QUÉBEC, A L'ARRIVÉE DE M. DE BERNIÈRES
Suivons maintenant l’abbé de Bernières au Canada, où sa vie sera désormais intimement liée à celle de M£' de Laval et de tous les principaux citoyens de la colonie. Il n’y fera jamais grand bruit : ce n’était pas dans son tempérament ; et d’ailleurs le bruit et l’éclat étaient tout l'opposé des principes d’éducation qu’il avait reçus de son oncle de l'ermitage : mais il y produira des œuvres durables, et son nom restera attaché à la paroisse et au séminaire dé Québec.
Le navire sur lequel il monta avec le vicaire apostolique et les autres ecclésiastiques qui accompagnaient le prélat, fit voile le jour de Pâques, 13 avril 1659, et mouilla devant Québec (2) le
(4) Guides Joanne, Caen et les Bains de mer, de Lion à Port-en-Bessin.
(2) « Québec (Kepac ou Kebbec, dans la langue algonquine) veut dire « rétrécissement, c'est fermé, c'est bouché. » En effet, de quelque côté que l'on arrive, le fleuve paraît sans issue. À son arrivée, Champlain n’eut qu'à employer pour sa future ville le nom qui existait déjà.
« L'ancien nom de Québec, an temps où Jacques Castier vint en ce pays (1535), était « Stadaconé », mot qui, dans la langue des sauvages du Sault-Sainte- Marie, veut dire « aîle. » Québec, vu de l’est, présente absolument la forme d’une aile d'oiseau. » (Québec, ses monuments anciens el modernes, ouvrage inédit de l’abbé Louis Beaudet. — Nous citerons plusieurs extraits de cette œuvre importante, au cours de notre article, référant à la source : Mss de l’abbé Beaudet).
Quant à la situation de la ville, notons ici le mot de Frontenac : « Rien ne m'a paru si beau et si magnifique, que la situation de la ville de Québec, qui ne pourrait pas être mieux postée quand elle devrait devenir un jour la capitale d’un grand empire. » (Manuscrits de la Nouvelle-France, à la Bibliothèque du Parlement d'Ottawa, 2: série, t, 11, p. 120, Lettre du 2 novembre 1672),
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eau); 16 juin, après avoir fait escale à Percé, où l’on passa plusieurs ‘ enant jours :
rs de « Partis de La Rochelle le jour de Pâques, écrit Ms" de Laval, nous arrivâmes, après une traversée de trente jours, à une ile qui tient à la Nouvelle-France, et qu’on appelle Percée.. Cet endroit offre un port très sûr aux vaisseaux français qui chaque année s’y rendent en grand nombre pour la pêche. J'administrai le sacrement de confirmation à cent-trente personnes (1); puis, au bout | de quelques jours, nous fîimes voile de nouveau, et remontämes | plus de trois cents milles le grand fleuve Saint-Laurent, pour | n nous rendre jusqu’à Québec. Le gouverneur (2) m’accüueillit comme le vicaire apostolique de la Nouvelle-France; et, au sortir du Le 1 1 vaisseau (3), le clergé et le peuple vinrent à notre rencontre avec di a | une grande effusion de joie (4). » ne Ê d * Plus de la moitié de ceux qui furent confirmés à Percé étaient ne | ue # français, la plupart du diocèse de Lisieux, quelques-uns cepen- 5 = REUT 4 dant de l'évêché de Rouen; c’étaient probablement des gens il Au ï employés aux établissements de pèche (5) : les autres étaient des | QUE us sauvages chrétiens du vaste district de Miscou (6), où les Jésuites BHNAUE avaient une importante mission (7).
1e et les voile le (4) La Relation de 1659 (édit. Côté, Québec, p. 10), dit « 140 personnes. » \0h ce (2) le Mer de Laval écrit : « Centum et triginta hominibus. » ne (2) Pierre de Voyer, vicomte d’Argenson, gouverneur de la Nouvelle-France à de 1658 à 1661. C'était « un jeune homme de trente à trente-deux ans, sage au sin. ‘1e
n possible. » (Mémoire de M. de La Chenaie). Il avait un frère, conseiller d'Etat,
re « rétré- no et un autre qui était Doyen de l’église de Saint-Germain-l’Auxerrois. Celui-ci
on arrive, fit son testament, le 31 décembre 1687, en faveur du séminaire des Missions-
oyer pour Étrangères. (Archives Nationales, M. 205). } 4 (3) Le lendemain, 17 juin, suivant le Journal des Jésuites. II semblerait,
ays (1535), ‘4 d’après le récit de Mer de Laval, que le gouverneur alla le saluer à bord du
uit-Sainte- de vaisseau, le soir de son arrivée.
