‹ Henri de Bernières: premier curé de QuébecChapitre 18 sur 45 · QUÉBEC, DU TEMPS DE M. DE · texte numérisé non relu

QUÉBEC, DU TEMPS DE M. DE

Don annuel de la Compagnie. — Le revenu des bancs. — Le bedeau et le charretier de la fabrique. — L'Ermitage Saint- Roch. — Les quêtes. — Le casuel. — Arrérages de comptes. — Ordonnances de Mgr de Laval.

Le principal revenu de l'église paroissiale de Québec était la somme de mille livres (i) que lui versait annuellement le gouvernement d'alors, savoir, • le Conseil du pays, » et qui lui avait été votée dès 1651. En 1664, les marguilliers de Québec s'adressèrent au Conseil Souverain pour la réclamer de nouveau, et elle leur fut continuée (2). Jls la recevaient du Conseil par les mains de l'Intendant (1666), ou bien, «des messieurs de la Compagnie Royale des "Indes Occidentales, par leur agent» (3), tant que dura cette Compagnie, laquelle fut supprimée en 1674.

(1) En 1688, le9 1,000 livres de France valaient 1,333 livres 6. s- 8 d. monnaie du Canada.

(2) "Jugements du Conseil Souverain."

(-*) Archives paroissiales de Notre-Dame de Québec, comptes des marguilliers.

En retour de ce don généreux, il y avait des bancs dans l'église à l'usage, des Conseillers et de MM. de la Compagnie des Indes ou de leurs agents, Aubert de la Chênaie, Bazire> Villeray. Nous connaissons déjà M. de la Chênaie, Charles Bazire, originaire de Saint- Vincent, évêché de Rouen, était un riche marchand de Québec, qui « s'était attaché à faire l'aumône la plus agréable à Dieu, en procurant l'instruction à des enfants sans ressources (i).» Villeray, au témoignage de M. d'Argenson, « était un des meilleurs habitants de ce pays, et un fort honnête homme,»

Aubert de la Chênaie et Bazire étaient, avec Pierre Denys de la Ronde, seigneurs de Percé. En 1676, ils donnaient à Frontenac, pour les Récollets, quatre arpents de terre sur quarante, dans la rivière Saint-Pierre, et une maison à l'île Percée, près de la grève où les Pères étaient déjà établis.

Plus tard la fabrique donna un banc à Mgr de Saint- Vallier, pour ses domestiques, « par reconnaissance de tous ses bienfaits à la dite église.»

Dans un édifice aussi peu spacieux qu'était originairement la cathédrale, il y avait ainsi plusieurs bancs qui, pour une raison ou pour

(1) " I<es Ureulines de Québec," n, 191.

une autre, ne payaient pas. A ceux que nous venons de mentionner, il faut ajouter ceux de Jean Bourdon et de la famille Couillard.

Il n'y avait en tout, en 1666, que dix-sept bancs payants: il rapportaient annuellement la somme de 193 livres. Il y en avait dixneuf en 1673 : ^ s donnaient 233 livres. Après que l'église eut été agrandie en 1687, on y comptait vingt-neuf bancs, dont sept ne payaient pas : ceux-ci étaient occupés par lé Major de la ville, qui demeurait au fort de Québec et recevait 1200 livres d'appointements Madlle Charon, M, de Granville pour feue Mme Couillard, M. de Villeray comme agent de la Compagnie des Indes, Mme Bourdon,.

Madlle de Maupou, M. Rossebelle.

A ces bancs non payants, il faut ajouter celui du gouverneur ; car le gouverneur avait un banc dans l'église paroissiale de Québec et dans celle de Montréal.

A Montréal, il paraît, d'après une lettre de Mgr de Saint- Vallier, que les bancs du gouverneur et autres officiers publics avaient coûté très cher à la fabrique : « On y a fait des théâtres plutôt que des bancs, » écrit-il. It aurait voulu qu'au moins ces officiers les fissent construire à leurs frais.

