‹ Henri de Bernières, premier curé de Québec [microforme]Chapitre 16 sur 60 · ND · texte numérisé non relu

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Ango de Maizerets et Hugues Pommier (1), ainsi que les quatre prêtres que Mer de Laval avait déjà avec lui, de Lauson-Charny (2), de Bernières, Morel et Dudouyt (3), voilà les six directeurs du Séminaire dont parle le prélat dans son rapport au Saint-Siège de 1664 : e

« J'ai établi dans cette église un séminaire pour que les jeunes Canadiens qui aspirent au sacerdoce puissent s’y former à la discipline ecelé: 1stique; et j'en ai confié la direction à six prêtres, qui remplissen. leur tâche avec zèle et efficacité. Je ne doute pas que ce séminaire produira beaucoup de bons fruits, avec la grâce de Dieu. Je suis venu à bout de lui procurer quelques rentes, pour lui faire un revenu, auquel j'ai ajouté les dimes du pays, après avoir annexé toutes les paroisses au séminaire. Le Roi a confirmé de son autorité ce que j'ai fait, et tous les papiers ont été enregistrés au Conseil Souverain de ce pays (4). »

Il ajoutait : « J'ai fixé ma résidence dans mon séminaire (5), et j'ai avec moi huit prêtres, que j'emploie, selon mon jugement, et suivant les besoins, aux missions, ou à d’autres fonctions ecclésiastiques. »

Les deux prêtres additionnels que le prélat mentionne ici sont sans doute M. de Saint-Sauveur, ancien curé de Thury en Normandie, qui était au Canada depuis 1634 et desservait la petite église de la côte Sainte-Geneviève (6), et M. Le Bey, chapelain de l'Hôtel-Dieu.

(1) Le premier était natif de Rouen, et signait ordinairement Louis Ango; le second était de la Bourgogne : tous deux faisaient partie de la Société des Bons-Amis.

(2) On a va que M. de Lauson-Charny sortit de chez les Jésuites le 17 sept. 1664 pour aller demeurer au presbytère, ou plutôt au nouveau séminaire.

(3) « De Bernières, Ango de Maizerets et Dudouyt, prêtres français, d'un esprit bien fait, d’une vertu reconnue et d’un parfait détachement... » (Documents de Paris, Eglise du Canada, t. 1, p. 29, Mémoire pour le Canada).

(4) Mandements des évêques de Québec, t. 1, p. 36.

(5) Le presbytère de Québec fut la demeure de Mer de Laval jusqu'au 15 novembre 1701. Le feu ayant détruit ce jour-là la cure et le séminaire, il alla passer l'hiver dans le palais épiscopal de Mer de Saint-Vallier, alors absent en Europe, et habita ensuite le séminaire restauré. (Mss de l'abbé Beaudet).

(6) La fabrique lui payait une pension annuelle de cinquante livres. (Archives paroiïssiales de N.-D, de Québec). Voir la biographie de M. Jean Le Sueur de Saint-Sauveur, publiée dans ia Revue catholique de Normandie, t. 111, p. 601.

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