ACTE I. — LA DÉMENCE
Pourvoyeur de l'orgie et de la cruauté ! Je te maudis depuis toujours, depuis ta mère Qui te porta, bâtard, et te nourrit, vipère ! Je te maudis, Héliogabale du Soleil !
Mes filles déchirées seront de tes sommeils Les visions de peur et les spectres tragiques... Je te maudis jusque dans ta Rome impudique Se soulevant enfin pour rejeter sur toi Cette boue qui l'écrase et l'étouffé à la fois !
HELIOGABALE (toujours étendu et tandis que les prétoriens emmènent Rusca et ses filles)
A demain ! A demain ! Et qu'on me donne à boire... Ma gorge est un brasier !... J'appelle ma mémoire...
après avoir bu.")
Là... Qu'on me laisse un peu, pour me ressouvenir
Du nom de mes amis que j'invite à mourir.
Je veux, comme Titus, bien remplir ma journée.