Em. de Meteren, Histoire des Pays-Bas^ p
3. Ces délégués expressément chargés a de se tenir à proximité du » prince Maurice et de Tassister de leurs conseils, ainsi que des choses » nécessaires, étaient Jacob d'Egmont, sieur de Wesenbourg ; Jean » d*01den Barnvelt, sieur de Tempel, avocat de Hollande ; Jacob Huy- » ghens, Van der Dansen, bourgmestre de Delft; maistre Nicaise SîUe, ' » docteur es deux lois, pensionnaire d'Amsterdam et conseiller d'Estat; » maistre Jean de Santen, conseiller et pensionnaire de Middelbourg; » Ferdinand Allamand, Nicolas Janssen, Hubert, bourgmestre deZirick- » sée ; le sieur Gérart de Renessé, le sieur Yan der Aa, maistre Abel » Franckens, docteur es deux lois; EgbertAlberda:, bourgmestre de Gro- » ninghe, et le greffier Corneille d*Aerssens. » (Em. de Mctcren, Histoire des Pays-Bas f p. 483.)
HENRI DE GOLIGNY. 83
Voulant, au nom de tous, aller prendre les ordres de ce prince, Wtenbogaert sortit d'Ostende ; maïs vainement tenta-t-il de parvenir jusqu'à lui à travers les lignes ennemies.
Contraint de rentrer dans la ville, il réunît, à l'issue du prêche, ses collègues, et pria avec eux pour le salut de la patrie et de l'armée. Bientôt, à l'ouïe d'un feu de mousqueterie qui lui prouvait que la bataille était engagée , il se rendit avec les autres ministres auprès des délégués des états généraux, et les pressa de convoquer le peuple à une assemblée de prières en faveur des défenseurs de la patrie ; les délégués répondirent à ses instances, et d'ardentes supplications s'élevèrent vers le ciel *. Elles ne cessèrent qu'au moment où Ton apprit, à Ostende, que Maurice était vainqueur. Aux supplications succédèrent immédiatement de chaleureuses actions de grâces.
1. « Messeigneurs les estais et autres gens de bien, en Ostende, se » trouvèrent en grande perplexité. Gomme en telles extrémités, il n'y a » point de meilleur remède, quand les moyens humains semblent dé- » faillir, que de prendre son refuge au Seigneur des armées, voilà pour- » quoi messeigneurs les estats, avec ceux de leur suite, et plusieurs )) autres qui estoient là présents, se retirèrent en la cbambre où ils s'as- » sembloient, et, après que le ministre Wtenbogaert eût fait une prière » à Dieu, pour la conservation de la personne de Son Excellence et des )) autres seigneurs et capitaines qui estoient avec luy,etsemblablement » pour toute l'armée, on recommanda le tout à Dieu, en attendant une favorable issue. » (Les Lauriers de Nassau^ p. 219. — Voir aussi Pieter Bor, De Nederlansche historien^ in-P*, t. IV, p. 651 et suiv., année 1600.)