ingénument.
Eh I qui donc le menace?
HÉLÈNE, se remettant à écrire.
Au fait, non, rien, personne.
Votre tante n'est pas encore de retour. , Depuis hier matin cela fait plus d'un jour... Comment n'est-elle pas rentrée à Bellevue?
Si tard! c'est singulier! ah! si vous l'aviez vue La pauvre femme! Ouvrir cette lettre... Et ce cri?... C'est du ministre enfin!... mon Henri!.,. Son Henri!... Que peut-on bien lui dire à votre avis, Hélène? Que son fils est, voyons, décoré, capitaine?
Qu'il arrive peut-être? hein! quelle joie!
EUe Ta à la fenêtre.