‹ Henri de Coligny, seigneur de ChastillonChapitre 48 sur 61 · C. deBonours, p · texte numérisé non relu

C. deBonours, p

» toit leurs coeurs et leur espérance en son poîng et que leur » fortune marchoit à sa discrétion. Tous le suivoient avec )) une singulière affection, durant sa vie, ne se proposoient )> rien d'impossible qu'il eust entrepris, croyans fermement » que, sous un tel chef, bonne aventure ne leur pouvoit » manquer. De vray, il sçavoit gagner la volonté des sol- » dats, les caresser et amadouer, et, aux occasions pYes- » santés, leur aiguiser le courage, aussy bien que chef qui » fust en Tarmée des estats.

))*Së voyant donc ceste nation sans homme de support, » presque réduite à la servitude des Anglojs, ses haineux, » qui là-dedans sont les plus puissans en faveur, sa pre- )> mière résolution se flestrit et élangoura. »

La douleur de Henri-Frédéric fut profonde. En en adressant l'expression à la mère de son cousin, il lui fit parvenir un objet, peu important, en apparence, mais qu'il avait recueilli avec un pieux empressement, parce qu'il supposait que Ghastillon y attachait un prix réel, puisqu'on l'avait trouvé sur lui, à sa mort.

« M. le comte Henry, rapporte, sur ce point, de BuzanvaP, » retira quelques faveurs qu'il (Ghastillon) portoit au bras, » et les paya cher eu un soldat qui les avoit, puis les envoya » à M. d'Aumale, pour les rendre à ses parens. »

On ne saurait douter que ce ne soit aussi par les soins de Henri-Frédéric, plus encore que par ceux de toute autre personne, qu'ait été assuré le transport en France, de la dépouille mortelle de Ghastillon.

D'une autre part ', « on peut juger par la démonstration » de sentiment qu'on fit, à Ostende, de la mort de ce per- » sonnage, et Thonneur avec lequel on inhuma ses intes-

i. Lettre dti i6 octobre 1603 à La Bodcrie. (Bibl. nat., mss.. f. fr., Yol. 15,953, f> 212.) • •

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