ACTE II. — LES CATACOMBES
Qui que tu sois, ô femme, et rien que pour moi-même. Je te prête ma main pour un crime que j'aime. Quand veux-tu^.. Quand faut-il?.. Que ce soit le plus tôt.. Mon attente est la lie qui rouille mon couteau. . Et j'aspire au moment où l'ombre sera jointe A cette lame en feu dont j'aiguise la pointe, Chaque soir, sur la meule avide de mon cœur. Vois-tu, j'ai trop souffert, femme, et tout mon bonheur Tient dans ce vœu cruel que j'ai fait d'être l'àme D'une mort d'Empereur que je souhaite infâme.
JL'LIA 'triomphante)
Dieux !
CLAUDIEN à Rusca)
Elle est Julia, la mère de César...
RUSCA dans un cri)
Julia!
JULIA
Oui, je suis celle qui veut sa part, La gloire de demain, Rome, la délivrance ! Je suis ce 'le qui met sur la voie où s'avance Antoninus l'Impur, mes vœux pour 1 écarter. Mon Alexianus sera la liberté î je t'attendrai demain... au Palais... sur le Tibre, Au crépuscule... Un esclave te fera libre Le chemin et te conduira.,, nous serons seuls.. . Tu me diras ton plan. . . ton lieure...
RUSCA
.... et son linceul !
.TULIA
J'aurai, de mon côté, vu les légions superbes Groupées autour de nous comme entre elles les gerbes, Est-ce dit ?... Tu viendras ?