‹ Henri de Coligny, seigneur de ChastillonChapitre 19 sur 61 · Mémoires de Ph, de Mornay, édit. de 1821, t, I, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Ph, de Mornay, édit. de 1821, t, I, p

leurs, en quoi que ce fût, les relations établies, soit entre les parents, soit entre les enfants.

Ph. de Mornay avait si bien placé Henri de Coligny au nombre des jeunes gens avec lesquels il aimait à voir son fils et son neveu entretenir de fréquentes relations, qu'une fois, il écrivait à sa femme * : « Nostre fils et nostre neveu » hanteront MM. le comte Henri de Rohan et de Chas- » tillon ; » et, une autre fois ' : « Je doute que nostre fils » puisse gagner le petit voyage, que tu m'escris, vers » M"" de Chastillon; mais je lui ai fait souvent visiter mon- » sieur son fils. »

Henri de Coligny, qui vénérait et chérissait en Ph. de ^ornay, Tun des plus fidèles amis de François de Chastillon, saisit avec ardeur, en 1597, l'occasion inopinée de lui prouver, d^une manière toute spéciale, son dévouement et son affection.

Qui ne connaît l'odieux et lâche attentat commis à Angers, le 28 octobre 1597, par Saint-Phal, sur la personne de Ph. de Mornay, l'indignation qu'il souleva, et la chaleureuse sympathie qu'il fit éclater en faveur de la victime? Henri de Coligny et sa mère furent, en cette douloureuse conjoncture, ce qu'ils devaient être.

M"' de Mornay l'atteste dans ces quelques lignes' détachées d'un récit émouvant :

« A l'occasion de cest attentat, recognut M. Duplessis » beaucoup de bons amis, la pluspart des grantz et des » gens d'honneur qui se trouvoient près Sa Majesté, esmeuz >> de l'indignité de l'acte ; Messieurs de la court de parlement » montrèrent aussy de désirer que le criminel leur feust mis » en main, pour en faire un exemple... Messieurs de l'as-

1. Mémoires de Ph. de Mornay ^ édit. de 4824, t. VIIC, p. 249.

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