ACTE TROISIÈME
^ HÉLÈNE, la regardant aller.
Ainsi, De tout ce qui s*agite obscurément ici, Ce Gis et cette mère et sa trop longue absence. Voilà ce que tu vois seulement, innocence!... n
^ . Se levant.
It a raison... heureuse, il faut que tu le sois !
BLANCHE
Mais je ne comprends pas, mais encore une fois. Je le suis! Allez- vous douter comme. mon frère?
Souriant.
Est-ce toujours l'argent ? En ce ca«, au contraire, Qu'ai-je à craindre de vous? Qu'ai-je à craindre de lui?
HELENE, lui tendant un papier.
Tiens! tu lui donneras cette lettre aujourd'hui.
A monsieur...
Se reprenant.
Non! à Paul?
Il est loyal, il t'aime.
Il verra... promets-moi de la porter toi-même.
BLANCHE
Il va venir.
Qui sait?
81 IIÈLËNE.
BLANCHE
Comment, qui sait? Pourquoi?
IIËLÈNE.
Porte-la-lui, s'il ne vient pas, promets-le-moi.
Certes, je le ferais, dans ce cas, quoi que^. dame... Il est vrai qu'à présent je suis comme sa femme, &fais je voudrais savoir... .
Ne me demande rien, Sois sans crainte, et quoi qu'il arrive, dis-toi bien, Alors que tu vivras, calme, heureuse, estimée. Qu'une autre l'a voulu qui t'a beaucoup aimée.
BLANCHE, étonnée*.
» Pourquoi me parlez-vous ainsi ?
C'est que, yois-tu, » On est ûer du bonheur comme d' une vertu ; » Ce n'est qu'une richesse, une richesse immense 9 Et qui doit pour aumône au malheur, sa clémence. » Sois clémente et, d'en haut, songe à ceux qui d'en bas » Aspirent à l'espoir et ne l'atteignent pas, » Jamais I Tu ne sais pas, toi, mais plus d'une pleure » Pour qui l'irréparable a surgi dans une heure... » N'est-il pas vrai que c'est tout de môme effrayant? » C'est que toutes n'ont pas dans leur passé riant
* Vers supprimés à la représentation.