‹ Hémoptysties ArthritiquesChapitre 6 sur 21 · ER · texte numérisé non relu

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de Laennec et de Louis; son opinion, basée sur des statistiques nombreuses, est que «cet accident se rattache aussi souvent à des affections étrangères à la tuberculisation qu'à cette maladie elle-même. » 4

L'attention éveillée s’est alors portée sur certaines observations, rapportées par bon nombre d'auteurs, dans lesquelles à l'encontre de ce qui se passe chez les tuberculeux, l'hémoptysie n'avait paru suivie d'aucun résultat fâcheux et s'était reproduite à plusieurs reprises sans laisser de traces.

On méconnut tout d’abord l'origine de ces accidents hémorrhagiques; certains auteurs, tels que Graves, Schmidtman, Pierre Frank, semblent vouloir ne les considérer que comme des anomalies individuelles. Gendrin, d’un autre côté, parle d' « hémoptysie chronique ».

C'est alors que plusieurs travaux, entre autres celui de Cazalis, démontrèrent que les phénomènes de congestion si fréquents chez les rhumatisants et les goutteux étaient dûs à l'influence propre de la diathèse arthritique (diathèse congestive). Or, comme les hémoptysiques dont il s'agissait étaient pour la plupartdes arthritiques ou descendants d'arthritiques, on attribua leurs hémorrhagies à la diathèse arthritique.

Trastour de Manosque (Bull. de thérap., 1881), Collin (de Saint-Honoré), Senac (de Vichy) sont les premiers qui ont émis l'opinion précitée. Puis après eux, M. le docteur Potain, dans ses cliniques, cite deux observations très concluantes à ce sujet.

Enfin, M. Huchard dans un remarquable mémoire présenté au Congrès de Rouen, dans sa séance du 16 aout 1882, reprend les observations précédentes, y joint plusieurs histoires de malades suivis pendant plusieurs années et montre que la diathèse arthritique peut donner naissance, aussi bien que la tuberculose, à des hémoptysies abondantes et répétées ;

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il trace de main de maitre les caractères de ces hémorrhagies, et réfute les objections faites à leur pathogénie. Depuis malgré les travaux de quelques-uns de ses élèves, entre autres une thèse très remarquable de M. Lebreton, ce sujet a été un peu laissé de côté; une thèse parue en 1887 et traitant de la congestion pulmonaire rhumatismale, ne fait que parler en passant et très vaguement de la congestion purement arthritique.

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