t la forme (4) Archives de l’archevêché de Québec, Documents de Paris, Église du s, ouvrage Canada, Lettre inédite de Mer de Laval au pape Alexandre VIT, 31 juillet 1659. s de cette (5) En 1664, il n’y eut pas moins de vingt navires français qui mouillèrent b : Mss de devant Percé, puis s’en retournèrent avec d'énormes cargaisons de morue. Chacun de ces vaisseaux employait une centaine d'hommes. (Rapport de Mer de « Rien ne Laval au Saint-Siège, 1664, Mandements des évêques de Québec, &. 1, p. 38). uébec, qui (6) Les îles de Miscou et de Percé, à l'entrée de la baie des Chaleurs, l'une ar la capi- au sud, l’autre au nord, sont comme les sentinelles avancées de cette baie que bliothèque Jacques Cartier découvrit et nomma en 1534. à 1672).
(7) Archives de l’archevêché de Québec, vieux Registre de confirmations.
C’est sans doute l’abbé de Bernières qui fut le premier chapelain de Mar de Laval, et l’assista dans la cérémonie de la confirmation à Percé; lui aussi qui le revêtit de ses habits pontificaux, lorsqu'il mit pied à terre à Québec : on conduisit solennellement en procession le prélat, du quai de la basse ville à la cathédrale, au son des cloches et au bruit du canon du fort : « L’évêque, revêtu pontificalement, paraissait à ces Canadiens qui n’avaient jamais rien vu de semblable, comme un ange du paradis, et avec tant de majesté, que nos sauvages ne pouvaient détacher leurs yeux de sa personne (4). »
C’est encore l’abbé de Bernières qui servit le prélat le jour de la Saint-Pierre, à la première messe pontificale qui ait jamais été célébrée dans la Nouvelle-France (2). Il Paccompagna aussi dans la visite qu’il fit peu de temps après son arrivée, à toutes les familles de sa ville épiscopale. Laissons M£r de Laval raconter luimême ces deux événements et nous donner en même temps un aperçu de la colonie canadienne :
« Il y a à Québec, dit-il, quatre édifices religieux; c’est un bel ornement pour la ville : leur aspect extérieur est très agréable ; l’intérieur aussi est beau, et respire la piété. J'ai célébré ma première messe pontificale dans la nrincipale de ces églises le jour de la fête des apôtres Pierre et Paul — ce qui est d’un heureux augure, je l’espère. pour mon épiscopat; — et le même jour j'ai reçu l’abjuration d’un hérétique récemment arrivé de France.
« Îl y a des colons français répandus un peu partout, chaque côté de Québec, jusqu’à une distance de dix milles et davantage ; ils sont fixés sur leurs terres et s’y sont bâti des maisons à faux frais. Il y avait déjà quelques églises de construites (3); mais on est à en bâtir d’autres encore (4) pour les besoins de la population qui s’accroit d'année en année. A part la colonie de Québec, il y en a deux autres assez importantes, où je n’ai pu encore aller, -elle de Montréal, à soixante lieues de Québec, en montant, et celle des Trois-Rivières, dans la même direction, à trente lieues.
(1) Relations des Jésuites, 1659.
(2) Journal des Jésuites, p. 259.
(3) Celle de la côte Sainte-Geneviève, par exemple; puis celle de Sillery, qui avait été construite vers 1645; elle brüla le 13 juin 1657, mais fut rebâtie immédiatement.
, (4) Au Château-Richer et à la Bonne-Sainte-Anne,
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« À peine ai-je été arrivé à Québec, que j'ai voulu visiter moimême les familles françaises qui y sont établies, converser avec tout le monde, soit en public, soit surtout en particulier, et entendre même la confession d’un bon nombre, afin de bien me rendre compte de la piété, des mœurs et de l’éducation religieuse des habitants (1). »
Mais combien y avait-il de familles, à l’arrivée de M£' de Laval et de M. de Bernières, sur cette « pointe de Québec, » que Champlain avait trouvée « toute remplie de noyers » (2), c’est-à-dire à la basse ville, et sur le promontoire où Marie de l’Incarnation, en arrivant en 1639, vit « cinq ou six petites maisons tout au plus (3)? »
Il n’est pas facile de le préciser, en l’absence de documents officiels et authentiques. Mieux vaut aller tout droit au premier recensement du pays, un recensensement nominal et complet, celui de 1666 : il y avait à cette date dans la haute et basse ville de Québec soixante et onze familles ou ménages, en tout cinq cent quarante-sept âmes: dans les faubourgs Saint-Jean et Saint- François et à la côte Saint-Michel, vingt-sept families, formant cent cinquante-trois âmes: en tout, dans ce qu’on peut appeler Québec, quatre vingt dix-neuf familles, ou sept cents âmes.