Voici les noms des dix-sept propriétaires de

bancs payants, en 1666, l'année de la consécration de la cathédrale : Vincent Poirier de Bellepoire, originaire de Saint-Nicolas-des-Champs, à Paris, Mme Maheu, M. Le Gardent, M.

d'Auteuil, M. Madry, M. Lambert, M. Soulart, M. Duquet, M, Gloria, Mme Duplessis, M. de Tilly, M. Denys le père, M. Denys le fils, M. Chartier, M. Roger des Colombiers, M. La Vigne, M. Loyer de la Tour.

Une autre source de revenu pour l'église, c'étaient les quêtes ; mais elle était, naturellement, variable, plus ou moins abondante suivant les années, et les besoins de l'église, proportionnée aux instances plus ou moins pressantes du curé, M. de Bernières. En 1666, Tannée des grandes réparations, le produit des quêtes « faites à la paroisse suivant la recepte ■de tous les mois, » fut de 726 livres 2 s. n d. ; il n'était que de 520 livres 17 s. 5 a. l'année .suivante.

La fabrique de Québec possédait «la terre du Cap au Diamant, » ou « fief du Cap Diamant. » Ce fief avait été donné à l'église paroissiale par la Communauté des Habitants « pour commencer à faire un fond pour l'entretien du service divin en la dite église (1). »

(n Archives de la fabrique, certificat de M. D'AUeboust, 4 juillet 1654.

En 1655, Martin Boutet,assisté de son gendre Charles Phelippeau, de François Blondeau et «de Pierre Chaleut en fit Parpentage : il avait liuit arpents en superficie : il était affermé en 1663 à Antoine Le Boesme à raison de trentesix livres par année (1) ; il fut affermé ensuite au bedeau Jacques Boissel.

La fabrique possédait en outre une terre au Cap-Rouge, louée au sieur Gauthier ; et une « maison vis-à-vis des Ursulines, » occupée successivement par Richard Grouard dit Larose, le sieur Brunet et Jean Dubuc : tout cela rapportait un certain revenu, qui augmenta à mesure que Ton concéda des emplacements.

Nous avons nommé le bedeau de l'église, Jacques Boissel : il recevait cent livres par année pour son salaire. Julien Brûlé remplaça Jacques Boissel en 1675, et on l u * donna un aide l'année suivante, dans • la personne du nommé André.

Le bedeau était obligé de sonner les cloches ;

(1) En 1662, le gouverneur d'Avaugour, malgré les réclamations de L° Boesme, permit, sans plus de façon, aux soldats de la garnison de cultiver le lopin de terre de la fabrique. Dans l'automne de 1663, l es marguilliers poursuivirent Le Boesme pour recouvrer la rente de leur terre : celui-ci n'eut pas de peine à prouver au Conseil que le gouverneur lui en avait enlevé la jouissance. Le Conseil l'exempta de payer cette année de rente, laissant aux marguilliers, pour toute consolation, ll à se pourvoir sur les blés provenant de la dite terre, si aucuns sont trouvés. " "Jugements du Conseil Souverain, "t. 1, p. 62.

mais dans les occasions extraordinaires, comme par exemple, « la nuit de Noël,» on « à l'enterrement de M. Bazire,» ou «le jour du Te Deum pour la paix (1679),» ^ ^ faisait aider aux frais de l'église ; et la fabrique donnait quelquefois aux sonneurs « un petit coup d'eaude-vie.»

Le bedeau devait s'occuper également de préparer le bois « pour le feu de la Saint-Jean,* et les feuillages pour les reposoirs « le jour de la Fête-Dieu,» ainsi que • la petite Fête-Dieu ; mais la fabrique payait pour faire charroyer ce bois et ces feuillages ; et uous voyons qu'en 1678 elle donne dix livres «à un homme qui a fendu le bois du feu de Saint- Jean, le bedeau étant blessé d'une main.» — En 1684, Dubeau était bedeau toujours à cent livres de gages par année, et Louis Chapelain, aide-bedeau et carillonneur, avec* un salaire de soixante-cinq livres (1).

