SCÈNE V
GUSTAVE DUMONT, DANIEL DELAVAUX, LEMUSAT, Mnie DELAVAUX, HÉLÈNE
PRADIER, MARTHE DUxMONT. LUCIE DELAVAUX, HORTENSE LEMUSAT.
Mme DELAVAUX Voilà tout notre monde.
Je vous les dénonce. Ils conspiraient de vous mettre en retard, et de vous faire manquer le train.
Mme DELAVAUX
Il est temps. En route, et nous pourrons ne pas marcher trop vite. Eh bien, tu ne viens pas, Hélène?
HÉLÈNE
Je me sens fatiguée. Excusez-moi, n'est-ce pas, mes amis? A bientôt, Marthe. N'oublie pas ta promesse.
MARTHE Je reviendrai prochainement.
GUSTAVE Au revoir, Hélène.
HELENE
Au revoir.
HORTENSE
Me permets-tu de te tenir compagnie? Je m'en voudrais de te laisser seule, Hélène.
HELENE Je ne crains pas d'être seule.
LEMUSAT
Non, Hortense. Viens avec nous. Il est bon que tu marches un peu.
HORTENSE
Oh! l'exercice ne me manque pas ici. On est tout le temps dehors. Et quand je rame...
LEMUSAT
Enfin, j'exige que tu viennes. N'est-ce pas, Madame Delavaux? Elle ne doit pas abandonner Lucie, et notre échappé de Tunisie ne le lui pardonnerait pas...
Mme DELAVAUX Venez avec nous. Cela vaudra mieux, ma petite.
HORTENSE Bien, Madame.
Mme DE LA VAUX
Repose-toi, Hélène, pendant que nous sortirons. Qu'as-tu? Tu es toute émue.
HÉLÈNE Ce n'est rien. Ne vous inquiétez pas.
{Sorteiît Gustave Dumont, Lemusat, Daniel Delavaiix, M"'^ Delavaiix, Marthe Dumont, L-Jicie Delavaiix, Hortense Lemusat.)
Hélène Pradiei^ accompagne ses amis jusque dans le vestibule à gauche. Quand elle revient, elle aperçoit soudai?! René Pradier qui est entré par le jardin^ où il se tenait dissimulé depuis un instant dans le massif d'arbres — et elle pousse un grand cri.