‹ Henri de Coligny, seigneur de ChastillonChapitre 47 sur 61 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Unanimité des regrets causés par la mort de Henri de Coligoy dans les Provinces- Unies et en France. — Les derniers devoirs lui sont solennellement rendus à Ostende. — > Douleur de Henri-Frédéric, de Maurice et des autres membres de la famille de Nassau. — Lettre de Maurice au]t états généraux. — Lettre de Buzanval, ambassadeur de France. — Deuil de la famille et des amis de Henri de Goligny^ dans sa patrie. — Lettre de Henri IV. — Hommage rendu par lui, dans trois actes officiels, à la mémoire de son fllleul. — Enseignement suprême à recueillir sur la tombe, sitôt ouverte, du jeune héros chrétien.

Sujet de deuil pour la famille, avant tout, la mort du jeune colonel français le fut aussi, dans les Provinces-Unies, pour ses compagnons d'armes, principalement pour Henri-Frédéric, pour Maurice de Nassau, pour les états généraux, pour l'ambassadeur Buzfiuival; en France, pour ses amis, pour ceux de sa famille, pour toutes les personnes qui le connaissaient, pour le roi lui-même.

Bornons-nous, sur ce double point, à reproduire quelques faits éminemment significatifs.

Le premier, en date, se résume dans l'impression profonde que produisit, à Ostende, la mort de Chastillon *.

« Ce trespas avenu ainsi soudainement, et sur le point de » voir esclore quelque chose de grand en faveur de l'assiégé, » non seulement fit laisser là l'entreprise, ne se présentant » personne pour la mener à chef, mais aussi estourdit fort » un chacun.

» Les François, sur tous, en demeurèrent esperdus, qui » Testimoient ainsi qu'un autre Mars. On eust dit qu'il por-

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