Nous avons nommé également Richard Grouard dit Larose ; c'était le charretier ordinaire de la fabrique : ces humbles méritent une mention dans l'histoire d'un curé. Nous voyons qu'en 1679 la fabrique paie à Larose une certaine somme « pour les voyages qu'il a faits, tant pour l'Avent que pour le % Carême, pour

(i) Archives paroissiales de N.-D. de Québec.

aller quérir le R. P. Récollet, prédicateur." Les Récollets demeuraient eucore à Notre- Dame-des-Anges. On s'y rendait par la côte du Palais, comme aujourd'hui, puis à travers les bois qui recouvraient alors l'emplacement du vaste faubourg Saint-Roch, et spécialement cette cèdrière dont parle le vieux Récit des Ursulines, qui se trouvait au pied du coteau Sainte-Geneviève.

Si l'on voulait traverser au nord de la rivière Saint-Charles, c'est à Notre-Dame-des-Anges qu'était • le passage.» Il y avait, sur le terrain des jésuites, une houblonnière, dont parle quelque part Mgr de Laval ; et celui qui la cultivait était le passager :

« J'ai examiné le passager, dit-il, l'été dernier, quand je revins du cap Tourmente, de ce que les jésuites lui donnent pour cultiver cette grande houblonnière qu'ils ont au passage. Il me dit le prix, qui me parut fort mé. diocre. (i)»

La paroisse Saint-Roch doit son nom, croyons-nous, à une chapelle Saint-Roch qui fut construite au commencement du xvm e siècle après une grande épidémie de picote qui décima la ville de Québec dans l'hiver de 1702-

(1) Archives du Séminaire de Québec, Lettre de Mgr de I*aval, 1685.

1 703 : «La mortalité fut si grande, dit la Sœur Juchereau, que les prêtres ne pouvaient suffire à enterrer les morts et assister les mourants.»

Et le Récit des Ursulines : « Cette épidémie de petite vérole, dit-il, avait été apportée par un sauvage de la frontière. . .. Les messieurs du Séminaire furent des premiers atteints. Ils perdirent trois de leurs ecclésiastiques, et cinq écoliers.»

Les Récollets qui construisirent cette chapelle la mirent sous le vocable du Saint que Pou invoque dans les temps de calamité. Voici ce qu'écrit Pabbé Beaudet au sujet de ce petit sanctuaire :

« Il était dans Pangle du terrain formé par les rues Saint-Roch, Saint-Paul et des Fossés.

«Le 4 novembre 1693, Louis de Buade, comte de Frontenac, gouverneur, et Jean Bochart de Champigny, intendant, concédèrent aux Récollets trois arpents de terre « proche la maison « du Palais, pour y bâtir un Hermitage ou lieu « de retraite, sur le bord de Peau, où ils puis- « sect avoir un petit débarquement de leur 9 chaloupe et canot, et un jardin d'où ils puis- « sent tirer les légumes et racines nécessaires à « leur subsistance,» conformément à la permission donnée eu 1692 par Mgr de Saint- Vallier,. lors de Péchange de Notre-Dame-des-Atfges.

« Vers la fin du xvn e siècle ou au commeucernent du xvin e , les Récollets y bâtirent un hospice et une chapelle, où, loin du bruit du inonde, il se retiraient pour vaquer à leurs exercices religieux. Les constructions avaient la forme d'une équerre, l'église étant à Test, la façade tournée au nord, et l'hospice, au sud> attenant au chœur de la chapelle.

« Charlevoix, dans son plan de Québec, lui donne le nom de Saint-Roch, nom qui s'est étendu à la rue qui y conduisait et à tout le faubourg Saint-Roch.

a Cette chapelle était parfaitement isolée dans les premières années du xvm e siècle.

