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funeste penchant à l’ivrognerie. M. d’Argenson, qui les avait bien observés, signalait parmi eux « les procès, la pauvreté et l’incliration à la bonne chère » comme la cause de leur malheur. « Pour le premier de ces désordres, dit-il, je pense en venir à bout. Pour le second, ils pourraient peut-être le diminuer, s'ils voulaient retrancher leur dépense, principalement dans leurs boissons (1), qui est le troisième désordre, que je blâme souvent en général dans la conversation (2). »
L'ivrognerie engendre bien des misères et des crimes, qui viennent quelquefois s’étaler devant le Conseil Souverain. On rencontre dans les rues de Québec des gens « saouls, gâtés de vin, qui se battent ensemble, » et font « de grand scandale (3). »
Et puis, avec tout cela, dans un petit bourg comme Québec, les gens s’épient, s’observent, se décrient, s’injurient (4) les uns les autres. « La médisance et la calomnie, écrit la sœur Duplessis, règnent en Canada au delà de ce qu’on en peut penser (5). »
« Je n’ai rien épargné, écrit à son tour l’intendant de Meulles, pour apporter la paix, et détruire cet esprit de chicane que j'ai trouvé avoir pris de grandes racines dans ce pays (6). »
Nous avons vu que M. d’Arge:.son regardait les procès comme un fléau pour les Canadiens. Il suffit de parcourir les cahiers du onseil Souverain pour constater combien « l'esprit de chicane » avait pris de fortes racines parmi eux. Une source interminable de procès, c'étaient les engagements par lesquels les nouveaux colons arrivés de France devaient se mettre au service de quelque seigneur ou habitant pour un temps déterminé. Souvent il y avait incompatibilité d'humeur entre le maître et l’engagé; celui-ci désertait la demeure de son maître, et allait offrir ses services à d’autres : de là de nombreux procès qui se déroulent devant le Conseil (7). Que de divisions, que de haines entre certaines
(4) Le prix du vin, en 1665, était de vingt sous le pot; le prix de l’eau-devie, trois livres le pot. (Jugements du Conscil Souverain, t. 1, p. 333).
(2) Mss. de la Nouvelle-France, vol. 1.
(3) Jugements du Conseil Souverain, t. 1, p. 341.
(4) Ibid., p. 548.
(5) Lettres de la Révérende Mère Marie-André Regnard Duplessis de Sainte- Hélène, pubiiées par M. Verreau dans la Revue Canadienne, t. x1r1, 1875.
(6) Mss. de la Nouvelle-France, vol. rv, Lettre du 4 novembre 1683.
(7) Jugements du Conseil Souverain, t. 1, pp. 29, 321, 382,
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familles du Canada et de Québec en particulier, à l’occasion de ces procès!
On a prétendu, à tort ou à raison, que les Normands avaient une aptitude spéciale pour la chicane. Mais il est certain, d’après les documents, qu’on les préférait de beaucoup aux habitants des autres parties de la France, et surtout aux Rochelois, pour la colonisation du Canada. Voici ce qu’on lit dans un Mémoire daté de 166%, au sujet d’une levée de colons :
« Il serait grandement souhaitable que cette levée de trois cents hommes se fit en Normandie, plutôt qu’à La Rochelle; l'expérience ayant fait voir en Canada que les gens près de La Rochelle sont, la plupart, de peu de conscience et quasi sans religion, fainéants et très lâches au travail, très mal propres pour habituer un pays, trompeurs, débauchés, blasphémateurs. Tout au contraire en Normandie, où l’on embarque les Normands, Percherons, Picards, et des personnes du voisirage de Paris, qui sont dociles, laborieux, industrieux, et qui ont beaucoup plus de religion. Or, il est important, dans l’établissement d’un pays, d’y jeter de bonne semence (1). »
« L'on convient, dit un autre Mémoire, que les Normands, Percherons et Picards sont plus dociles et plus propres au travail que les hommes des provinces de deçà, lesquels, outre qu'ils ont plus de rudesse et de fermeté d’esprit, veulent être mieux nourris et consomment davantage de vivres que les autres (2). »
Aux désordres que nous avons signalés parmi les Canadiens du temps de M. de Bernières, ajoutons ceux de malhonnêteté. Les archives du Conseil Souverain nous en fournissent un grand nombre de cas (3). Tantôt ce sont des repris de justice qui pénètrent
(4) Archives du Ministère des colonies, Canada, Correspondance générale, vol. 2.
(2) Ibid.
