‹ Henri de Coligny, seigneur de ChastillonChapitre 20 sur 61 · Mémoires de Ph. de Mornay^ édit. de 1824, 1. 1, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Ph. de Mornay^ édit. de 1824, 1. 1, p

»^ semblée de Ghastellerault, tant en corps, que chacun » pour sa province, envolèrent le sieur de Cases exprès » pour s'en condouloir avec luy et luy offrir tout ce qui » dépendait d'eulx et de leurs provinces, mesme de dépes- » cher personnaiges notables d'entre eulx vers le roy, pour » en faire leur faict propre. . . Les principales villes et esglizes » de la religion firent de mesme/particulièrement messieurs » de La Rochelle j luy faisant offre de faire sortir nombre de » leurs bourgeois, avec artillerie et munitions, pour Tas- » sister en ce qu'il vouldroit entreprendre. M. le duc de » Bouillon, mareschal de France, et M. de la Trimoïlle, » qui en parloit avec l'honneur de le tenir pour parent, » l'obligèrent aussy fort par offre de leurs personnes et de )) leurs amys, mesmes des forces qu'ils avoient en cam- » paigne. M. de Chasiillon pareillement, tout jeune que » lors il estoit, dont l'obligation est due à madame sa mère ; » mais MM. de Rohan et de Soubize non moins, etc., etc. » Vers la fin de l'année 1597, le moment approchait où Henri de Coligny, heureux déjà des relations qu'avaient nouées avec lui divers jeunes gens de haute distinction, allait voir se réaliser l'un de ses plus chers désirs, celui de pouvoir enfin lier directement connaissance avec son cousin Henri-Frédéric. La mère de celui-ci se disposait à le conduire en France, dans des circonstance de famille auxquelles Henri de Coligny, par devoir, comme par affection, ne pouvait manquer de se trouver personnellement mêlé.

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