Avant 1716, la rue Saint-Roch n'existait même pas ; on devait se rendre à la chapelle par le rivage... »

Mais revenons aux affaires de la fabrique de Québec.

Voici les noms de ceux qui, en 1687, lui payaient rente pour des emplacements qui leur avaient été concédés sur «le cloître de l'église : » — M. Boutteville, M. La Ferrière,. M. Soulart, M. Roger des Colombiers, M.

Roussel, M. de Mosny, M. de Comporté, M.

Choret, M. Le Normand, M. Beauregard, M.

de Villeray, M. de Granville, M. Carsy, M.

Jacques Parent, les Sœurs de la Congrégation.

Cette année-là,Mgr de Saint- Vallier estimait à trois mille livres le revenu de la fabrique de Québec (1).

En parcourant les comptes de la fabrique du temps de M. de Bernières, on voit que le casuel de l'église était assez considérable. En 1668, les graud'messes du saint Sacrement se montent à deux cents livres. Il y a chaque année la grand'messe des forgerons, dite « de Saint-Eloi, » celle des confrères de Sainte- Anne, et beaucoup de grand'messes pour les âmes. Il y a souvent des enterrements dans l'église (2), et l'on fait chanter des services solennels pour les défunts. Voici, par exemple, Jean Bourdon qui meurt en 1668 : il y a de suite trois services, puis chaque année, durant douze à quinze ans, une grand'messe solennelle pour le repos de son âme. La note au sujet de ses trois services se lit comme suit : " Pour l'enterrement de M. Bourdon dans

(1) Archives de l'archevêché de Québec, Réjj. A.

(2) Mgr de Laval, prévenant les conseils hygiéniques d'aujourd'hui, ne se montrait pas favorable à l'usage d'enterrer dans l'église, surtout celle de Québec, "toute bâtie sur le roc, ce qui serait cause d'une grande incommodité pour la mauvaise odeur qui s'exhale des corps qui y ont été inhumés... Pour empêcher un air contagieux et pestiféré qui serait à craindre, si l'on continuait a l'avenir d'enterrer les corps avec la même facilité que par le passé, " il veut que personne " ne soit enterré dans l'église, que l'on n'ait paye auparavant la somme de six vingt livres pour le droit d'ouverture d'une fosse, et fait creuser à ses propres dépens une fosse d'une profondeur «suffisante... " (Mandements des évêques de Québec, t. i, p. 33)

l'église, trois nocturnes, laudes, la grand'messe à diacre et sous-diacre, le taffetas, l'argenterie et dix livres de cierges : 187 1. 10 s. ; plus, un service pour le dit sieur Bourdon, un nocturne, laudes, la grand'messe à diacre et sous-diacre, l'argenterie et six livres de cierges : 42 1. 10 s.; plus, un autre service pour feu M. Bourdon, un nocturne, laudes, la grand'messe à diacre et sous diacre, l'argenterie, et six livres de cierges : 42 1. 10 s. »

On trouve dans les comptes de Jean Juchereau de la Ferté, marguillier en charge pour 1675, des noms de personnes qui demeurent à la Rivière du Sud, à Bourg-Royal, à la Petite- Auvergne, à la Petite-Rivière, à la côte Saint- François, à la côte Saint-Michel, à la côte de Lauson : elles viennent faire inhumer leurs défunts dans le cimetière de Québec, et apportent leur quote-part au revenu de l'église.

Malheureusement, les arrérages dus à la fabrique sont considérables tous les ans, et « le chapitre des reprises ■ allonge les comptes des marguilliers.

