SCÈNE VII
avertin, héloise, Camille, puis raoul.
HÉLOÏSE, à Avertin qui est entré pendant que Camille écrit.
Monsieur, il faut défaire tout ce que nous avons fait.
avertin.
C’est impossible, madame !
HÉLOÏSE
J’ai menti... je veux le dire, c’est mon droit.
AVERTIN
C'est autre chose, nous pouvons nous inscrire en faux contre vous.
HÉLOÏSE
. C'est cela.
AVERTIN
Faux en écriture publique.
HÉLOÏSE
Je reconnaîtrai que vous avez raison.
j 02 héloise paranquet
AVERTIN
Ceci est ton : mais ce sera la prison, pis encore, peutêtre. La loi ne plaisante pas en cette matière.
HÉLOÏSE
Soit! tout, pour que ma fille soit sauvée.
CAMILLE
Ma mère !
HÉLOÏSE
Et pour qu’elle m’appelle encore une fois sa mère avec cette voix-là.
AVERTIE
Alors, il faut vous rendre à l’appel et faire votre déclaration.
HÉLOÏSE
J’y vais.
AVERTTN.
Mais, monsieur de Cavagnol ?
HÉLOÏSE
Il faudra bien qu’il dise comme moi !
AVERTIN
Mais on l’arrêtera !
HÉLOÏSE
Tant pis, c’est lui qui m’a perdue. Il y a dix-sept ans que je subis sa domination ; c’est assez d’une victime.
AVERTIN
N'importe, il nous embarrassera; il vaudrait mieux qu’il partît, sa fuite serait un aveu.