‹ Henri de Coligny, seigneur de ChastillonChapitre 31 sur 61 · Brantôme, édit. Le Lai., t. IV, p · texte numérisé non relu

Brantôme, édit. Le Lai., t. IV, p

nentes qualités de Tamiral^ son père ; la confiance qu'il inspirait était générale, et il Tavait promptement justifiée par son active et judicieuse coopération à celles des affaires dans le maniement desquelles on avait fait appel à son zèle, en attendant sa nomination à un poste spécial. Bientôt il avait été appelé à un commandement dans le Lauraguais ; mission de confiance, au cours de laquelle il avait déployé une maturité d'esprit et une vigilance remarquable ; puis, plus tard, ayant, par son énergie, électrisé un corps de troupes dont l'organisation était due à ses seuls efforts, il avait, à Tâge de vingt ans, battu Fennemi sous les murs de Montpellier et sauvé cette ville.

Loin d'oser prétendre, pour sa part, h un si magnifique début dans la CGa*rière des armes, Henri de Goligny bornait son ambition à pouvoir aborder cette carrière au même âge que son père. Or, il lui fut donné de l'aborder, à un âge moins avancé ei d'obtenir ainsi plus que ce qu'il désirait.

En effet, que se passait-il, de 1599 à 1600, tandis que, sans ralentir du reste ses travaux ni ses diverses occupations de chaque jour, il se livrait à maintes réflexions sur son propre avenir ?

La sollicitude d'autrui veillait sur lui et lui ménageait, à son insu, l'accès de la carrière militaire.

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