CHAPITRE Vil
Le roi autorise Henri de Coligny à entrer au service des provinces unies des Pays- Bas. — Ses adieux à sa mère. — Dès son arrivée il se présente aux états généraux. — Maurice de Nassau l'accueille favorablement. — Fraternité d'armes établie entre Henri de Coligny et son cousin Henri-Frédéric. — Position occupée par chacun d'eux dans i'armée des Provinces-Unies. — Ils se signalent à la bataille de Nieuport. — Ils s'associent aux actions de grAces rendues^ après la victoire, sur le champ de bataille de Nieuport et à Osiende.
Henri de Coligny était, à tous égards, digne de Taffectueuse et déliciate sollicitude qui s'étendait alors sur Tune des phases le plus intéressantes de sa vie.
A le voir, à Tentendre, on était frappé de la précocité de ses aptitudes et de sa bouillante ardeur.
On a dit avec raison * qu'à cette époque a il étoit autorisé » pGa*mi les réformez de France, qui aimoient en lui des » vertus pareilles à celles de son père et de 3on grand- » père. Il parloit sans cesse de leurs actions, et il n'aspiroit » qu'à les imiter. Le plus ardent de ses souhaits étoit celui » d'être, comme son aïeul, à la tête des réformez et de livrer » une bataille pour leurs intérêts... Jamais jeune seigneur » n'avoit donné de plus grandes espérances. »
Vint le jour où la sympathie et l'estime qu'il s'était conciliées se traduisirent par un acte décisif qui mit un terme aux incertitudes de sa situation»
Quelle ne fut pas sa joie lorsqu'il apprit que le roi, qui déjà lui avait accordé la faveur de devenir capitaine d'une compagnie de trente lances fournies, de ses ordonnances *,