Nommé à la desserte de la paroisse dans l'automne de 1660, M. de Bernières constate un état de choses si regrettable et prie Mgr de Laval d'y apporter remède. Le prélat rend alors son ordonnance du 10 juillet 1661 :

«On se plaint, dit-il, que la plupart des habitants de Québec demandent aisément des enterrements honorables pour leurs parents défunts, beaucoup de luminaire, de messes hautes, et de services funéraux, dont ensuite on ne peut tirer aucun paiement, non pas même les droits du fossoyeur et sonneur, d'où s'ensuit que la fabrique s'engage à plusieurs dettes ...

« Nous, ayant soigneusement examiné le tout, avons ordonné et ordonnons que l'on paiera par avance aux marguilliers les services qui seront demandés, avec les droits du fossoyeur et sonneur.

« Faisons défense aux dits marguilliers de fournir aucun luminaire aux frais de l'église, sinon aux enterrements et services qui seront faits pour les pauvres qui n'auront pas le moyen. Et afin que notre présente ordonnance soit exécutée, nous faisons expresses inhibitions et défenses à ceux qui desserviront ci-après la dite paroisse de Québec, de faire dorénavant quoi que ce soit des dits services funéraux, sinon après avoir reçu un billet du marguillier qui sera en charge, par lequel il déclare avoir reçu le paiement des choses qui seront demandées . . .»

On trouva moyen d'éluder cette ordonnance,

et elle eut peu de résultat pratique. En 1674, il fut dressé un état général des dettes actives de la fabrique • tant bonnes, douteuses que mauvaises» : les bonnes se montaient à 1.207 1. 3 s* 3 d. ; les douteuses à 550 1. 10 s. ; les mauvaises à 629 1. Plus tard, il fallut nommer quelqu'un poor recouvrer « toutes les vieilles dettes de la fabrique* 1

En 1670, Mgr de Laval, à la demande de M. de Bernières et des margttUUers, rendit une autre ordonnance, destinée à mettre de l'ordre dans les affaires de la fabrique :

« Nous ayant été représenté dans le cours de notre visite de cette église, que les comptes de ceux qui ont été ci-devant en charge n'ont été rendus et arrêtés que sur des feuilles volantes (1), dont il pourrait arriver de notables inconvénients à la suite, pour y obvier et faire observer un meilleur ordre à l'avenir, nous ordonnons qu'il ne sera rendu dorénavant aucun compte des marguilliers qui ne soit arrêté par le curé et marguillier en charge et inscrit et signé par eux et le dit comptable dans le registre qui a été fait exprès pour cela.

(1) Même au Conseil Souverain de la Nouvelle- France, on" avait commencé à écrire les arrêts et ordonnances sur des feuilles volantes." I,e 8 février 1664, le Conseil ordonne que le greffier tienne " un plumitif des procès- verbaux des assemblées.' ' [Jugements du Conseil Souverain,] 1. 1, p. 114.

« Ordonnons en outre qu'il sera fait un inventaire de tous les ornements et généralement de tous les meubles qui peuvent appartenir à la dite église, et qu'il sera enregistré en un côté du dit registre, duquel inventaire il sera mis une copie entre les mains du marguillier qui sera en charge, et une autre copie demeurera entre les mains du curé de la dite paroisse, et que l'état des choses contenues dans le dit inventaire sera revu au moins une fois tous les ans, en présence du dit curé et de tous les marguilliers étant en charge.

« De plus il sera fait un inventaire de tous les titres, contrats et papiers appartenant à la dite église, le dit inventaire, enregistré dans le dit registre et signé du curé et des marguilliers, nous sera présenté dans le cours de notre visite ou de celui qui sera commis par nous.

« Il sera de plus fait un inventaire de toutes les dettes actives et passives de la dite fabrique, et de quelle année la chose sera due, et le dit inventaire sera inséré dans quelque endroit du dit registre, ou dans quelque autre séparé, lequel nous sera représenté tous les ans ou à celui qui sera commis par nous à la visite de la dite paroisse . . . (i) »

(i) Mandements des évêques de Québec, t. i, p. 78,

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