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année on se contenta d'un appartement au château Saint-Louis pour y faire les offices (4). Puis Champlain, de retour à Québec en 1633, accomplit le vœu qu'il avait fait de construire une chapelle dédiée à la sainte Vierge, si le Canada était rendu à la France (2). On lui donna le nom de Notre-Dame de Recouvrance, tant à cause du recouvrement du Canada, que parce qu'on mit au-dessus de l'autel une image de la sainte Vierge, en relief, recouvrée d'un naufrage comme par miracle (3).
L'église de Notre-Dame de Recouvrance était en bois, comme la chapelle du Cul-de-Sac (4). Elle avait environ quarante pieds de longueur, sur ving-neuf ou trente de largeur (5). Elle était dans l'alignement de la rue La Fabrique : son portail faisait face au fort Saint-Louis: et en débouchant de la rue de La Montagne sur ce qu'on appelait alors « la grande place, » on se trouvait devant l'église paroissiale : le chœur coïncidait presque avec celui de la cathédrale actuelle; « de sorte que M£' de Laval, qui repose au pied des marches de l'autel, dit Laverdière (6), se trouve enterré à peu près au milieu du chœur de Notre-Dame de Recouvrance (7). »
Le P. Le Jeune, dans les /elations, nous parle à plusieurs reprises de Notre-Dame de Recouvrance, des oflices religieux que
en bois pour rendre la voie moins abrupte. Voici ce qu’on lit à propos de ce pont dans un vieux document, à l’occasion du feu de 1682, qui détruisit la basse ville : « Le chemin qui conduit de la haute à la basse viile, et qui en fait la seule communication, a presque entièrement péri, les terres du dit chemin n'étant retenues que par des pieux et des pièces de charpente qui furent aussi brûlées... » (Manus”rits de la Nouvelle-France, 2e série, t, 1v, p. 160).
(1) Catalogue des Bienfaiteurs de Notre-Dame de Recouvrance.
(2) Elle fut bâtie par Champlain, « aux frais de MM. de la Compagnie » des Cent-Associès. (1bid.).
(3) Le naufrage où se noya le P. Noyrot, au détroit de Canso, en 1629, en voulant se rendre au Canada.
(4) I n'est plus question de cette chapelle du Cul-de-Sac à partir de 1632.
* On suppose cependant qu'elle existait encore après la reddition du pays à la
France, et que c’est dans cette chapelle que le P. Le Jeune célébra, lorsqu'il descendit le 24 octobre 1632 « dire la messe à l'habitation de nos Français. » (Relations des Jésuites, 1633, p. 3; Notre-Dame de Recoutrance, p. 2).
(5) Relations des Jésuites, 1636, p. 43; Notre-Dame de Recouvrance, p. 9.
(6) Notre-Dame de Recoutrance, p. 41.
(7) M. Laverdière écrivait cela en 1869, Depuis, les restes mortels du vénérable François de Montmorency-Laval ont été transférés solennellement de la Basilique à la chapelle du Séminaire de Québec, le 23 mai 1878.
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