(3) Nous trouvons aussi un de ces actes regrettables mentionné dans une lettre de l’intendant Champigny au ministre en date du 27 octobre 1694, quelque temps après l'avertissement donné à Mareuil par Mer de Saint-Vallier : « Certains vagabonds, dit-il, ont osé aller de nuit enfoncer les fenêtres de la chambre de M. l’Evêque.. 11 y a des indices assez apparents contre Mareuil et un autre... : de quoi il faudra prendre une connaissance plus parfaite, s'il y a moyen... Si or peut imputer à M. l’Evêque quelque entreprise au del des bornes, ceux qui ont fait des fautes n’ont pas moins mal fait, et n’en méritent pas moins le châtiment... » (1bid., vol. 43.)
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avec etfraction dans le jardin et le monastère de l’Hôtel-Dieu, et dérobent une quantité d'objets; tantôt c’est un voleur de presbytère — il y en avait déjà à cette époque — qui s'introduit furtivement « dans le cabinet du curé Pommier, à l'île d'Orléans, » et lui enlève la somme de 292 1.: tantôt c’est un domestique, Jean Lavergne, qui vole à son maitre, Louis Sédillot, le montant de 300 1. La punition de ces crimes est très sévère : le coupable est ordinairement condamné « à être battu et flétri de verges ès places de la haute et basse ville, » ou bien « par les carrefours ordinaires » de Québec, « par l’exécuteur de la haute justice, et à faire amende honorable à la porte de l’église paroissiale de Notre- Dame de cette ville. » L'ua des véieurs de l'Hôtel-Dieu reçut la peine capitale, à cause de ses méfaits antécédents, et l’autre fut condamné « à être au pied de la potence, la corde au cou, puis battu et flétri de verges..…., et à recevoir sur l’une de ses épaules l'impression d’une fleur de lys avec le fer chaud... (4). »
Hâtons-nous de dire que les taches que nous venons de signaler dans la société canadienne sont des exceptions : ce sant des ombres qui ne font que relever la beauté du tableau des mœurs patriarcales de nos pères. Voyons d’abord le clergé de Québec : quelle union et quelle entente pour le bien! « C’est une bénédiction de voir l'union qui est entre M#r notre évêque et les Jésuites, écrit en 1667 Marie de l’Incarnation. fi semble qu'eux et MM. du Séminaire ne soient qu'un. M. de Tracy, qui m'a déclaré ses sentiments, en est ravi, comme aussi de la majesté de l'Eglise et des grandes actions de piété de ceux qui la servent (2). »
« L'union était parfaite, dit Charlevoix, entre tous les corps qui composaient le clergé séculier et régulier, et rien n’édifiait davantage les peuples que ce concert (3). »
« Le clergé du Canada mène une vie exemplaire, » écrit M. de Denonville (4); et l'intendant Champigny : « Les ecclésiastiques et les communautés vivent dans une régularité exemplaire... Leur vie est pauvre et mortifiée, se privant même du nécessaire en beaucoup de choses (5). »
(1) Jugements du Conseil Souverain, t. 1, pp. 396, 398, 589.
(2) Lettres, t. 11, p. 345, Lettre au P. Poncet, 6 octobre 1667.
(3) Vie de la Mère de l'Incarnation.
(4) Archives du Ministère des colanies, vol. nr, Lettre au ministre, janvier 1690. (à) Ibid., vol, 17, Lettre au ministre, 20 octobre 1699.
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Pour la société canadienne, en général, qu'il suflise de rappeler ici ce qu'en écrivait M#' de Saint-Vallier :
« Le peuple, communément parlant, dit-il, y est aussi dévot que le clergé m'a paru saint. On y remarque je ne sais quoi des dispositions qu’on admirait autrefois dans les chrétiens des premiers siècles; la simplicité, la dévotion et la charité s'y montrent avec éclat; on aide avec plaisir ceux qui commencent à s'établir, chacun leur donne ou leur prête quelque chose (1), et tout le monde les console et les encourage dans leurs peines. » Le pieux évêque ajoutait : « Chaque maison est une petite communauté bien réglée, où l’on fait la prière en commun soir et matin, où l’on récite le chapelet, où l’on a la pratique des examens particuliers avant les repas, et où les pères et mères de famille suppléent au défaut des prêtres en ce qui regarde la conduite de leurs enfants et de leurs valets (2). »
C'est l'honneur de l’ancien clergé français d’avoir formé les éléments de ces bonnes familles canadiennes : le clergé du Canada, les Jésuites, M. de Bernières et ses collaborateurs du séminaire n'eurent qu'à travailler sur un terrain déjà bien préparé; mais avec quel zèle et quel dévouement ils le firent!
