‹ Hémorragies et ruptures des membranes profondes de l'œil: par blessures de guerre sans altération apparente du globeChapitre 3 sur 60 · EXPOSÉ DU SUJET · texte numérisé non relu

EXPOSÉ DU SUJET

Dès les premiers jours de notre retour, notre maître, le professeur Rollet, médecin major de 1" classe, directeur du Centre ophtalmologique de la XIV° Région, attira notre attention sur la fréquence de certains cas où l’acuité visuelle était diminuée, d’un seul côté le plus souvent, et qui ne s’accompagnaient d'aucune lésion du globe oculaire.

Chez ces blessés, les yeux paraissent normaux à la simple inspection, et 1l faut recourir à l'examen du fond pour trouver la cause des troubles qu'ils accusent.

La constance de ce fait nous permet d’exclure de notre cadre toutes les lésions durables du segment antérieur soit cornéennes, soit iriennes, soit cristalliniennes, dont le diagnostic est facile. Nous ne nous arrêterons pas aux réactions conjonctivales intenses, mais passagères, provoquées par le traumatisme.

Notre étude comprendra seulement les altérations visibles de la rétine et de la choroïde, éliminant d’emblée tous les cas où les voies optiques et les centres nerveux auraient été lésés.

Eu ou

Les blessés que nous avons observés présentaient pour quelques-uns des troubles du vitré et même des hémorragies qui se sont résorbés plus où moins rapidement. Nous n'avons rejeté de notre étude que les cas où le fond demeure inéclairable et où le vitré se désorganise.

La radiographie nous a toujours été d’un grand secours en nous permettant de dépister tous les corps étrangers intraoculaires, et en nous renseignant sur la topographie des éclats périoculaires contusionnants ; les plaies pénétrantes par définition ne rentrent pas dans notre cadre.

End

Page 1