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M. de Bernières était encore supérieur du séminaire : il ne fut remplacé par M. de Maizerets que dans l'automne de 1688, C'est lui qui, à la tête du clergé, en sa qualité de grand vicaire et de
bien que ceux qu'il avait eus de l’abbaye de Lestrées, reviendraient ici : l’on ne vend pas grand’chose des livres qui ont servi, et de cette nature; et il en faut acheter bien cher : c’est uno affaire faite; il n’y faut plus penser, »
Puis il ajoutait, parlant du curé de Saint-Josse : « M. Poitevin était un bon serviteur de Dieu. Ce que j'estime plus en sa mort, et qui est une marque de l'esprit de Notre-Seigneur, est le bon . sage qu'il a fait de tout ce qu'il possédait, » (Lettre du 6 novembre 1683),
Nous avons de M, Poitevin une belle lettre inédite, adressée à M. Boudon, et datée de Paris le 25 août 1664 :
« Monsieur et cher ami, nous assistämes hier au sacre de Mer de Rhodes, qui se fit avec toute la mugnificence et dévotion possibles du côté du nouveau prélat. Mais hélas! que les joies de ce monde sont trompeuses, et qu'elles sont détrempées d'amertume! Nous avions, la veille, entretenu, à six heures du soir, notre bon P, Bagot. Le lendemain, Ms de Rhodes, avant son sacre, voulait l'entretenir de quelques affaires de conscience qui le regardaient, L'heure était donnée; et quand nous y fûmes, nous le trouvâmes mort. Que cela est surprenant, et que cela diminue bien notre joiel Il se portait bien, en se couchant; de vers les onze heures du soir, il se sentit attaqué d'une fluxion en la tête, qui lui descendait du cerveau. Il se leva avec grande peine pour avertir son voisin de lui aller chercher du secours; et en un quart d'heure, ayant reçu l'absolution et l'extrêéme-onction, il expira entre les mains de notre bon Maitre, et de sa très sainte Mère, que notre bon père chérissait tant. Les larmes qui me coulent des yeux et saisissent mon pauvre cœur m’'empêchent d'en dire davantage. Je pense que la bonne Vierge, qui voulait le récompenser, a permis que cela eût été si précipité afin qu'il mourût le samedi, dédié à ses grandeurs. Je ne vous le recommande pas; je sais qu'il vous l’est assez de luymême... » (Archives de l'évêché d'Evreux).
Saint-Josse était une des sept ou huit petites paroisses qu'il y avait, avant la Révolution, dans le quartier Saint-Jacques de la Boucherie, Outre Saint- Jacques, dont il reste encore la magnifique tour, il y avait Saint-Merry, Sainte- Opportune, Saint-Bon, Saint-Josse, Sainte-Croix de la Bretonnerie, ete. Il n'y a plus aujourd’hui que la paroisse de Saint-Merry. C'est sur cette paroisse, rue Sainte-Avoye, que naquit, en 1577, le P. Joseph-Francois Le Clerc du Tremblay, le confident et le bras droit de Richelieu. (Le P. Joseph et Richelieu, par Gustave Fagniez, t. 1, p. #1). L'église Saint-Josse était sur la rue Aubry-le- Boucher.
D'après Lebœuf (Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, t. 1, p. 303), Saint-Josse fut le premier démembrement d’une paroisse appelée Saint-Laurent. « Saint Fiacre y avait logé, dit-il, à son arrivée d'Irlande au septième siècle, ainsi que saint Josse, fils d’un roi de la Petite-Bretagne, dans l’une des occasions qu’il eut de passer par Paris vers le même temps...
« L'édifice de l’église de Saint-Josse, ajoute-t-il, est fort petit, et mal orienté ; c’est une espèce de chapelle de forme carrée.
Poe