La Mère de l’Incarnation estimait en 1653 la population des habitants fixés au Canada, à environ deux mille : « Plus de deux mille français qui l’habitent, dit-elle, et qu: ont fait de grandes
dépenses pour s’y établir... (4). » Elle ajoutait d’une manière générale en 1658 : « Pour notre colonie française, elle multiplie de telle sorte que le pays n’est plus reconnaissable pour le nombre des habitants (5). » La population totale de la colonie canadienne en 1666 était de cinq cent trente-huit familles ou ménages, trois mille deux cent quinze âmes.
On ne sera probablement pas loin de la vérité en disant que Mer de Laval et M. de Bernières, en 1659, trouvèrent à Québec et dans les environs soixante quinze à quatre-vingts familles.
(1) Lettre (inédite) au pape Alexandre VII, 31 juillet 1659,
(2) Œuvres de Champlain, édition Laverdière, pag. inférieure, p. 296.
(3) Leltres de la Mère Marie de l’Incarnation, édit. Richaudeau, t, 1, p. 420. (4) Ibid., p. 1H.
(5) Lettres de la Mère Maric de l’Incarnaltion, édit. Richaudeau, t. mn, p. 136.
Quatre églises en pierre pour ce petit nombre de fidèles, la cathédrale, l’église des Jésuites, celle des Ursulines et celle de l'Hôtel-Dieu : la population de Québec n'était évidemment pas mal partagée (1) : et il y avait de plus, sur la côte Sainte-Geneviève, une chapelle en bois que M. Bourdon avait élevée à ses frais pour sa famille et ses censitaires.
Nous avons sous les yeux « le plan du haut et bas Québec comme il est en l’an 1660 (2). » Ce qui frappe tout d’abord, à la vue de ce beau dessin, c’est l'étendue des terrains occupés par les Jésuites, les Ursulines et l’hôpital (3) : évidemment l’État ne s'était pas montré parcimonieux envers l’Eglise: mais en retour, que de services inappréciables ces communautés religieuses n’ont-elles pas rendus à notre pays!
Entre « la grande église, » l'hôpital, et l’escarpement de la colline, il y a aussi un très grand terrain vacant, celui de Guillaume ouillard, gendre de Louis Hébert, premier habitant de Québec, que Mé#r de Laval achètera bientôt (4) pour son séminaire. Ce terrain, prolongé en bas de la colline, jusque dans le lit de la
(4) Vingt ans plus tard, alors qu'il y avait à Québec une église de plus, celle des Récollets, l’intendant De Meulles écrivait à la Cour : « Je suis obligé de vous avouer que les dits Pères (Récollets) ne sont nullement nécessaires dans la ville de Québec, où il y a plus «églises qu’il n’en faut pour rendre service au peu d'habitants qui sont dans la haute et basse ville du dit Québec. » (Manuscrits de la Nouvelle-France, 2 série, t, 1v, p. 188, Lettre du # novembre 1683).
(2) Faillon, Histoire de la colonie française en Canada, t. 11, p. 373.
(3) Plus tard, en 1727, l'intendant Dupuys écrivait au ministre de la marine : « Vous verrez par un plan de la ville de Québec que je prends la liberté de vous envoyer, que presque tout son terrain est occupé par les communautés ; j'en ai distingué les terrains par des couleurs différentes, et vous trouverez que quand on en sépare les emplacements de l’Hôtel-Dien, du Séminaire, de l’'Evêché, des Jésuites, des Ursulines, des Récollets, de la place de la Paroisse, de celle du Château et de la citadelle, le terrain à bâtir à Québec se réduit presque à rien, » Il ajoute : « On a proposé aux communautés de céder des emplacements autour de leurs terrains propres à y bâtir des maisons. La plupart en ont accepté le parti. Les Jésuites le font. J'y ai fait consentir le séminaire de Québec, qui, par la vente de ses terrains, va tirer de quoi payer une partie de ses dettes, » (Documents de Paris, Eglise du Canada, t. 1, p. 35, Lettre inédite de l’intendant Dupuy, 20 oct. 1727).
(4) Le 10 avril 1666.
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rivière Saint-Charles (1), est ce qu’on appelle la seigneurie ou fief du Saut-au-Matelot (2), borné au sud-est par le domaine du Roi, et au nord-ouest par les terrains de l'Hôtel-Dieu.
À part l'emplacement sur lequel elle est bâtie, et qui lui a été donné par Guillaume Couillard (3), l’église paroissiale possède au sud de la rue Buade et le long de la rue La Fabrique une lisière de terrain, désignée quelquefois dans les documents sous le nom de « cloître de l’église, » et qui lui a été concédée par M. de Lauson dans le but de lui créer un certain revenu par la vente des emplacements.
Les maisons des particuliers sont pour la plupart à la basse ville. On y voit aussi le Magasin, à la place de l’ancienne habitation de Champlain, où s’élèvera plus tard l’église de Notre-Dame-des- Victoires; puis, en montant la côte, on aperçoit à droite, sur la pointe, le cimetière de la ville (4), et plus loin, à gauche, le fort des Hurons, à côté du fort Saint-Louis.
