‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 105 sur 533 · M. RÎBielhuber, Apol., II, 252, note · texte numérisé non relu

M. RÎBielhuber, Apol., II, 252, note

3. V. ApoL, pMMMimt et I, p. 400. I, 268 et 278. I, 289, etc. Voyez aussi les textes cités plus haut.

3. V. les deux passages que nous avons rapportés; dans l'un, Apol.^ I, 1H9, il est simplement question « des livres » de Des Périers, ce qui serait une allusion un peu vague tkux Joyeox Devis; dans Tautre, ibid., I, (03, Estienne vise uniquement le Cymh»lum mundi.

Tauteur du Cymbalum, et si, malgré les Joyeux Devis^ Estiennc Tavait encore « détesté » et maudit, par la peur qu'il avait d'être confondu avec les « athéistes », que pouvait-il craindre cependant, en reconnaissant que Des Përiers avait écrit des contes analogues aux siens, et d'ailleurs plus innocents? Mais du silence de Henri Estienne nous ne prétendons pas tirer une preuve certaine contre la paternité de Des Périers. Aussi bien nous n'avons pas à établir que celui-ci est ou n'est pas l'auteur de la !'• partie des Joyeux Devis, malgré tout le piquant de cette conclusion à laquelle nous aboutirions : « le second Des Périers^ cest Henri Estienne^ le premier^ cest Pelletier du Mans et Nicolas Denizot ». Il nous suflira d'achever notre démonstration et de faire voir que 20 nouvelles sur 39 qui composent la 2« partie des Joyeux Devis ont été prises dans V Apologie pour Hérodote.

Pour chacune, le plagiat des éditeurs s'accuse par les mêmes indices : copie textuelle mais supprimant le plus souvent les noms des personnages, les dates et le lieu de la scène, ou y substituant des indications plus vagues, passant aussi les réflexions trop personnelles, les conclusions agressives de H. Estienne. Ces coupures et ces changements ont été faits pour rendre la nouvelle plus anonyme, plus détachée du texte de V Apologie, Mais il est peu nécessaire que nous répétions vingt fois les mêmes constatations ; bornons-nous donc à prendre tout à fait au hasard un certain nombre d'exemples.

Soit la nouvelle xciii des Joyeux Devis : d'un larron qui euêt envie de desrober la vache de son voisin^ c'est absolument le même texte que dans r^l/>o/ogn> *. M. Lacour prend la peine de mettre au bas de la page de son édition des variantes : or, restituez ces variantes, il y en a trois -, et vous aurez le texte même de VApologie\ Seulement ce conte de \ homme à la vache qui est fort joliment écrit, et tout à fait dans le style d'Estienne, tient, dans ÏApo^ logie^ au corps du chapitre ; l'auteur ayant annoncé qu'il va raconter deux actes de larron, poursuit en disant : ce larron^ ayant eni^ie de desrobber la vache^ et il termine par une conclusion : Or ce larron nous apprend deux choses y etc. Les éditeurs des Joyeux

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