À Québec, on avait la Congrégation de la sainte Vierge établie chez les Jésuites, pour les hommes. Les ouvriers s'étaient formés en société sous le nom de confrérie de Sainte-Anne, société religieuse, et aussi de secours mutuel. M#r de Lavai lui donna des règlements en 1668 (3); mais elle avait été établie à la paroisse dès 1657 par le P. Poncet : et nous voyons à cette date les ouvriers de Québec écrire à leurs confrères de Paris une lettre magnifique pour leur demander des renseignements sur une confrérie analogue, établie dans la vieille capitale, dont l’église était bâtie à l'endroit même où avait eu lieu à la fin du treizième siècle le fameux miracle de l'hostie profanée par un juif, et saignant (4). M. de Bernières avait aussi à la paroisse la société de la Sainte- Famille (5), pour les femmes, et les confréries du Saint-Rosaire
(4) « On s’entresecourt les uns les autres tout d’une autre manière qu'on ne fait en France. » (lbid.).
(2) Estat présent de l'Eglise. dans la Nouvelle-France.
(3) Mandements des Evèques de Québec, t. 1, p. 401.
(4) Archives de l’archevêché de Québee, vieux papiers de la fabrique.
(à) Msr de Laval avait-il trouvé la dévotion à la Sainte-Famille pratiquée
et du Saint-Scapulaire : il en était le directeur (1), et s’efforçait d’inspirer aux personnes dont il avait la charge les sentiments et la pratique de la vraie et solide piété.
C'est probablement à sa demande que M£#' de Laval fit son beau mandement sur le Luxe et la Vanité des femmes. Tous deux étaient convaincus que rien n’est plus incompatible avec la véritable piété que l’amour désordonné des parures mondaines.
Tous deux également regardaient la dévotion au Saint Sacrement comme la dévotion par excellence, à laquelle toutes les autres doivent se rapporter. Aussi voyons-nous, dans les assemblées de la Sainte-Famille, les dames de cette société, sous la direction de M. de Bernières, « s’obliger à assister chacune à son rang devant le Saint Sacrement; une y doit être en adoration le matin, et une autre le soir, pendant une demi-heure, au nom de toutes les personnes de la confrérie » : et nous lisons quelque part dans un vieux registre de cette confrérie : « Le premier évêque de Québec
dans le diocèse d'Evreux, où il fut archidiacre, ou bien est-ce par lui et son ami Boudon qu'elle s’y implanta? Dans l’Inventaire des archives départementales de l'Eure, il est fait mention du testament d'un curé, près d’Evreux, « qui avait une grande dévotion à la sainte Famille. » Le testament est de 1694.
(1) M. Glandelet était directeur de la Sainte-Famille en 1689. Il écrivait à Boudon, à l’occasion du massacre de Lachine : « Voici ce que j'inspirai à nos femmes de la Sainte-Famille, après leur avoir fait faire des dévotions extraordinaires en l'honneur de Notre-Seigneur et de sa très sainte Mère, dans un temps où la main terrible de Dieu, juste vengeur des crimes, était appesantie sur nous par le moyen des Iroquois, qui ont tuë, emmené captifs, brûlé, et fait des cruautés inouïes à plus de trois cents Français, étant venus fondre au nombre de quinze cents, le 45 août dernier, sur les extrémités de l’ile de Montréal, où les MM. de Saint-Sulpice ont leur séminaire, s'étant répandus en chaque maison le long de cet espace de chemin, sans qu’on s’en donnût de garde.
« Je fis faire une neuvaine à nos femmes de l'Association de la Sainte-Famille, qui est la dévotion de ce pays pour les filles et femmes, comme la Congrégation l’est pour les hommes et les garçons. L’on brüla un cierge chaque jour de la neuvaine, pendant tout le jour. Trois furent nommées pour prier au nom de toutes alternativement chaque jour. L'on dit six messes par jour à l'honneur des saints Anges, à l’une desquelles toute l'assemblée se trouva chaque jour. Trois firent la visite par chacun jour devant la chapelle où sont honorés les saints Anges. Trois firent une pratique de mortification et une aumône, et le jour de la clôture de la neuvaine toutes firent leur communion ensemble, le jour de la Saint-Michel... » (Archives de l'évêché d’Evreux, Lettre de Glandelet à Boudon (inédite), 45 novembre 1689).
n’a rien négligé pour la rendre fervente et capable d’édifier et servir le prochain (1). »
Le jubilé du pape Innocent XI (2), célébré au Canada en 1683, fut pour M. de Bernières une occasion d'exciter la piété de ses paroissiens. Il s’ouvrit à la cathédrale par une messe du Saint-Esprit, et dura deux semaines. Les fidèles s’approchèrent des sacrements et visitèrent avec piété les différentes églises de la ville, Les aumônes furent versées à l'Hôtel-Dieu.