(1) Même l’espace occupé par lé bassin Louise appartenait à la seigneurie du Saut-au-Matelot. Aussi, lorsque les travaux de ce bassin furent entrepris, le gouvernement fédéral accorda au Séminaire, comme une légère indemnité, un morceau de grève contigu à la ferme de Maizerets.
(2) Cette seigneurie fut concédée à Louis Hébert par le duc de Montmorency, vice-roi du Canada, le 4 février 1623, et l’acte de concession fut ratifié le 28 février 1626 par le duc de Ventadour, successeur de Montmorency, (Jugements du Conseil Souverain de la Nouvelle-France, t. 1, p. 603. — Tenure seigneuriale, p. 373.)
(3) L'emplacement fut donné par Couillard, à la condition d’avoir un banc dans l’église, pour lui, ses hoirs et ayant cause, à perpétuité. Le banc de Couillard est encore aujourd’hui occupé gratis par un descendant de la famille.
(4) « A droite de la côte, en montant, on aperçoit un terrain triangulaire borné par le cap, la côte, et les murs de la ville; c'est le site du premier cimetière de Québec. On sait que dans l'hiver de 1608 à 1609, la plupart des hivernants, vingt sur vingt-huit, moururent du scorbut; ils furent inhumés dans ce cimetière, La carte de Champlain, dans son édition de 1613, reproduite par Laverdière, ne laisse aucun doute à cet égard. Le bas de la côte du magasin y conduisait directement. C'est là que la population primitive de Québec dort son dernier sommeil. Quelques personnes furent inhumées ailleurs, chez les Récollets, dans le cimetière des pauvres de l'Hôtel Dieu, dans celui de Suaint- Joseph à la paroisse et dans les différentes chapelles ou églises, mais jusqu’en 1688, le cimetière de la côte de La Montagne fut le cimetière commun. A cette époque le terrain passa à Mer de Saint-Vallier, qui l’unit à celui de son évêché. » (Mss. de l’abbé Beaudet).
Le 9 mars 1655, M. de Lauson, gouverneur du Canada, donna un terrain
« Un certain nombre de Hurons, écrit Ms de Laval, se sont retirés à Québec, après la destruction de leur nation, pour être plus en sûreté, au milieu des Français, contre les Iroquois, ces ennemis du nom chrétien. Les Jésuites ont pour ces pauvres sauvages une charité admirable, et ne cessent par d’abondantes aumônes de subvenir aux besoins de leurs enfants, des veuves, des orphelins, des vieillards et des malades (1). »
Ce sont les Jésuites qui exercent les fonctions curiales à Québec et desservent toutes les missions de la Nouvelle-France, à part Montréal, où les Sulpiciens sont établis depuis deux ans (1657). Bien qu’ils aient reçu du Saint-Siège tous les pouvoirs nécessaires, ils se sont attachés depuis plusieurs années à l’archevèque de Rouen et reconnaissent sa juridiction. « Nous ne comprenons pas, écrivait leur général, pourquoi les Pères du Canada, ayant déjà du pape Innocent X la faculté d’administrer tous les sacrements.…, ont eu recours à l’archevèque de Rouen pour en recevoir la juridiction.. Les raisons sur lesquelles l’archevêque prétend appuyer sa juridiction au Canada sont regardées à Rome comme n’ayant aucune valeur (2). »
L’archevêque de Rouen a été proclamé par les Jésuites l’Ordinaire de la Nouvelle-France, dans l'église paroissiale de Québec, le 15 août 1653 (3). Le supérieur de la mission du Canada est son grand vicaire.
Lorsque M. de Queylus arrive à Québec en 1657, ayant lui-même des lettres de grand vicaire de l'archevêque de Rouen, le P. de Quen s’etface devant lui, et le laisse gouverner seul l'Eglise du Canada. M. de Queylus s’installe curé de Québec et en exerce les fonctions durant une année.
Les Jésuites se confinent dans leur couvent; et ils constatent avec satisfaction que le courant populaire est toujours de leur côté:
pour agrandir le cimetière de la côte de La Montagne. (Archives de l’archevêché de Québec, Reg. A.).
Le cimetière de la côte de La Montagne fut entouré, en 1668, d’une bonne clôture en cèdre, qui coûta plus de deux cents livres. Elle fut un peu endommagée par le feu qui dévasta la basse ville en 1682 : les réparations coûtèrent trente livres. (Archives paroissiales de N.-D. de Québec).
(4) Lettre (inédite) au pape Alexandre VII, 34 juillet 1659.
(2) Les Jésuites et la Nouvelle-France, par le P. de Rochemonteix, t. 11, p. 207.
(3) Journal des Jésuiles, p. 185.
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