‹ Henri de Bernières, premier curé de Québec [microforme]Chapitre 20 sur 60 · L'ÉGLISE PAROISSIALE DE M. DE BERNIÈRES. — SON HISTOIRE · texte numérisé non relu

L'ÉGLISE PAROISSIALE DE M. DE BERNIÈRES. — SON HISTOIRE

M. de Bernières fut curé en titre de Québec du 15 septembre 166% au printemps de 1687, vingt-trois ans, sans compter les quatre années qu'il desservit la paroisse avant qu'elle fût érigée, savoir à partir du 21 octobre 1660 (1). Durant cette période il ne fut absent qu'une année, celle qu’il passa en France de 1672 à 1675.

Il est juste de faire connaitre l’église paroissiale où il exerça si longtemps le saint ministère.

La première chapelle qui servit d'église paroissiale à Québec est celle que Champlain fit construire à la basse ville en 1615 dans l’anse du Cul-de Sac. Les Récollets y firent les fonctions curiales jusqu’à la prise de Québec par les Kertk en 1629 (2). Is commencèrent à tenir registres en 1621.

Au retour des Français en 1632, on trouva l'habitation brûlée, savoir les trois corps de logis, le magasin et les dépendances (3). Il fallut donc loger au Fort: et « dès ce moment, dit Laverdière, la petite population de Québec commença à suivre l'exemple de la famille Hébert. et à gravir la côte de la Montagne (#). » La première

(1) Journal des Jésuites, p. 288.

(2) Notre-Dame de Recouvrance de Québec, par M. Laverditre.

(3) L’habitation occupait le terrain renfermé entre la place et les rues Notre- Dame, Sous-le-Fort et Saint-Pierre. La place de la basse ville prit le nom de place Royale, en 1686, à l’occasion de la pose du buste de Louis XIV que l'intendant Champigny y fit élever sur un piédestal, « pour donner une idée du Roi à quantité de ses sujets qui étaient privés de le voir. » Quelques habitants se plaignirent que ce buste gênait la circulation dans cette place, qui n’était pas très étendue; et l’intendant le fil mettre sur « le devant de la maison du sieur Hazeur, qui est la plus belle de la basse ville, et au milieu de la place, faisant face au port, où se font les débarquements, et à la vue de l'église et des rues qui rendent dans la même place, Pour exécuter celte résolution, éerit M. de Champigny, je crus qu'il était de mon devoir et de mon honaeur de faire faire à mes dépens un ouvrage de pierres de taille, avec des ornements hors d'œuvre. » Bientôt cependant la voix publique protesta contre le changement, et le buste fut remis au milieu de la place Royale, (Archives du Minisière des Colonies, Canada, correspondance générale, vol. xvur, Lettre de Champigny au Ministre, 15 cetobre 1700).

(4) Le chemin ne faisait pas le détour qu'il suit aujourd'hui; on montait à peu près tout droit du magasin à la haute ville, et il y eut plus tard un pont

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