Il y a un monument authentique du soin et de l'attention que le pieux Henri de Bernières apportait à l’accomplissement de ses devoirs : ce sont les registres de l'état civil qu’il a tenus pour sa paroisse durant plus d’un quart de siècle. Quel ordre, quelle propreté, quelle exactitude toujours soutenue! Tout est écrit de sa main, depuis la première jusqu’à la dernière ligne : la fermeté et la netteté de l'écriture ne se démentent pas un instant.
M. de Bernières exerçait les fonctions curiales à Québec depuis 1660 : il résigna ces fonctions au printemps de 1687.
(1) Archives paroissiales de Notre-Dame de Québec.
(2) Mer le Laval avait une vive admiration pour ce saint pape. Il lui écrit à l’occasion de son exaltation au souverain pontificat : « Le monde chrétion se réjouit de l’heureux avènement de Votre Sainteté : qu’il me soit permis de venir partager celte joie, qui pénètre des sentiments de la plus suave douceur les âmes de tous les gens de bien. 11 me semble même que j'ai une raison particulière de me réjouir, puisque le Dieu tout-puissant a choisi pour son vicaire sur la terre un pontife en qui l’on admire parmi tant de qualités éminentes un zèle azuent pour le salut des âmes, et une affection toute spéciale pour les ouvriers apostoliques qui se dévouent à l'évangélisation des indigènes de la Nouvelle-France, » (Documents inédits copiés au Vatican, Lettre de Ms de Laval à Innocent XI, Québec, 4er octobre 1677).
M. Rousset écrit au sujet d’'Innocent XI, qui se montra si ferme contre Louis XIV au sujet du fameux droit de Régale : « Dans toute l’Europe, si ce n’est en France, le pape Innocent XI avait le renom du plus grand et du meilleur pontife qui eût occupé le saint-siège depuis plusieurs siècles. » (Histoire de Louvois, t. 11, p. 58).
Puis il cite un passage de Bussy-Rabutin : « Comme le pape, dit celui-ci, est un grand homme de bien, il est fort entier dans ses résolutions; et quand il est persuadé qu'il a raison, rien ne saurait le faire changer. Il est vrai qr’il est fâcheux de trouver en son chemin de ces saints opiniâtres; mais sa vie est si sainte que les rois chrétiens se décrieraient s'ils se brouillaient avec lui. » (Ibid., p, 59).
Qui ne serait tenté de faire quelque rapprochement, pour le caractère, entre le pape Innocent XI et le premier évêque de Québec?
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Le Séminaire, auquel la cure était unie, lui donna le 15 mars pour successeur M. François Dupré (1), un autre prêtre de l''nstitution (2). « On l'avait choisi, dit un document, comme le sujet le plus propre pour entretenir l’union entre les religieux et le clergé (3).
M. DE BERNIÈRES, SUPÉRIEUR DU SÉMINAIRE. — LE SÉMINAIRE ET Msr DE SAINT-VALLIER. — FONDATION DE LA MISSION DES TAMAROIS.
En cessant d’être curé de Québec, au printemps de 1687, M. de Bernières quitta vraisemblablement le presbytère, qu’il habitait depuis vingt-cinq ans et qu’il avait lui-même construit. Il alla au séminaire rejoindre ses confrères, de Maizerets, de Brülon, Morin, Glandelet. On venait de perdre trois sujets précieux, que la mort avait successivement enlevés en quelques mois, Jean Guyon, Thomas Morel (4), Jean Dudouyt (5), sans compter M. Poitevin, curé de Saint-Josse, qui ne vint jamais au Canada, mais que l’on regardait comme de la maison, parce qu'il était grand vicaire de M£! de Laval et s'occupait à Paris des affaires du diocèse et du séminaire de Québec (6).
(1) Il était du diocèse de Chartres. Mer de Laval l'amena avec lui en 1675, ainsi que M. Glandelet, du diocèse de Paris, et M. Gauthier du Brülon, de diocèse d'Angers. (Archives Nationales, M. 203, ne 1),
(2) M. Dupré fut nommé en même temps chanoine honoraire. (Rég. du Chapitre).
(3) Documents de Paris, Eglise du Canada, t. 1, p. 20.
(4) M. Morel « était allé en mission à Champlain, » pour y remplacer M. Dupré. Il descendit à Québec dangereusement malade, et mourut le 23 novembre 1687. (Règ. du chapitre).
(5) M. Dudouyt mourut au séminaire des Missions-Etrangères de Paris, le 15 janvier 1688.
(6) M. Poitevin mourut à Paris en 1682, Il légua, en mourant, au Séminaire de Québec sa bibliothèque, dont une partie venait de l'abbaye de Lestrées. Mse de Laval écrivait à M. Dudouyt, au sujet de cette bibliothèque : « Vous avez fait une faute de ne pas envoyer tous les livres de feu M. Poitevin, légués au séminaire : tout sert à une bibliothèque, même les doubles. Je m'attendais
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